Le Viktoria Plzen restera longtemps dans la mémoire de Karim Benzema. Buteur à l’aller contre les Tchèques (2-1, 3e journée de Ligue des Champions), l’attaquant était devenu le 4e meilleur buteur de l’histoire de la C1, avec 57 réalisations. Mercredi soir, toujours face au Viktoria, l’ancien Lyonnais s’est offert un doublé, entrant cette fois un peu plus dans l’histoire du Real Madrid. Ses deux buts, le premier somptueux (« Karim illuminé », « un but de luxe de Benzema » pour As), lui permettent de devenir, avec désormais 201 unités au compteur en 429 matches (0,44 but par rencontre), le septième joueur de l’histoire de la Casa Blanca à dépasser les 200 buts sous le maillot merengue.

Il s’est même sérieusement rapproché du légendaire Mexicain Hugo Sanchez, 208 réalisations au compteur. Grâce à ses deux buts, le natif de Bron a également rejoint Andreï Shevchenko au classement des meilleurs buteurs en Coupes d’Europe (C1 et C3 confondus). Avec 59 réalisations, il est 5e d’un prestigieux classement. À 30 ans, il est largement dans les temps pour rattraper Ruud Van Nistelrooy (60), voire peut-être Raul (71), Cristiano Ronaldo (121) et Lionel Messi (105) semblant sur une autre planète. Forcément, à l’issue de la rencontre, le Français avait le sourire.

« Les critiques ? Ça ne me touche pas »

« Content, je suis content de la victoire, d’avoir marqué, d’avoir bien maîtrisé le match, parce que ce n’était pas un match facile. Ça nous donne de la confiance, c’est bien pour nous de continuer à gagner, à marquer et à ne pas prendre de but. Alors c’est bien pour nous », a-t-il d’abord lancé avant de répondre à ses détracteurs. « Tous les ans, c’est pareil, je joue au football pour marquer l’histoire, pour être au meilleur niveau et, parfois, les gens ne comprennent pas ce que je fais sur le terrain, ma manière de jouer », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Je suis toujours ici pour aider au mieux mes partenaires. Parfois, je marque, parfois, ça ne rentre pas. Les critiques ? Ça ne me touche pas. J’ai 30 ans, j’ai des enfants... C’est normal. (...) Je n’ai aucun poids particulier sur les épaules, tout ça vient de l’extérieur. Je suis ici pour aider et quand on me donne le ballon, je dois marquer », a-t-il conclu. D’une extraordinaire régularité en Ligue des Champions (0,54 but par match), Karim Benzema, souvent critiqué, n’en finit plus de marquer l’histoire du Real Madrid.