ASSE : une attaque victime du syndrome Gomis

ASSE : une attaque victime du syndrome Gomis

27/10/2008 - 15 h 13 Foot français » Ligue 1 Commentaires

©Maxppp

Bafé Gomis, David Gigliotti, Sébastien Grax, Ilan, Kévin Mirallas, Dimitri Payet. Autant d’attaquants que possède l’AS Saint-Étienne, mais dont on se demande ce qu’ils font aujourd’hui dans le Forez. En dix journées de Ligue 1, les Verts ont en effet inscrit six buts, ce qui en fait avec Monaco la moins bonne attaque du championnat. Un sacré camouflet pour une formation dotée d’un secteur offensif impressionnant. Mais voilà, les chiffres parlent d’eux-mêmes et sont accablants.

Meilleur buteur du club l’an dernier (16 buts en 35 matchs), Bafé Gomis symbolise le mal qui touche l’ASSE. Révélation du dernier exercice, l’international français a vécu un été complètement fou. Sélectionné à la dernière minute pour l’Euro 2008 en lieu et place de Djibril Cissé, la panthère verte voit ensuite les meilleurs clubs européens le courtiser comme l’OM. Préférant rester à Sainté, Gomis pense alors exploser et confirmer le retour au premier plan de son équipe. Raté. En 10 rencontres, il n’a trouvé le chemin des filets qu’à une seule reprise. Pour tenter d’expliquer ce manque de réussite, ce dernier évoque le départ de Feindouno (voir article) mais cette excuse ne pourra éternellement lui servir d’alibi.



Une attaque surchargée ?

Chez ses coéquipiers, même constat. David Gigliotti, Sébastien Grax, Ilan et Kévin Mirallas sont tous bloqués à zéro but inscrit. Seul Dimitri Payet fait mieux avec une réalisation. Sur les six buts marqués par l’ASSE en championnat, seuls deux l’ont été par un des attaquants, les autres ayant été les oeuvres de Dernis, Matuidi, Dabo et Feindouno. Une nouvelle statistique qui en dit long sur l’inefficacité de l’avant garde stéphanoise, mais qui laisse également perplexe quant à la manière dont est gérée ce secteur.

Avec six attaquants dans son effectif, Laurent Roussey savait pertinemment qu’il ne pourrait les aligner tous en même temps même si certains comme Payet peuvent s’excentrer sur un côté. Pourquoi avoir alors engagé deux attaquants supplémentaires (Grax, Mirallas) sans s’être débarrassé d’un élément comme Ilan qui était en conflit avec son entraîneur et qui aurait libéré une place ? Quand on sait qu’un joueur doit jouer pour être en confiance, une telle concurrence n’est-elle pas trop nombreuse ? Seul Roussey détient la réponse, mais une chose est sûre, si Saint-Étienne brille en coupe d’Europe, les buteurs verts vont vite devoir se réveiller, car l’ASSE n’est qu’à deux points du premier relégable.

Matthieu Margueritte

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