Un peu plus de trois mois après son arrivée aux commandes du Paris SG, Unai Emery est soumis à un premier examen de passage. Son style de jeu et ses choix sont parfois remis en question, mais, sur le plan comptable, le début de saison est plutôt maîtrisé, avec une 2e place provisoire en L1 (à 4 points de Nice) et une place de leader provisoire du groupe A de Ligue des Champions (à égalité avec Arsenal). Les progrès, eux, sont très sensibles depuis le début de l’exercice. En conférence de presse au Parc des Princes ce mardi, le Basque a toutefois défendu la progression de son équipe.

« Je vois que l’équipe travaille bien, avec l’intention de s’améliorer. Les joueurs sont à l’écoute. Ils sont motivés, ils veulent s’améliorer au quotidien », a-t-il lâché, illustrant son propos par un exemple récent et très concret. « Sur le terrain, sur le dernier match (à Nancy, victoire poussive 1-2) par exemple, nous aurions pu mieux jouer, mais l’équipe a été solidaire dans un match difficile, avec des joueurs impliqués en défense pour ramener la victoire. C’est le premier signe. L’implication et la motivation », a-t-il savouré.

L’exemple Edinson Cavani

Mais ce n’est pas tout. Le technicien espagnol considère aussi que ses ouailles se mettent progressivement à leur meilleur niveau, individuellement d’abord, ce qui rejaillira ensuite sur le collectif. « C’est une équipe avec beaucoup de joueurs de qualité, quand ils engrangent de la confiance, ils jouent mieux », a-t-il lancé, prenant là encore un exemple très précis pour appuyer sa démonstration : Edinson Cavani, critiqué en début de saison et aujourd’hui encensé pour ses statistiques impressionnantes (9 réalisations en 8 matches de L1, 3 en 2 rencontres de Ligue des Champions).

« Il y a un mois, on parlait de Cavani parce qu’il ne marquait pas, sa confiance était là (montrant un niveau très bas avec sa main, ndlr). Aujourd’hui, il est là (montant sa main, ndlr), il marque. Nous en sommes très contents. Je suis tranquille, je fais confiance aux joueurs. La qualité, ils l’ont », a-t-il conclu. Confiant, Unai Emery ne s’inquiète donc pas pour son Paris SG. La semaine qui se présente, avec la réception du FC Bâle mercredi (3e journée de Ligue des Champions) et de l’Olympique de Marseille (10e journée de Ligue 1), en dira encore un peu plus sur la capacité des Rouge-et-Bleu à aller encore plus haut.