Et de trois pour la Ligue des Champions ! Les équipes de chaque groupe se sont désormais toutes affrontées et le classement s’éclaircit de plus en plus. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ici. La rédaction FM a choisi son onze type des joueurs les plus brillants de la 3e journée de la compétition européenne. On y retrouve trois Français, dont deux habituels remplaçants qui ont su tirer leur épingle du jeu.

Hugo Lloris (Tottenham) : nouvelle prestation splendide du capitaine des Spurs sur la pelouse du Real Madrid. Il a écoeuré Cristiano Ronaldo et Karim Benzema. Sa parade exceptionnelle sur la tête de l’attaquant français a fait le tour d’Europe. Mais il n’y a pas eu que ça. Sa vigilance sur les frappes lointaines de Ronaldo et la qualité de son jeu au pied ont été l’une des bases du bon résultat nul obtenu par Tottenham.

Lucas Digne (FC Barcelone) : deuxième Français dans ce onze et c’est une surprise au regard de son temps de jeu habituel au Barça. En l’absence de Jordi Alba blessé aux adducteurs, il a su se montrer à son avantage sur son aile gauche, avec en prime un but inscrit, contre l’Olympiakos, à la réception d’un centre de Messi. Après son intérim correct en Bleu, il continue sur sa bonne lancée.

David Luiz (Chelsea) : certes, il a joué dans un rôle de milieu défensif avec les Blues face à l’AS Roma. Sa polyvalence est un atout incontestable pour Antonio Conte, tout comme son impact, lorsqu’il est dans un bon jour. C’était le cas hier, au cours d’un match échevelé contre l’AS Roma, ponctué d’un joli but, d’une frappe enroulée aux 20 mètres.

John Stones (Manchester City) : la saison passée, il était régulièrement pointé du doigt pour ses errements et sa difficulté d’adaptation au jeu prôné par Pep Guardiola. Cette saison, il s’impose comme le patron de la défense des Citizens. Face aux virevoltants attaquants napolitains, l’international anglais a abattu un travail énorme et s’est distingué par la qualité de ses relances. Et lorsqu’il en rate une (à la 65e), c’est lui qui se rattrape au final.

Joshua Kimmich (Bayern Munich) : pour exister dans le football de haut niveau, il faut savoir s’adapter. Kimmich, milieu de formation, l’a compris en embrassant une carrière de latéral droit pour succéder à Lahm. Et c’est un réel succès. Sûr balle au pied, opportuniste dans la surface, il a de nouveau marqué, face au Celtic. Une présence offensive de tous les instants, des dribbles réussis, un centre décisif pour Lewandowski (qui aboutit au but de Müller), bref, une prestation pleine.

Maxime Gonalons (AS Roma) : Il y a des joueurs qui jouent les petits matches et laissent leur place pour les grands. Maxime Gonalons, après seulement deux apparitions avec la Roma cette saison (au point que l’Italie s’interrogeait), fait visiblement l’inverse puisqu’il a été titularisé face à Chelsea. Un cadeau empoisonné ? Eh bien non puisque l’ex-Lyonnais a rayonné dans l’entrejeu romain, récoltant les louanges de la presse transalpine. « Gonalons, personnalité et classe » pour le Corriere dello Sport, « Gonalons dirige. Gonalons est ambitieux, il a su assumer le rôle du capitaine De Rossi », pour la Gazzetta dello Sport.

Philippe Coutinho (Liverpool) : les Reds ont égalé le record de buts à l’extérieur (co-détenu avec l’OM contre Zilina) avec la victoire 7-0 sur le terrain de Maribor. L’ensemble de la ligne offensive (Firmino-Salah-Coutinho) a brillé mais nous retenons la prestation du Brésilien, qui comptabilise deux passes décisives et un but. Son entente avec Moreno dans le couloir gauche s’est avérée précieuse.

Quincy Promes (Spartak Moscou) : c’est l’une des surprises du groupe E. Le Spartak fait jeu égal avec Liverpool et le FC Séville, étrillé 5 buts à 1. Et l’ailier néerlandais Quincy Promes y est pour beaucoup dans ce succès de prestige pour le club russe, avec deux buts et deux passes décisives. Son premier but est digne d’un attaquant renard des surfaces, le second est un exploit individuel avec deux Sévillans éliminés et une frappe enroulée. Quant à sa passe décisive pour Luiz Adriano, elle est merveilleuse.

Eden Hazard (Chelsea) : le petit Belge n’est pas toujours décisif dans les matches les plus importants. Mais face à l’AS Roma, il a été déterminant. Positionné sous Morata, il a toujours su jaillir pour lancer les contres. Sur l’un d’eux, c’est lui qui reprend de volée un ballon de Morata, légèrement dévié pour le but du 2-0. En fin de rencontre, il était encore là pour reprendre de la tête, une fois n’est pas coutume, un excellent centre de Pedro. Sans lui, Chelsea aurait sombré à domicile.

Cenk Tosun (Besiktas) : le fossoyeur de Monaco. L’attaquant turc de 26 ans a inscrit un doublé en Principauté (un but de la tête puis du gauche) et s’est avéré être un véritable poison pour la défense, au regard de ses nombreux mouvements. Déjà buteur lors de la 1ère journée, il permet aux siens d’être le leader incontestable du groupe G avec 3 victoires en 3 rencontres.

Edin Dzeko (AS Roma) : son premier but face à Chelsea restera comme le plus beau de cette 3e journée de phase de poules. Sa reprise instantanée à la réception d’une ouverture de Fazio est un régal, et le rêve de tous les attaquants amateurs et professionnels. Surtout, il a permis à la Roma d’égaliser, avant de lui donner l’avantage en reprenant un coup-franc de Kolarov de la tête. Nommé dans la liste des 30 pour le Ballon d’Or, auteur de 7 buts en 7 matches de Serie A, l’international bosnien vit une période faste.