ASSE : quel destin pour les recrues de l’été ?
10/09/2008 - 17 h 58 Foot français » Ligue 1
Si la France du football est préoccupée par l’avenir de sa sélection nationale, elle ne doit pas oublier que certaines formations du pays sont en proie au doute. C’est malheureusement le cas pour l’AS Saint-Étienne qui fut emporté dans le tourbillon médiatique au sortir de sa piteuse performance contre l’Olympique lyonnais. Un match désastreux, un staff critiqué jusqu’à l’extrême (cf affaire Larqué) et des recrues qui sont loin de donner satisfaction sont les maux d’une formation stéphanoise dans l’œil du cyclone.
Trois défaites en quatre journées de Ligue 1 sont loin de jouer en faveur pour Laurent Roussey. Et on imagine qu’une quatrième défaite en championnat fera sauter le barrage de quiétude qu’avait construit l’ex-coach adjoint de Puel à Lille, au gré d’une magnifique cinquième place obtenu en fin d’exercice 2007/2008.
Au regard de ce statut d’Européen et d’outsider, le coach forézien a pu compter sur l’ensemble de son onze type malgré les convoitises qu’ont suscité Gomis, Feindouno ou Matuidi. En plus de la sédentarisation de ses cadres, Roussey a obtenu les renforts non négligeables de Sébastien Grax (Sochaux), Kévin Mirallas (Lille), Sylvain Monsoreau (Monaco) ainsi que David Sauget (Nancy), sans oublier Paulo Machado (Leiria, Portugal) et Daisuke Matsui (Le Mans). Mais force est de constater que la situation de ces renforts relève du domaine de l’ubuesque.
Une gestion singulière et des choix tactiques discutables
Laurent Roussey peut maudire le sort qui lui a ôté le privilège d’aligner Mustapha Sall le puissant milieu défensif reconverti en libéro par le coach des Verts. Le Sénégalais a été suspendu par la FIFA jusqu’au 31 octobre prochain, pour une sombre histoire de contrat signé en faveur du club norvégien d’IK Start, avant de s’engager avec l’ASSE en août 2006. Sa qualité de relance, sa rigueur dans les duels et son entente avec Tavlaridis manquent cruellement aux Verts. L’acquisition de Monsoreau devait combler le vide laissé par Sall. Non seulement l’ancien Monégasque se montre peu performant, mais en plus il n’a pas encore trouvé ses repères avec son alter ego grec.
Le cas Grax est questionnant. L’ancien buteur doubiste était considéré comme le numéro deux derrière Gomis. Seulement, les bons matches amicaux de Gigliotti et l’arrivée de Mirallas devraient lui être fatals. À tel point qu’un chassé-croisé a même été envisagé avec l’attaquant belge ! Pourquoi avoir donc recruté Grax qui fréquente régulièrement le banc de touche plutôt que la pelouse de Geoffroy Guichard ? Idem pour Matsui qui devait être un des chefs d’orchestre de l’entrejeu stéphanois, mais qui n’a été titulaire qu’à une seule reprise en quatre matches.
Outre la crise de résultat, Laurent Roussey risque bien d’avoir également à gérer le problème des recrues squattant le banc et qui pourraient très vite faire part de leur impatience.
Christophe Caster
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