Jusqu’à la première minute du match de Ligue des Champions contre le Celtic Glasgow (5e journée), le Paris Saint-Germain n’avait concédé aucun but dans la compétition européenne.Ce soir-là, après la victoire (7-1), l’oeuvre de Moussa Dembélé semblait anecdotique. Mais voilà, la défense parisienne a cédé dans les grandes largeurs sur la pelouse du Bayern Munich, en encaissant 3 buts, une première cette saison. Des buts largement évitables, où le manque de repli défensif et des défaillances individuelles ont sauté aux yeux. Principalement sur le flanc droit, occupé par Dani Alves.

Souvent brillant depuis le début de saison, loué pour sa justesse balle au pied et son apport offensif, le Brésilien de 34 ans a clairement été la cible des attaques bavaroises. Il faut dire qu’avec Alaba et Ribéry, plus un James Rodriguez souvent attiré sur ce côté, le club allemand avait des armes à faire valoir. C’est de ce côté que les trois buts sont venus. Pas vraiment aidé par Mbappé, Alves a bu la tasse face aux vagues successives en première période, et s’est fait déposer par Coman en seconde période. Malgré les nombreuses menaces, il s’est souvent mis en danger seul avec un positionnement dangereusement haut. Résultat, il était soit en retard, soit en infériorité numérique.

Une défense pas assez protégée ?

Il n’a pas été aidé non plus par sa défense centrale. La paire Marquinhos-Thiago Silva n’est pas exempte de reproches sur cette rencontre, à l’image du premier but de Tolisso. Thiago Silva choisit de suivre Lewandowski, dans le dos de Marquinhos, laissant Tolisso s’engouffrer entre Kurzawa et lui. Sorti sur blessure en seconde période, le capitaine parisien n’était pas dans un bon soir, laissant régulièrement beaucoup trop d’espaces à son adversaire direct. Le côté gauche de la défense parisienne, souvent cible des critiques (principalement Kurzawa, mais aussi Berchiche depuis son mauvais match à Strasbourg), a eu moins de travail, mais s’est avéré inexistant défensivement.

Alors, la défense parisienne paye-t-elle juste une méforme d’un ou plusieurs éléments ou est-elle victime d’un manque de protection de la partdu milieu de terrain ? Etouffé en première mi-temps, le trio Rabiot-Verratti-Draxler a récupéré trop peu de ballons et a laissé trop facilement Tolisso s’engouffrer dans l’espace. Le profil de Draxler, résolument plus offensif, a laissé entrevoir ses carences défensives face à un adversaire plus redoutable que ceux rencontrés en Ligue 1. L’équilibre cher à Unai Emery est encore à rechercher pour les joutes européennes...