Une crise sans précédent secoue le football mondial. La France n’est pas épargnée et voit son traditionnel marché des transferts estival en panne sèche depuis son ouverture. Malgré une belle activité, la Grèce et la Turquie ne peuvent à elles seules accueillir tous les joueurs de L1 en difficulté. Pourtant, à moins de deux semaines de la fin de cette période d’habitude si intense, près de 280 joueurs n’ont toujours pas trouvé de club. Le stage annuel de l’UNFP ne désemplit pas et doit même refuser du monde. Parmi ces joueurs au chômage, se trouve quelques joueurs confirmés de L1 en en devenir. FM vous propose un dossier en trois parties sur ces joueurs confirmés de Ligue 1, qui risquent de se retrouver sur le carreau d’ici une quinzaine de jours. Place donc au second volet de ce dossier.

François Clerc (latéral droit, 27 ans, ex-Olympique Lyonnais, 85 matches de L1)

Comment un international français (14 capes) peut-il se retrouver sans club à moins de deux semaines de la clôture du mercato ? D’autant que le non-renouvellement de son contrat avec l’OL est connu depuis de longs mois. Mais François Clerc paie aussi peut-être sa grave blessure au genou, raison pour laquelle il n’a participé qu’à une petite vingtaine de matches depuis 2008. Pourtant, ce ne sont ni les clubs intéressés ni les contacts concrets (Monaco et West Ham notamment) qui lui ont manqué. Mais pour le natif de Bourg-en-Bresse, son impossibilité à trouver un club s’explique par une « rumeur colportée par des gens mal intentionnés, qui n’ont pas forcément envie que je réussisse en dehors de Lyon », comme il le confiait récemment à L’Équipe. Il doit désormais espérer qu’un club ambitieux accepte de parier sur lui.

Herold Goulon (22 ans, milieu défensif, ex-Le Mans, 37 matches de L1)

« Je n’ai pas vraiment reçu les offres que je souhaite, mais si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais déjà signé depuis longtemps, expliquait la révélation mancelle de la saison 2009-2010 dans un entretien accordé à lequipe.fr au début du mois d’août. Aujourd’hui, avant d’engager un joueur, les clubs doivent en libérer un autre. Quelques clubs m’ont dit d’attendre que ça se débloque ». Mais, décidément, tout porte à croire que le marché 2010 est complètement bloqué. Pourtant, lui aussi a bien été en contacts avancés avec des clubs tels que le PSG, Bordeaux, Lille ou encore le Milan AC. Et à seulement 22 ans, le roc (1,95 m ; 85 kg) avait même préféré ne pas prolonger son bail avec Le Mans pour se présenter sur le marché avec tous les avantages du joueur libre de tout contrat. Une situation qu’il doit désormais regretter devant la morosité du marché. En attendant un signe...

Grégory Vignal (28 ans, latéral gauche, ex-Birmingham, 29 matches de L1)

Autant les deux joueurs précédemment cités sont bien connus des recruteurs français, qui ont eu tout le loisir de les approcher au cours de la saison écoulée, autant Grégory Vignal doit regretter d’avoir quitté la France pour rejoindre Liverpool alors qu’il appartenait encore au centre de formation de Montpellier. Car aujourd’hui, il doit être encore plus compliqué pour lui de se rappeler aux bons souvenirs des clubs de l’élite hexagonale, surtout qu’il a passé la grande majorité de sa carrière en dehors des frontières françaises. Et s’il espérait voir son contrat prolonger avec les Anglais de Birmingham, ces derniers n’ont pas daigné exaucer son vœu. Désormais, le latéral gauche doit attendre avec impatience qu’un club, français ou étranger, se manifeste à son égard. Mais vu l’état actuel du marché, rien ne lui assure de trouver chaussure à son pied dans les semaines qui arrivent.

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