Dans l’ombre des entraîneurs principaux qui se sont succédés à l’Olympique de Marseille ces dernières années, Franck Passi vit depuis quelques mois la vie de ses prédécesseurs lui qui a été nommé coach intérimaire l’an dernier puis entraîneur principal du club phocéen cette saison. Et dans la cité phocéenne plus qu’ailleurs, ce costume est dur à porter. D’autant plus que Passi doit composer avec un contexte difficile entre pression, changement de direction et vente du club. Côté terrain aussi tout est loin d’aller pour le mieux. Avec 5 points pris en 6 journées de championnat, les Olympiens pointent à la 15e place de la Ligue 1. Devant une partie du match, ils ont été devancés au final par Rennes qui s’est imposé 3 à 2. Une défaite au goût amer. En conférence de presse ce vendredi, Passi a assumé ses choix lui qui a été pas mal critiqué : « Mes décisions je les assume. C’est facile j’aurais pu dire ci ou ça. Je travaille avec des faits réels ».

Il poursuit : « J’ai souffert pour Bielsa, pour Michel, pour José Anigo, pour Elie Baup. Quand on est dans un groupe, on ne répond pas que pour soi. Quand je travaille dans une équipe, je m’assimile à celui qui prend les critiques (...) Le contexte ne m’aide pas mais je savais ce qu’il se passait. Quand je suis intérimaire pendant deux mois, je suis coach réellement pendant deux mois, je fais les conférences de presse. Il y a une situation nouvelle avec la vente etc... Moi ce qui m’intéresse c’est de travailler avec mon groupe et de gagner. C’est la seule chose qui me perturbe aujourd’hui est de ne pas avoir gagné les trois derniers matches. On a été devant à Nice, à Rennes, on a eu la dernière balle contre Lyon. Ce sont des matches qui auraient pu tourner en notre faveur. Les critiques font partie de notre métier ».

Passi protège ses joueurs

Passi assume ses responsabilités ; lui qui a été pointé du doigt pour avoir placé Bouna Sarr latéral droit ou pour ne pas utiliser Rolonado, et veut surtout par la même occasion protéger son groupe : « Je crois que c’est mon rôle. Je préfère que les joueurs soient tranquilles. Je sais qu’on n’a pas eu une préparation normale. Les derniers arrivants sont venus le 31 août. Je suis obligé de les protéger. Je n’ai aucun doute sur l’état d’esprit. Sur les 4 années que j’ai faites ici, c’est l’année où on a le meilleur état d’esprit. Ce n’est pas simple pour eux non plus (...) Il faut que les joueurs restent positifs. C’est mon rôle. Je suis le chef de file, si les choses se passent mal, on les analyse. On ne se voile pas la face. On travaille, il y a un match à gagner (...) On a analysé le match avec les 14 joueurs. On a débriefé. Je pense que les joueurs sont conscients qu’on doit gagner rapidement. Personne n’accepte la 15e place à l’OM. On est optimiste. On sait la qualité de ce groupe ».

Un groupe qui sera très attendu dimanche face à Nantes. Une victoire sera impérative. Franck Passi le sait et travaille en conséquence ces derniers jours. « Je vais rester fidèle à mes principes. On a eu une réunion avec notre staff. On va améliorer, on ne peut pas toujours dire que c’est la faute des joueurs. On va essayer de s’améliorer aussi sur les détails, la préparation, l’approche avec les joueurs. On va faire des choses. Je ne peux pas vous donner d’exemples. Par contre il est clair que pour s’améliorer, il faut prendre conscience des choses. On essaye de tester des choses. Ça peut changer par le système, faire venir des intervenants extérieurs. Mais pas un entraîneur (rires) ». Pas sûr que Franck McCourt soit de cet avis...Affaire à suivre !