De la magie, du spectacle, de la folie, du caractère, du naufrage : il y a eu de tout pour cette 2e journée de Ligue des Champions. Avec 49 buts marqués (plus de 3 buts par match en moyenne), les attaquants étaient à la parade. La rédaction FM vous propose son équipe type, forcément subjective, mais séduisante sur le papier.

Iker Casillas (FC Porto) : à 37 ans, San Iker est toujours présent. L’Espagnol a été l’un des grands artisans de la victoire des Dragões contre Galatasaray (1-0). Deux parades face à Yuto Nagatomo, de la main gauche (38e), et Sinan Gümüs (45e), du pied gauche cette fois, ont notamment permis aux Lusitaniens de glaner leur première victoire de la saison en C1. De quoi rassurer ses partenaires qui ont fait la différence en seconde période.

Jordi Alba (FC Barcelone) : trois passes décisives en un match, sur la pelouse de Wembley, contre Tottenham (2-4), pour un latéral gauche, la performance est remarquable. L’Ibère est en très grande forme depuis le début de la saison et l’a encore prouvé face aux Spurs. Un cauchemar pour les défenses adverses lorsqu’il évolue aussi haut qu’à Londres.

Khalidou Koulibaly (Naples) : « somptueux ». La Gazzetta dello Sport a ainsi qualifié la prestation de l’international sénégalais mercredi soir sur la pelouse du San Paolo face à Liverpool (1-0). Le défenseur central a été impérial, mettant notamment sous l’éteignoir Mohamed Salah à plusieurs reprises et Roberto Firmino quand le besoin s’en faisait sentir. Non content de se montrer infranchissable, il a également apporté son soutien offensivement.

Leonardo Bonucci (Juventus) : de retour chez la Vieille Dame après son intermède à l’AC Milan la saison passée, le défenseur central commence doucement à retrouver son meilleur niveau. Aux côtés d’Andrea Barzagli et Medhi Benatia mardi, il a parfaitement dompté l’attaque des Young Boys de Berne. L’international italien, positionné haut, s’est même offert le luxe de délivrer une passe décisive de 50 mètres pour Paulo Dybala. De quoi commencer à se faire pardonner auprès des supporters de l’Allianz Stadium.

Alessandro Florenzi (AS Roma) : au sein d’une défense romaine très haute sur le pré face au Viktoria Plzen (5-0), l’Azzurro a brillé, comme son pendant à gauche Aleksandr Kolarov, ayant tout le loisir de multiplier les montées sur son aile droite. Le Romanista aurait même pu marquer pour couronner une belle prestation, mais Matus Kozacik l’en a empêché.

David Silva (Manchester City) : l’écurie de Pep Guardiola se dirigeait tout droit vers une nouvelle contre-performance en C1 après la défaite inaugurale à l’Etihad Stadium contre l’Olympique Lyonnais (1-2). Mais l’Espagnol est sorti de sa boîte pour récupérer un ballon qui traînait dans la surface du TSG Hoffenheim et l’envoyer au fond des filets d’Oliver Baumann pour offrir une victoire plus que précieuse aux Citizens (1-2). Mais il ne faut pas résumer la performance de l’élégant gaucher à ce seul but, puisqu’il a encore une fois affiché un niveau de jeu élevé et régalé ses coéquipiers.

Allan (Naples) : « un géant de la première à la dernière minute ». C’est peu dire que le Corriere dello Sport a été impressionné par la copie du Brésilien contre Liverpool (1-0). Omniprésent dans l’entrejeu, le milieu de terrain a livré un match exceptionnel d’après La Gazzetta dello Sport. Son style de jeu fait merveille dans le système de Carlo Ancelotti. Et le San Paolo est sous le charme.

Antoine Griezmann (Atlético Madrid) : pour Diego Simeone, il est purement et simplement « le meilleur footballeur du Monde » sur l’année 2018. L’entraîneur argentin des Colchoneros est sous le charme de son n° 7. Et la prestation du champion du Monde 2018 contre le FC Bruges (3-1), ponctuée par un doublé et une passe décisive, ne risque pas de le faire changer d’avis.

Lionel Messi (FC Barcelone) : les superlatifs commencent à manquer pour la Pulga. Auteur d’un nouveau doublé sur la pelouse de Wembley, contre Tottenham (2-4), l’Argentin a encore une fois répondu présent pour un grand rendez-vous de Ligue des Champions. Il suffit de lire les médias internationaux pour s’en convaincre : « The King » (Sport), « WembLeo » (Mundo Deportivo), « La Nasa, ici il y a un alien » (Récord), « Masterclass de Messi » (Telegraph).

Neymar (Paris SG) : un triplé, dont deux coups francs limpides, et une avant-dernière passe décisive magique sur le but de Kylian Mbappé : le Brésilien a affiché une incroyable montée en puissance sur la pelouse du Parc des Princes contre l’Étoile Rouge de Belgrade (6-1). Saignant et tranchant, il a multiplié les rushes balle au pied et les arabesques, rendant fous les Serbes. Du très bon Neymar.

Paulo Dybala (Juventus) : en-dedans en ce début de saison, l’Argentin a, avec son retentissant triplé contre les Young Boys Berne (3-0), prouvé à toute l’Europe du football que son talent était juste endormi. Son premier but, une reprise de volée du gauche, est un petit bijou de maîtrise technique et de toucher de balle. Il aurait même pu s’offrir un quadruplé si le poteau n’avait pas repoussé une autre de ses tentatives. La Joya a enfin lancé sa saison.