Une lueur d’espoir et, soudain, la déception. Longtemps, face au Real Madrid (1-2, 8e de finale de Ligue des Champions), Marco Verratti a porté les espoirs du Paris SG. L’Italien était l’un des rares joueurs parisiens à surnager sur la pelouse face à un onze merengue rompu aux joutes européennes. En jambes, tonique, inspiré sur ses passes et ses dribbles, le milieu transalpin effectuait une première période de haute volée, avec quelques bémols, comme un manque de prise de risques sur des frappes (41e) et un jaune récolté autant pour sa faute sur Casemiro que pour sa contestation face à M. Brych (20e).

Au retour des vestiaires, il Gufetto affichait le même visage conquérant, là où certains partenaires étaient aux abonnés absents. Seulement, ses vieux démons allaient le rattraper alors que la Casa Blanca venait d’ouvrir le score. Convaincu d’être la victime d’une faute de Mateo Kovacic alors qu’il venait de résister à une double charge aux 25 mètres de la surface madrilène, l’ancien de Pescara s’étendait de tout son long. Mais l’homme en noir ne bronchait pas. Le n° 6 des Rouge-et-Bleu se relevait alors à toute allure, se précipitant vers lui pour, encore une fois, contester sa décision.

Une fâcheuse habitude pour l’Italien...

Une fois de trop puisque l’Allemand le sanctionnait d’un deuxième jaune, synonyme d’expulsion (66e). Son troisième rouge en C1. Le jeune homme quittait le pré en pleurs et rejoignait le vestiaire, non sans aller glisser un dernier mot au quatrième arbitre de la rencontre sur la touche. Il laissait donc ses partenaires terminer la rencontre à dix, face à un Real qui avait déjà remporté sa bataille tactique depuis bien longtemps et scellait le sort de la partie quelques instants plus tard. Tous les acteurs parisiens évoquaient ce fait de match après le coup de sifflet final, de Nasser Al-Khelaïfi à Unai Emery en passant par Thiago Motta.

Ce dernier a d’ailleurs refusé de jeter la pierre à son jeune compatriote. « Je pense que parler d’un joueur ce soir (mardi), d’un fait précis du match ce soir (mardi), ce n’est pas quelque chose de bien. Quand on gagne, on gagne ensemble. Quand on perd, comme ce soir (mardi), on perd ensemble. Moi le premier, je me mets en première ligne. Moi aussi, je suis coupable de la défaite. Il faut l’assumer, il faut être honnête », a-t-il lâché. Un soutien de poids pour Marco Verratti, trop souvent habitué à ce genre de pétage de plombs envers le corps arbitral depuis son arrivée au PSG. Trop souvent repris aussi. Et pourtant. Une leçon de plus à méditer...