Pour la deuxième fois d’affilée, Alexandre Lacazette n’a pas marqué en Ligue 1. Que ce soit face à Lille (victoire 0-1) ou au Paris Saint-Germain (défaite 1-2), l’homme aux dix réalisations dans le championnat de France depuis le coup d’envoi du présent exercice n’a pas su trouver la faille. Simple coïncidence ou coup de mou ? Si, entretemps, le joueur de 25 ans a su offrir les trois points de la victoire à l’OL en Ligue des Champions sur la pelouse du Dinamo Zagreb (0-1), toujours est-il que sa gestion peut légitimement poser question. Car le goleador a disputé les sept dernières rencontres des siens dans leur intégralité, enchaînant les titularisations sans avoir le loisir de souffler.

Il faut dire que, depuis le départ de Claudio Beauvue il y a maintenant près d’un an, le club septuple champion de France n’a jamais recruté une doublure au poste d’avant-centre, ayant même finalement refusé d’enrôler Emmanuel Adebayor, lequel était pourtant venu dans la capitale des Gaules s’entretenir avec Bruno Genesio. Le jeune Aldo Kalulu apparaît comme le remplaçant naturel du Guadeloupéen, mais ne compte qu’une titularisation cette saison, tandis que Jean-Philippe Mateta, arrivé à l’été, est encore peut-être un peu tendre pour la L1. Pour le reste, Maxwel Cornet et Nabil Fekir peuvent certes dépanner épisodiquement mais ne constituent pas des alternatives viables sur le long terme.

L’OL et Genesio dépendants de Lacazette

Bruno Genesio en a d’ailleurs parfaitement conscience : « On trouvera la solution pour le faire souffler pour préparer Séville tout en ayant une équipe compétitive à Metz (samedi prochain, Ndlr). Nabil Fekir peut évoluer en pointe, Maxwel Cornet aussi », explique l’entraîneur, avant de justifier les consignes strictes imposées au buteur : « Pour moi, le très haut niveau, c’est ce qu’on demande aux attaquants. Il y a une phase avec et sans ballon. Le premier travail de replacement est très important, c’est ce qui permet de récupérer le ballon plus haut et de se créer des occasions. Participer à la récupération fait partie du travail des attaquants, mais il ne s’agit pas de demander non plus à Alex de défendre jusqu’au poteau de corner ».

Le technicien, qui aura bouclé début janvier sa première année complète comme entraîneur de l’Olympique Lyonnais, connaît l’importance de celui qui arbore le numéro 10 dans son dispositif, et le rôle clé qu’il a dans les bonnes performances de son équipe. Au point de déplorer l’absence d’un avant-centre remplaçant d’envergure ? « Si on avait un attaquant supplémentaire, ça n’aurait pas été de trop », va-t-il jusqu’à déplorer en conférence de presse, avouant avoir abordé le sujet en vue du mercato hivernal avec sa direction : « On en a parlé oui, très récemment ». Un nouveau feuilleton mercato en vue...