

En recrutant César Azpilicueta au nez et à la barbe des plus grands clubs européens, l'OM a réalisé l'un des gros coups du mercato. Pourtant, un mois après ses débuts officiels avec le club phocéen, les avis au sujet de l'international espagnol divergent, même si de nombreux spécialistes réclament du temps.
7 M€, c’est la somme déboursée par l’Olympique de Marseille pour s’offrir le grand espoir espagnol César Azpilicueta. Titulaire à part entière de la sélection espagnole Espoirs, il multiplie les prestations étincelantes avec la Furia Roja, comme la semaine dernière face aux Pays-Bas. Mais à l’OM, ses prestations n’ont pour l’instant rien d’exceptionnel, et n’ont pas encore fait oublier Laurent Bonnart. Quoi de plus normal finalement pour un si jeune joueur qui a fait le pari de tenter sa chance en France, à seulement 21 ans.
Mais à Marseille plus qu’ailleurs, la patience n’est pas un maître mot. Azpi va donc devoir rapidement prendre ses marques au sein d’une équipe forcément attendue. D’autant que les trois saisons pleines réalisées par Laurent Bonnart à Marseille sont encore dans les têtes des supporters marseillais qui ne comprennent toujours pas pourquoi l’ancien Manceau n’a pas été conservé.
Ce parallèle entre Azpi et Bonnart, Jérémy Morel l’a naturellement fait lorsqu’il a croisé le joueur lors de la rencontre OM-Lorient (2-0). Pour le milieu lorientais interrogé par La Provence, le latéral espagnol ne lui a pas semblé supérieur, bien au contraire. « Il n’a pas été exceptionnel ce jour-là. Quand je l’ai eu face à moi, il ne m’a pas semblé supérieur à Bonnart. Je ne juge que sur ce match-là mais entre les deux, pour l’instant, je pense qu’il n’y a pas photo. » Le nouveau latéral droit espagnol a tout à prouver. Pour autant, Élie Baup ne s’inquiète pas outre mesure du futur rendement du Marseillais sur le flanc droit de la défense olympienne.
Interrogé par le quotidien régional, le coach à la casquette réclame du temps et revient sur les différences notoires entre la Liga et la L1. « En Espagne, dès que le gardien a le ballon, le latéral monte très haut à la ligne médiane. Il y a des relances à la main et il participe beaucoup à la création du jeu. En Liga, il est le premier joueur qui attaque. Pas chez nous... C’est une culture différente. Là-bas, les deux défenseurs centraux s’écartent beaucoup et restent moins bas. Les latéraux ont moins l’habitude de redescendre et il y a moins de un contre un en permanence. C’est une histoire de profondeur, de hauteur et de placement. C’est un bon petit gars, il faut juste qu’il s’acclimate. »
Vraie bonne affaire ou futur flop ? Pour le moment, il est bien évidemment trop tôt pour le dire. Une chose est sûre, avec les prochaines échéances à venir pour l’OM, aussi bien en L1 qu’en Ligue des Champions, on devrait rapidement en savoir plus sur le véritable potentiel du joueur. Après tout, s’il était pisté par les plus grands clubs européens et qu’il faisait partie des présélectionnés espagnols pour la Coupe du monde, c’est que l’ancien espoir d’Osasuna a tout d’un futur grand.
Sébastien DENIS
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