Le 12 février et le 6 mars prochain, le Paris Saint-Germain aura à faire à Manchester United pour le compte des huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Rien ne sera simple pour plusieurs raisons. La première est que les Red Devils ont remporté neuf rencontres en dix matches depuis l’arrivée d’Ole Gunnar Solskjaer, la seconde que le PSG ne parvient plus à se hisser en quart de finale et enfin parce que le bilan des clubs français contre les Mancuniens n’est pas du tout en faveur des clubs de l’Hexagone (16 défaites, 10 nuls et deux victoires).

Depuis le début des coupes européennes, les écuries hexagonales ont rencontré à 28 reprises Manchester United. La première remonte à loin et à une compétition qui n’existe plus depuis. La première trace d’un affrontement entre MU et les clubs français ? Le quart de finale de la Coupe des Villes de foires contre Strasbourg en 1964-1965. Les Alsaciens réussissent à résister lors du match aller en obtenant un bon nul à Old Trafford, mais sombrent au match retour et se font fesser cinq buts à zéro.

Il y eut beaucoup de défaites..

Ce revers fut le premier d’une très longue série, malheureusement. Sur les 28 matches, les Anglais l’ont emporté à 16 reprises même si les scores étaient relativement serrés. Il ne tient qu’au Paris SG, qui n’a jamais affronté MU, de changer la donne lors de cette double confrontation. Ensuite, l’ASSE en seizièmes de finale de la C2 obtient un nul (1-1), avant de s’incliner par deux buts à zéro à Plymouth. La troisième équipe (des neuf écuries) à affronter MU est Montpellier. Les Montpelliérains, alors en quart de finale de la Coupe des Coupes obtiennent un nul 1-1, mais s’inclinent ensuite sur le score de deux à zéro à domicile, c’était en 1990.

C’est ensuite que tout s’est accéléré. En 97-98 l’ASM fait deux matches nuls (0-0 puis 1-1) en quart de finale de la C1 (1997-1998). Bordeaux et l’OM en 1999 et 2000 (deux défaites pour les Girondins, une victoire et une défaite pour les Olympiens), Lille et Nantes, toujours en C1 en 2001-2002 ( nul et défaite pour Nantes ; une défaite et un nul pour le LOSC, équipe qui les a joués le plus de fois, six rencontres).

L’OL en 2004-2005 fera match nul (2-2) et perdra (1-2), Lille en 2005-2006 (une victoire et un nul), puis en 2006-2007 (deux défaites) n’y arrivera pas non plus. L’OL tente à nouveau sa chance en 2007-2008 (un nul et une défaite), mais fera chou blanc tout comme l’OM en 2010-2011 (un nul et une défaite). Enfin, ultime formation française à avoir croisé MU, c’était l’ASSE en Ligue Europa (2016-2017). Les Verts seront défaits par deux fois (0-1 et 0-3).

Et seulement deux petites victoires

Histoire de finir sur une bonne note, évoquons les deux victoires françaises. La première intervient assez tard. C’est l’Olympique de Marseille, en phase de groupes de la C1 de l’année 1999-2000 qui réussit l’exploit. Emmenés par Robert Pires et Fabrizio Ravanelli notamment, les Phocéens l’emporteront sur la plus petite des marges (1-0), grâce à une réalisation du défenseur William Gallas. Le portier d’en face, Mark Bosnich, n’y pourra rien.

La seconde est dans un passé relativement récent (tout dépend du point de vue), mais elle est au 21e siècle. Les Lillois, emmenés par Claude Puel, sont en formes dans cette poule D de Ligue des Champions. Au Stade de France, ils s’imposent sur le score d’un but à zéro grâce à Milenko Acimovic, qui frappe juste avant la pause (39e). Edwin Van der Sar, Cristiano Ronaldo, Wayne Rooney et Ruud Van Nistelrooy ne pourront pas rattraper leur retard. Si le PSG est bien plus en forme et mieux équipé que les formations précédemment citées, et que Manchester United est à des années-lumière du grand club qu’il était, le bilan ne joue pas en faveur des Français. Mais nul doute que le Paris SG est capable d’être le troisième club français à faire tomber MU et pourquoi pas dès le 12 février, à Old Trafford, où aucune écurie hexagonale ne s’est imposée jusqu’ici.