La presse espagnole en est sûre, en cas de contre-performance à Istanbul, mardi, face à Galatasaray (3e journée de Ligue des Champions), Zinedine Zidane pourrait sauter. C’est donc face à un parterre de journalistes attendant d’avoir son ressenti face à cette situation délicate que le technicien tricolore s’est présenté ce lundi soir. Et l’entraîneur du Real Madrid ne s’est pas caché. « Un match capital pour mon avenir ? Je ne sais pas. Tu ne peux pas me demander. Moi, je veux être là, sur le banc, toujours. On connaît la situation. Mais ta question, tu dois la poser à quelqu’un d’autre », a-t-il balayé avant de poursuivre.

« Je ne suis pas surpris, non. Les gens sont libres de donner leur avis. Je l’ai vécu comme joueur, puis comme entraîneur (...). J’aime aussi ces moments compliqués, un peu difficiles. Il faut sortir de ce mauvais pas. Il n’y a pas que les victoires. Il faut se sortir de là, faire face, avec de la personnalité. C’est ce qu’on va essayer de faire demain. Cela fait 18 ans que je suis là, je sais où on est. La pression est toujours là. On connaît la situation. Ça ne changera rien. Il restera encore beaucoup de matches, on essaiera jusqu’au bout. La pression, les questions sur mon avenir, ça, ça ne changera pas », a-t-il indiqué.

« Je n’aime pas ça... »

Le champion du Monde 1998 a cependant expliqué que certaines critiques le blessaient. « Je ne vais pas te dire que tout ça ne me dérange pas, je n’aime pas ça, mais je ne peux pas empêcher les gens de donner leur avis. Ce que je peux faire, c’est continuer à donner le maximum », a-t-il reconnu, mettant ses joueurs face à leurs responsabilités. « Les joueurs sont les premiers à vouloir gagner, ils veulent être bons. Je n’en ai aucun doute, ils savent que chaque match est scruté. Nous devons montrer que nous voulons inverser la tendance », a-t-il confié.

Et face aux débats lancés par la presse espagnole au sujet de plusieurs éléments du vestiaire madrilène, ZZ, lui, a déclaré l’union sacrée. « On est tous ensemble, on ne pointe du doigt personne, on est sur le même bateau, j’ai confiance en mes joueurs, en mon groupe, on va faire un bon match demain. (...) Vous parlez du reste. Moi, je ne me concentre que sur l’entraînement et le match de demain (mardi). (...) Nous savons que nous allons faire un grand match, on est prêt pour ça », a-t-il conclu. C’est dit.