C’est l’une des sensations de cette 1ère journée de Ligue des Champions. L’Olympiacos Le Pirée s’est offert le scalp de l’Atlético Madrid (3-2) ce mardi. Une victoire de prestige à laquelle Arthur Masuaku (20 ans) a participé comme il se doit en ouvrant le score d’une belle frappe. Contacté par nos soins, le latéral gauche, qui disputait son premier match en Ligue des Champions, est revenu sur cette belle soirée. « Mon premier match de Ligue des Champions, j’attendais ça depuis un moment. En plus, je marque. Je ne pouvais pas rêver mieux ! Je suis fier, surtout pour ma famille. Je suis content, c’est une satisfaction. Maintenant, je ne m’arrête pas à ça. J’espère continuer à jouer beaucoup de matches en Ligue des Champions, et pourquoi pas, continuer à marquer, même si je ne suis pas attaquant ! », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Personnellement, je suis très content du match d’hier (mardi). Collectivement, on a fait un gros match, on a été costaud, on a joué avec nos qualités, nos forces. On a battu le champion d’Espagne, ce n’est pas à la portée de n’importe qui. On a cru en ce que l’on pouvait faire et ça s’est très bien passé », a-t-il expliqué, racontant ensuite en détail son but. « Ça vient d’un corner à deux. On travaille ça à l’entraînement les matins des matches, lors de la mise en place. À l’entraînement, j’avais surtout cherché à centrer. Mais là, j’ai vu qu’il y avait un angle. J’ai bien contrôlé, alors je n’ai pas réfléchi. J’ai frappé et j’ai marqué. J’ai explosé de joie ! », a-t-il décrit. Ses débuts rêvés en C1 viennent valider son excellent début de saison en Grèce (3 matches de championnat au compteur). « Samedi, contre l’OFI Crète (3-0, 3e journée), j’ai réalisé mon match le plus accompli en championnat depuis que je suis ici. J’ai été élu homme du match, mais je ne veux pas m’arrêter à ça. Je veux d’autres titres. Le match d’hier (mardi) était dans la continuité. Je remercie l’équipe parce que sans elle, je n’en serais pas là », a-t-il indiqué en toute humilité.

Les 8es de finale de Ligue des Champions et les Bleuets en ligne de mire

Révélé à Valenciennes, son club formateur qu’il continuera « toujours à suivre », la saison dernière (27 matches en L1, 1 but, 4 passes décisives), grâce notamment au coach Ariël Jacobs qui lui a « donné s(m)a chance en pro » et envers qui il sera « toujours reconnaissant », il savoure donc son choix de carrière. « L’Olympiacos, ça en a surpris plus d’un, mais moi, je sais pourquoi je suis là. J’ai des objectifs, des ambitions pour ma carrière. Peut-être que certains n’ont pas compris le choix, mais voilà, je pense que c’était le meilleur projet pour moi de venir ici. (...) Tout se passe bien, c’est un super club, le club rêvé pour progresser à mon âge. Il y a la Champions League, il y a tout ce qu’il faut ici. C’est un club familial, une vraie famille. (...) Je me sens super bien dans l’équipe, dans le jeu. Le coach prône un jeu très très offensif. Dès qu’on a la possession, on me demande de monter. Moi, c’est ce que j’aime. Alors, tout se passe bien », a-t-il déclaré.

Bien dans ses baskets, aux côtés de nombreux Français comme Mathieu Dossevi ou Eric Abidal, qui l’« aident beaucoup », le gaucher s’est adapté à la vitesse de l’éclair dans son nouvel environnement. Ambitieux, il se fixe des objectifs élevés, pour continuer à grandir. « Je veux jouer le plus de matches possibles, en championnat comme en Ligue des Champions. Pourquoi pas aller en 8es de C1 ? On a le groupe pour, on l’a prouvé hier (mardi). Je veux toujours progresser. Je veux essayer d’aller le plus haut possible et réaliser une grande saison », a-t-il lancé, avec dans un coin de sa tête, l’équipe de France Espoirs. « Je ne vais pas brûler les étapes, je suis jeune, j’ai encore tout à prouver. Je veux d’abord essayer d’aller en équipe de France Espoirs. C’est dans un coin de ma tête. Le sélectionneur fait ses choix. Moi j’y pense. Si je continue comme ça, je pense qu’il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas », a-t-il conclu. À bon entendeur.