OM - OL : les notes du match
05/02/2012 - 23 h 12 Foot français » Ligue 1
Mandanda a été impeccable contre l'OL©MaxpppDans ce choc entre Olympiques, le vainqueur était sûr d'accéder au podium. Cela n'a pas été le cas. Alors que l'OM avait le match bien en main, les Phocéens ont dû partager les points avec l'OL alors qu'ils menaient deux buts à zéro.
Dans cette rencontre où une place sur le podium était en jeu, le début de match a été rythmé. Profitant d’un pressing très haut des Marseillais dès les premières minutes , notamment de la paire Cheyrou/Kaboré, les Lyonnais se sont crées quelques situations dangereuses (9e, 10e). Si Mandanda veillait au grain, la désorganisation phocéenne n’était sûrement pas étrangère aux absences de Lucho (parti à Porto) mais surtout de Valbuena. Privé de deux créateurs, l’OM a donc opté pour une tactique où le jeu long sur Rémy et Brandao primait durant le premier quart d’heure. En face, si les attaquants de l’OL ont su perturber les défenseurs adverses, le bloc défensif rhodanien, lui, restait très en retrait. Un choix que les Gones ont vite regretté sur l’ouverture du score de Cheyrou (1-0, 16e). Un but toutefois entaché d’un hors-jeu de Brandao au début de l’action. Dominateurs grâce à une forte présence dans l’axe de l’entrejeu ainsi qu’à une défense sereine, les champions de France 2010 ont ensuite davantage posé le ballon. Une aubaine pour les latéraux Azpilicueta et Morel qui ont pu approvisionner en centres le duo Rémy/Brandao à de nombreuses reprises.
Acculé en défense et trop passif, l’OL a donc rarement pu se montrer dangereux devant au-delà des dix premières minutes de match, ses attaquants devant même décrocher très loin pour toucher le cuir. Un manque d’agressivité qui s’est encore une fois payé cash lorsqu’Amalfitano a pu servir, libre de tout marquage et en toute décontraction, un Brandao décidément très en forme depuis qu’il est revenu sur le Vieux-Port (2-0, 34e). Simple spectateur, Lyon semblait réduit à attendre que le match se termine sans avoir son mot à dire. Mais c’était sans compter sur un Gomis qui, sur une déviation de Briand consécutive à un corner, a permis aux siens de réduire très vite le score (2-1, 36e). Un but à l’image de la physionomie de la première période entre un OM maître du ballon et un OL dominé mais incisif sur ses rares occasions dangereuses, quand ce n’est pas la chance qui s’en mêle sur le csc de Diawara (45e) qui lui permet d’atteindre la pause sur un 2-2 bien payé. On ne peut alors s’empêcher de repenser au 5-5 de Gerland. Ce ne sera pas vraiment le cas.
Au retour des vestiaires, les hommes de Garde sont logiquement apparus revigorés par le scénario et ce sont les Marseillais qui ont accumulé les erreurs techniques. Mieux en place, les partenaires de Lisandro ont récupéré de nombreux ballons, les Marseillais n’arrivant plus à pénétrer dans les 20 derniers mètres. Et c’est à peu près tout. En termes d’actions franches, hormis deux frappes (Rémy, Diarra) marseillaises et une incursion de Réveillère côté lyonnais, il n’y a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. L’OL s’est contenté d’asseoir sa domination défensive, tandis qu’Amalfitano a été le seul Phocéen à se démener pour trouver la brèche. Autant dire que la messe a été très vite dite, car même le jeu long marseillais sur Brandao a été mis en échec par un Koné nettement plus en vue qu’en première période. Au final, si l’OM enchaîne une neuvième rencontre sans défaite, il regrettera amèrement de ne pas avoir su l’emporter après avoir mené 2 buts à 0 et doit donc encore patienter pour espérer figurer sur le podium. À l’OL, si le point du nul est bon à prendre, là aussi la joie reste mesurée puisque Lille (qui n’a pas joué ce week-end) reste troisième.
L’homme du match : Steve Mandanda (7) : auteur d’une parade sur un tir à bout portant de Gomis (9e), le capitaine marseillais anticipe parfaitement un centre de Bastos pour un Lisandro seul face au but dans la foulée (10e). Bien en jambes, il ne peut rien, malheureusement pour lui, sur la réduction du score de Gomis (36e) et le csc de Diawara (45e), mais sauve les siens sur un dernier tir de Lisandro en toute fin de match. Un arrêt plus qu’important.
Olympique de Marseille :
Mandanda (7) : voir ci-dessus.
Azpilicueta (5) : face au bloc défensif lyonnais très bas, l’Espagnol a pu se faire plaisir en multipliant les montées offensives, mais les offensives adverses sont souvent passées par son côté.
N’Koulou (6,5) : associé à Diawara, l’ancien Monégasque a entaché sa bonne copie d’une faute de marquage sur la réduction du score de Gomis (34e). Mais comment ne pas souligner le fait qu’il est bien le patron de l’arrière-garde marseillaise ? Bien dans les airs et remarquable par son sens de l’anticipation, le Camerounais reste régulier dans ses performances.
Diawara (5,5) : de retour de la CAN, il s’est montré plutôt solide dans les airs et ses interventions en général, mais le Sénégalais est mal récompensé de sa bonne première période en inscrivant un but contre son camp juste avant la pause (45e). Remplacé par Fanni (69e).
Morel (6) : bon dans ses duels face à Briand et Licha, il s’est également distingué par sa capacité à faire la différence sur son côté gauche afin de porter le danger devant la cage de Lloris.
Diarra (5) : esseulé dans l’axe du terrain lors du temps fort lyonnais en début de match, l’ancien Bordelais est tout de même resté discret hormis un tir dangereux (62e) qui oblige Lloris à réaliser un arrêt.
Kaboré (6) : positionné aux côtés de Cheyrou, le Burkinabé a surpris en évoluant très, voire trop, haut sur le terrain, n’hésitant pas à aller presser le jeune Umtiti. Si cela a perturbé l’équilibre de son équipe durant les dix premières minutes, c’est une de ses montées qui a été à l’origine de l’ouverture du score de Cheyrou (16e). Moins en vue en seconde période, il n’a toutefois pas été avare en efforts. Remplacé par Traoré (83e).
Cheyrou (6) : buteur suite à un cafouillage de la défense lyonnaise (16e), il a profité de son placement assez haut pour alimenter ses attaquants de munitions. Mais à l’image de ses partenaires, il a baissé de régime au retour des vestiaires, la faute à une défense lyonnaise mieux organisée.
Amalfitano (6,5) : après une première frappe dès la 2e minute, le feu follet marseillais a bénéficié d’une défense au marquage trop lâche pour être passeur décisif pour Brandao (34e). Seul véritable milieu offensif aligné dans le trio d’attaque, il a été seul à provoquer des situations dangereuses en navigant de part et d’autre du terrain, et ce, malgré une deuxième période plutôt fade de la part de son équipe.
Brandao (6) : souvent recherché dans les airs par ses coéquipiers, il a su embêter les défenseurs lyonnais par son jeu de corps. Très libre de ses mouvements, le Brésilien ne s’est pas privé d’inscrire le but du 2-0 sur un caviar au deuxième poteau d’Amalfitano (34e). Mais s’il a fait mal à l’arrière-garde rhodanienne lors des 45 premières minutes, il a été plus discret par la suite.
Rémy (4) : Ayew et Valbuena absents, le buteur n°1 de l’OM a retrouvé un flanc gauche qu’il connaît bien. Sauf que ce changement tactique ne lui a pas vraiment profité. Victime du replacement de Brandao dans l’axe, il a eu très peu de ballons. Pour preuve, son premier tir dangereux n’a eu lieu qu’à la 68e.
Olympique Lyonnais :
Lloris (5,5) : pas vraiment aidé par sa défense sur les deux buts marseillais, le gardien de but a connu un début de match des plus compliqués. Du mieux au retour des vestiaires, avec quelques belles parades.
Réveillère (6,5) : si Loïc Rémy a été plutôt transparent ce dimanche soir, c’est en grande partie dû à la belle performance de l’arrière droit rhodanien. Solide, il a parfaitement tenu son couloir, s’offrant même quelques jolies ouvertures en profondeur pour ses attaquants. Une bonne prestation pour l’international tricolore.
Koné (5) : pour son retour après avoir connu une Coupe d’Afrique des Nations désastreuse, le Burkinabé n’a pas vraiment rassuré. Auteur de fautes grossières et de relances approximatives, il n’a pas vraiment été à la fête en première mi-temps. Du mieux dans les 45 dernières minutes, avec quelques interventions pleines d’à propos.
Umtiti (4) : si brillant pour ses premiers pas avec l’équipe professionnelle, le jeune défenseur a vu le chemin qui lui restait encore à parcourir pour briller régulièrement au plus haut niveau. Le jeune talent lyonnais a souffert devant Brandão, qui lui a donné bien du fil à retordre. N’est pas exempt de tout reproche sur les deux buts de l’OM.
Cissokho (6) : difficile de ne pas l’incriminer sur le premier but marseillais, lui qui loupe totalement son dégagement. Mais du mieux par la suite, lui qui a réalisé quelques bons tacles et qui s’est montré décisif, son centre dévié par Diawara permettant à l’OL d’égaliser.
Källström (6,5) : absent contre Dijon lors de la dernière journée de championnat, le Suédois a retrouvé le onze de départ. Et le surpuissant gaucher a bien tenu son rang, se montrant ô combien précieux dans son jeu de passes, distillant quelques merveilles de transversales et récupérant aussi de nombreux ballons. Une bonne copie.
Gonalons (5) : retrouvant sa place au milieu de terrain, le numéro 21 rhodanien n’a pas eu le rendement habituel. Si précieux depuis le début de la saison, le récupérateur a cette fois-ci été plus discret.
Bastos (4,5) : match compliqué pour l’international auriverde. Semblant manquer de jus, le Brésilien n’a que très rarement pris l’avantage sur son adversaire direct, que ce soit à gauche ou à droite lorsqu’il a permuté. Le meilleur passeur lyonnais n’a pas pu distiller des caviars à ses coéquipiers.
Briand (6) : bonne prestation de la part du numéro 19 de l’OL. Si souvent décrié, l’ailier droit connait un bon début d’année, ce qu’il a confirmé devant les Marseillais. Se battant sur tous les ballons, il s’est mué en passeur décisif pour Gomis et a été à l’origine de bons mouvements.
Lisandro (6) : le capitaine de l’OL n’a certes pas été décisif dans cette partie, mais il a tout donné comme à son habitude. Couvrant une bonne partie du terrain, il a parcouru des kilomètres. De bons appels qui ont causé quelques soucis à la défense phocéenne, mais du déchet dans ses passes. Pas de chance sur ses tirs, lui qui est tombé sur un Mandanda très inspiré.
Gomis (6,5) : la panthère rugit à nouveau, et ce n’est pas le terrain du Vélodrome qui l’a empêché de briller. L’avant-centre a en effet marqué un but plein d’opportunisme, suite à un corner bien dévié par Briand. Il s’est bien battu sur le front de l’attaque, ne ménageant pas sa monture et s’offrant à côte de cela d’autres opportunités de tirs. Remplacé par Grenier (63e).
La Rédaction FM Suivre @footmercato
- Fiches
- Équipes
- Ligue 1
Articles sur le même sujet
- 26/05/2012 - La composition probable des Bleus face à l’Islande !
- 01/05/2012 - L’OM et ses supporters déclarent l’union sacrée !
- 08/04/2012 - OM : Steve Mandanda enfin à son tout meilleur niveau ?
- 04/04/2012 - La crise à l’OM, le dossier Deschamps, la vente de cadres : Labrune fait le point !
- 04/04/2012 - Les coups de gueule de Mandanda et N’Koulou peuvent-ils réveiller l’OM ?
- 14/03/2012 - OM : la lourde tâche qui attend Bracigliano...
Commentaires
