Entretien avec... Alexandre Licata : « J’ai d’autres contacts »

Entretien avec... Alexandre Licata : « J’ai d’autres contacts »

14/02/2009 - 10 h 00 Foot français » Ligue 1 Commentaires

©Maxppp

Membre de la jeune garde triomphante de l’AS Monaco, Alexandre Licata prend enfin son pied en Ligue 1. Prêté à Gueugnon et Bastia ces deux dernières années, le natif de Grenoble se révèle enfin au grand jour à 25 ans. Auteur de 7 buts en 16 matches, Licata est l’attraction du moment avec plusieurs de ses coéquipiers comme Yohan Mollo ou Nicolas Nkoulou. Seul souci pour l’ASM, son protégé arrive en fin de contrat en juin prochain. Toujours pas renouvelé, Alexandre Licata attend un signe de la part de ses dirigeants. Entretien.



FootMercato : Ça parle encore du maintien à l’AS Monaco ?

Alexandre Licata : On n’a quasiment jamais pensé au danger de la zone rouge même si c’est vrai qu’à une certaine période on n’en était pas loin. On sait que l’on a une équipe potable avec de bons joueurs. Aujourd’hui le groupe se met en place et ça commence à payer. On est beaucoup mieux dans notre jeu. On a ramené un nul de Lorient, et c’est pas si mal que ça. Ce week-end contre Marseille on va tenter de poursuivre notre série.

FM : À titre personnel, cette saison est celle de la révélation, comment l’expliquez-vous ?

AL : Tout simplement parce que le coach m’a fait confiance. Ceux d’avant (Guidolin, Bölöni, Banide) ne m’ont jamais tendu la perche. Cette année, Ricardo m’avait promis que j’aurais du temps de jeu avant la période des fêtes et qu’après ce serait à moi de saisir ma chance. C’est ce que j’ai fait. Ricardo m’a fait jouer, alors qu’avant personne ne m’avait vu sur un terrain de Ligue 1.



Le déclic nancéien

FM : Quand a eu lieu ce déclic ?

AL : Pour moi c’est le match contre Nancy (le 29 octobre, NDLR) où j’ai marqué mon premier but après être rentré en jeu. Le week-end d’après le coach me titularise au Havre, on gagne (3-2) et je marque à nouveau. C’est à partir de là que j’ai montré à l’entraîneur que j’étais capable de débuter des matches.

FM : Sans manquer de respect vis-à-vis de Gueugnon et Bastia, n’avez-vous pas craint de ne jamais percer parmi l’élite après deux prêts consécutifs en Ligue 2 ?

AL : C’est sûr que c’est énervant. À l’entraînement je bossais comme tout le monde et j’essayais même d’en faire plus. Mais quand un coach ne veut pas de vous, vous ne pouvez rien prouver. Après je suis parti à Gueugnon pour avoir du temps de jeu, malheureusement je me suis blessé assez vite. Je suis parti ensuite à Bastia afin de réaliser une saison complète, et c’est ce que j’ai fait. J’aurais même pu apporter plus à ce club, mais bon il y a eu quelques différends avec le coach. Aujourd’hui je suis revenu à l’ASM beaucoup plus fort.

FM : En voulez-vous à ceux qui vous ont mis au placard ?

AL : Non, je n’en veux à personne. Je ne suis pas rancunier. Je respecte leurs choix. Ils ont pensé que je n’avais pas le niveau ou que je n’étais pas régulier, mais là je prouve le contraire.

FM : Comment gérez-vous le fait d’être libre en juin prochain et de n’avoir toujours pas prolongé votre contrat ?

AL : Je n’ai pas de pression. Tout ce qui m’arrive c’est que du bonheur. Personne n’aurait vraiment cru que j’en serais là aujourd’hui. Je le vis très bien. Mon objectif numéro un c’est d’être efficace sur le terrain.



« Auxerre m’a proposé un contrat de quatre ans »

FM : Pourtant, Auxerre vous avait approché en janvier...

AL : Oui c’est vrai. D’ailleurs, leur projet m’avait attiré. Jean Fernandez m’a proposé un contrat de quatre ans, alors que l’ASM ne me propose qu’un bail de deux ans. Mais pour moi, c’est primordial que je sache si un entraîneur me veut vraiment. C’est ce qui a fait la différence.

FM : Tout est donc réuni pour que vous restiez à Monaco ?

AL : On verra... J’ai d’autres contacts, mais rien de concret donc je ne veux pas m’étendre dessus.

FM : Monaco se distingue en faisant jouer un grand nombre de joueurs issus de son équipe réserve, est-ce la solution idéale pour relancer un club aux moyens limités ?

AL : Ça, c’est au président de voir. C’est vrai que l’on a beaucoup de jeunes de qualité dans le groupe. Ça prouve que le centre de formation de l’ASM fait du bon travail. C’est une page qui se tourne, vous savez, ça ne peut faire que du bien au club.

FM : Laquelle de ces jeunes pousses vous a le plus impressionné ?

AL : Yohan Mollo. Il s’est intégré petit à petit dans le groupe. Aujourd’hui il est capable de disputer un match de la première à la dernière minute. Il a un gros volume de jeu. Il sait être passeur et buteur comme à Lorient.



Un parcours atypique

FM : Comment expliquez-vous qu’un club comme Monaco ait perdu de sa superbe depuis l’exercice 2003/2004 et cette finale de Ligue des Champions ?

AL : (Il marque un temps d’arrêt). C’est difficile à dire. Il y a eu pas mal de joueurs qui sont arrivés d’un coup et trop de changements d’entraîneurs. La mayonnaise n’a pas pris. Aujourd’hui, je pense qu’on montre un autre visage que ces dernières années. On veut continuer comme ça afin de prouver aux gens que le nouvel ASM est revenu !

FM : Quand vous avez été prêté, vous étiez encore sélectionnable avec les Espoirs, pensez-vous que le fait de ne pas avoir percé à Monaco vous a empêché de découvrir les Bleuets ?

AL : Non. J’ai eu un parcours atypique. J’étais en centre de formation, mais je n’est pas signé pro à Lille où je me suis fait viré, donc c’était difficile après, surtout que je n’ai pas fréquenté les sélections France dans les catégories inférieures. Je sors sur le tard.

Matthieu Margueritte

Jusqu'à 100€ offert sur vos paris avec PMU.fr

Commentaires

Rechercher