Vu de l’étranger, le Français a la réputation d’être râleur, toujours critique. Et si cette remarque valait aussi pour les médias hexagonaux ? C’est en tout cas la thèse soutenue par Jean-Michel Aulas. Fin communicant, le président de l’Olympique Lyonnais est ainsi allé sur ce thème en zone mixte après la défaite concédée par son club face à la Juventus Turin pour le compte de la troisième journée de phase de poules de la Ligue des Champions (0-1). Selon l’homme fort de la capitale des Gaules, la presse serait ainsi trop critique, et ne serait pas avare en commentaires négatifs.

« Il n’y a pas d’inquiétude, si ce n’est la tristesse de voir qu’on n’est pas soutenu malgré les efforts colossaux que l’on fait », a-t-il tout d’abord lancé, avant de décliner son message : « J’aime bien entendre des compliments de la part de gens fair-play et honnêtes. Il y a de la tristesse de voir que nous ne sommes pas soutenus. Je retiens le mental de mes joueurs qui ne se laissent pas altérés par les commentaires. Le stade fait rêver les journalistes de la presse étrangère, j’espère que vous allez bientôt les rejoindre », a adressé JMA aux journalistes français présents.

Aulas ne comprend pas les médias français

Car d’après le dirigeant rhodanien, les critiques sur son club ne refléteraient pas la réalité de la vie d’un Olympique Lyonnais qui s’est doté d’un formidable outil avec son nouveau stade mais aussi son nouveau centre d’entraînement, et qui a su conserver ses tauliers comme Alexandre Lacazette, Corentin Tolisso, et Nabil Fekir, se contentant de laisser Samuel Umtiti rejoindre le club de ses rêves, le FC Barcelone. En clair, malgré des résultats décevants en L1 et une qualification désormais difficile à envisager pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, tout va bien entre Rhône et Saône, n’en déplaise aux journalistes.

« On a l’impression, quand on est en France, que les médias ne soutiennent pas les équipes françaises. Ce n’est pas qu’avec l’OL, c’est avec tous les clubs français. Je ne sais pas pourquoi, il y a probablement quelque chose à analyser, je vous invite à prendre en compte l’excellent match, le très beau stade, le merveilleux spectacle », a-t-il préféré positiver, rappelant que la direction de la Juventus Turin lui avait affirmé être sous le charme du Parc OL. Que voulez-vous, n’est-ce pas l’essence même du journalisme que d’aller gratter derrière la façade dorée ? Vaste débat...