Depuis que les Qataris de QSI ont racheté le Paris Saint-Germain en 2011, l’objectif des nouveaux propriétaires du club de la capitale est clair : remporter la Ligue des Champions. Un but face auquel les Rouge-et-Bleu ont toujours buté en quart de finale dans le meilleur des cas. Des couacs à répétition auxquels s’est ajoutée la tristement célèbre remontada face au FC Barcelone la saison dernière (1-6). De quoi calmer les ardeurs franciliennes sur la scène européenne. Mais ça c’était avant que le PSG ne réussisse un mercato estival XXL avec les arrivées, entre autres, de Daniel Alves, Neymar et Kylian Mbapppé. Des recrues phares qui ont changé la donne.

Critiqué par les ténors européens qui voient en Paris une menace encore plus sérieuse -en attendant la décision de l’UEFA- le club de la capitale est désormais considéré comme l’un des grands favoris à la victoire finale. En grande partie à cause de son incroyable trio Mbappé-Cavani-Neymar. Mais cette année, s’ils espèrent faire mieux, les Parisiens ne veulent pas céder à l’enthousiasme général. « On a signé deux grands joueurs (Neymar, Mbappé) pour marquer et jouer comme ce soir. Mais c’est toute l’équipe qui a fait un grand match ce soir. (...) On veut continuer à travailler dur tous les jours. C’est comme ça à chaque match, mais c’est notre objectif. (...) On devient un grand club d’Europe. Je pense que pas mal de monde regardait le match. (...) On n’est pas encore un grand club, mais on veut travailler. Je ne sais pas si on fait peur. On respecte tous les clubs. On se concentre sur notre club, tous les jours », a déclaré Nasser Al-Khelaïfi en zone mixte à l’issue de la rencontre.

Le PSG ne se voit pas favori

Mais le PSG peut-il réellement refuser un tel statut ? Al-Khelaïfi ne veut en tout cas de cette étiquette. « C’est pas bien parce qu’après il y a beaucoup de pression sur nous. On oublie ce que les gens disent. le plus important, c’est ce que les joueurs donnent sur le terrain. Je pense que les regards ont changé. On est mieux cette année. Ce n’est que le premier match, on n’a pas encore gagné la Ligue des Champions. » Un discours fort en bémols qu’a poursuivi Marco Verratti pour qui le PSG n’a pas envoyé de message fort à l’Europe, et ce, malgré ce large succès. « Je ne pense pas. Il faut jouer tous les matches comme ça. Un match ça ne suffit pas. On a bien débuté la Ligue des Champions. C’est notre objectif. c’est un message à nous même. Si on joue ensemble, en équipe, ce ne sera pas facile de nous battre. Beaucoup d’équipes peuvent gagner la Ligue des Champions, c’est une question de détails. On a les moyens pour arriver loin. »

Aller loin, un refrain qu’a également entonné Adrien Rabiot. Mais si l’ambition est là, le jeune milieu parisien rappelle que des formations au passé plus prestigieux restent les grandes favorites. « Il faudrait que je revois le match. (...) Mais j’ai vu qu’il y avait de bons résultats dans d’autres matches. Tous les favoris des groupes ont gagné. Ça fait beaucoup de monde pour la victoire finale. On n’est pas favori, avec le staff et les joueurs ont le sait. Ça parle à l’extérieur parce qu’on a fait un très bon recrutement. Etre favori, je pense pas. Il y a d’autres clubs qui sont bien au-dessus, qui ont beaucoup d’expérience comme le Real ou Barcelone, mais on peut aller loin. » Cependant, si Paris confirme son excellente entame dans la compétition par un beau succès face au Bayern Munich au Parc lors de la 2e journée, les hommes d’Unai Emery ne pourront plus vraiment se défaire de cette étiquette de sérieux prétendant au sacre final.