Reims - OM : les notes du match

Reims - OM : les notes du match

12/08/2012 - 23 h 01 Foot français » Ligue 1 Commentaires

Cheyrou et l'OM se sortent du piège rémoisCheyrou et l'OM se sortent du piège rémois©Maxppp

Le Stade Auguste Delaune était en ébullition ce dimanche soir avec une affiche entre Reims et l'Olympique de Marseille pour clore la première journée du championnat de France de Ligue 1. Et ce sont les Phocéens qui s'imposent à l'extérieur grâce à un but sensationnel de Cheyrou.

33 ans après avoir quitté l’élite, Reims retrouve la Ligue 1. Et difficile de rêver meilleure affiche pour démarrer qu’une confrontation devant l’Olympique de Marseille. Les promus mettent d’ailleurs tous les atouts de leur côté pour briller, avec le médaillé d’argent Mahiedine Mekhissi-Benabbad pour donner le coup d’envoi fictif du match. Un porte-bonheur qui ne porte pas ses fruits, puisque c’est Kaboré (6e) puis Valbuena (9e) qui déclenchent les premiers vrais tirs du match, obligeant Agassa à dévier le cuir en corner. Mais la bande à Hubert Fournier se rebiffe, et le jeune avant-centre Courtet (15e) oblige Mandanda à réaliser une belle parade, sur un coup franc excentré bien repris de la tête.

Après une bonne entame, les débats s’équilibrent sérieusement, et c’est finalement Reims qui est à deux doigts d’ouvrir la marque. Sur une bonne percée et un centre de Fortes, Ghilas (37e) se retrouve seul au second poteau, mais sa reprise du droit est déviée avec classe par le portier marseillais. Décomplexés, les hommes du Stade Auguste Delaune jouent crânement leur chance, et une déviation astucieuse de Weber (43e) frôle la cage marseillaise. 0-0 à la pause, tout reste donc encore à faire dans cette partie. Au retour des vestiaires, l’OM tente d’aller droit au but, mais Gignac (46e), au terme d’une percée en puissance, trouve les mains fermes d’Agassa. Le promu répond du tac-o-tac, et Courtet (49e) met une fois de plus Mandanda à contribution. Reims domine les débats, et Ayité décoche un amour de centre pour Ghilas (53e), dont la tête fuit le cadre. Mal en point, les Phocéens essayent malgré tout de répondre, à l’image d’un Valbuena (56e) dont la frappe puissante à l’entrée de la surface se refuse à prendre la direction des filets.

Mais il ne faut pas s’y méprendre, les meilleures occasions sont pour les Rémois, et sur un centre millimétré de Glombard, Courtet (57e) voit sa tête passer au ras du poteau marseillais. Ayité (62e) prend lui aussi sa chance de la tête, et un Mandanda battu peut remercier le cuir de ne toujours pas vouloir prendre le cadre. Mais l’OM se reprend et sur un coup de pied arrêté, André Ayew (63e) se retrouve seul et sa tête renversée contraint Agassa à réaliser une parade réflexe parfaite à bout portant. Agassa est sur un nuage, et le portier togolais confirme ses belles dispositions en réalisant une nouvelle parade devant Gignac (73e). Marseille est dans une bonne période, et finit par ouvrir le score. Sur une transversale parfaite de Kaboré, Cheyrou (77e) ne se pose pas de questions et allume une volée du gauche magistrale qui se loge lucarne opposée. Score final 1-0, l’OM assure donc l’essentiel en empochant les trois points.

L’homme du match : Benoît Cheyrou (6,5) : l’un des Olympiens les plus actifs. Présent à la récupération, au pressing et dans les duels, le gaucher a cherché à verticaliser le jeu marseillais lorsqu’il était en possession du ballon. Des coups de pied arrêtés bien maîtrisés, à l’image de sa passe presque décisive pour A. Ayew (65e), et un but somptueux d’une reprise de volée à la réception d’un centre de Kaboré (77e).

Reims :

- Agassa (6,5) : 34 ans et encore toutes ses dents, le dernier rempart prouve qu’il a encore du feu dans ses gants. Excellent ce soir, le gardien de but a multiplié les parades de grande classe, notamment devant Gignac ou André Ayew. Et s’il a encaissé un but, difficile de lui reprocher quoi que ce soit, lui qui ne peut rien sur la volée géniale de Cheyrou.

- Signorino (5) : pour son grand retour parmi l’élite du football français, l’ancien Canari n’a pas démérité. Certes, il n’est plus au niveau qui était le sien notamment à Metz, mais le latéral a joué de toute son expérience pour assurer l’essentiel et tenir plutôt correctement son couloir.

- Weber (6) : prestation de grande classe pour le défenseur central rémois. Le joueur a ainsi fait étalage de tout son talent. Dans les duels en homme à homme tout d’abord, le joueur s’est montré serein, s’imposant régulièrement. Mieux encore, il a été à l’origine de quelques bons mouvements du promu grâce à sa belle qualité de relance.

- Tacalfred (5,5) : en bon capitaine qu’il est, le défenseur central a réalisé un match satisfaisant. Solide dans les duels, il a tenu en respect les attaquants marseillais grâce à sa puissance.

- Glombard (6) : méconnu du grand public, le frère de l’ancien Nantais Luigi s’est distingué ce soir. Plutôt solide défensivement, même s’il a encore tendance à laisser des espaces dans son dos, le latéral droit s’est mis en valeur en phase offensive, prenant inlassablement son couloir et lançant parfaitement dans la profondeur ses coéquipiers.

- Krychowiak (5,5) : le joueur formé à Bordeaux a rendu une copie très correcte. Sans être particulièrement transcendant, gêné notamment par Valbuena en première mi-temps, le Polonais a été plutôt propre dans ses interventions.

- Devaux (6) : le milieu de terrain passé par Toulouse a réussi ses premiers pas en Ligue 1 sous le maillot de Reims. Le joueur n’a pas ménagé sa monture, couvrant du terrain pour récupérer des ballons. Précieux dans la construction du jeu, le relayeur a néanmoins connu du déchet sur ses coups de pied arrêtés. Remplacé par Ca (77e).

- Ayité (5,5) : comme tous ses coéquipiers, l’ailier n’a pas manqué son rendez-vous avec la Ligue 1. S’il a parfois disparu des débats, se montrant de temps en temps sur courant alternatif, le joueur a réalisé quelques belles choses, n’hésitant d’ailleurs pas à dézoner pour apporter d’autres solutions.

- Fortes (6) : de l’envie, de la fougue, et des appels de balle en pagaille... L’ailier rémois avait visiblement des fourmis dans les jambes à l’idée d’affronter l’OM. À son avantage, le joueur s’est distingué sur quelques coups d’éclat, avec de bons centres à la clé. Jouant sur sa pointe de vitesse, il a mis en difficulté la défense marseillaise. Une générosité à toute épreuve.

- Ghilas (6) : belle prestation pour l’Algérien. Avec une énorme débauche d’énergie, l’ancien de Hull City a brillé, jouant son rôle d’attaquant de soutien à merveille. Mieux, il s’est crée de nombreuses occasions, donnant quelques sueurs froides à Mandanda. Remplacé par Toudic (62e).

- Courtet (5,5) : seul en pointe, l’avant-centre n’avait pas la partie facile au coup d’envoi. Et pourtant, l’attaquant s’en est bien sorti, lui qui a posé des problèmes aux défenseurs marseillais dans son rôle de pivot, et qui s’est offert quelques belles occasions, qu’il n’a pas su convertir. Remplacé par Fauvergue (78e).

Marseille :

- Mandanda (6,5) : le capitaine de l’OM est en pleine forme. Vigilant, il a multiplié les arrêts décisifs devant Courtet (14e, 48e) et Ghilas (37e). Il a parfaitement négocié ses sorties aériennes (5e, 38e, 90e +2) et a maîtrisé son jeu au pied. Solide.

- Azpilicueta (5) : l’Espagnol a été très présent dans son couloir droit avec plusieurs déboulés (13e, 17e). Porté vers l’avant, il a parfois eu tendance à oublier de couvrir sa charnière centrale en première période. Bien plus discret au retour des vestiaires.

- Fanni (5) : l’habituel latéral droit, aligné dans l’axe ce soir, est apparu un peu hésitant, surtout en début de rencontre, en témoigne sa relance ratée (25e). Il a eu des soucis pour museler le très athlétique Courtet.

- N’Koulou (6) : le Camerounais, sobre balle au pied et efficace dans la sortie du ballon (deux magnifiques ouvertures pour Gignac 33e et 42e), s’impose comme un des leaders de l’OM 2012/13. Quelques sautes de concentration toutefois, mais des interventions toujours décisives (65e, 87e).

- Morel (4) : le latéral gauche a eu fort à faire face à Odaïr Fortes, très remuant. S’il a été gêné par le n° 7 rémois, l’ancien Merlu a tout fait pour le contenir. Forcément, son apport offensif s’en est ressenti.

- Kaboré (6) : positionné en sentinelle devant la défense, le Burkinabé a fait le boulot, coupant quelques trajectoires et grattant quelques ballons chauds devant et dans la surface. Un peu approximatif dans son utilisation du cuir, il a tout de même offert un but à Cheyrou d’un joli centre (77e). À noter une belle frappe (6e).

- Cheyrou (6,5) : voir ci-dessus.

- J. Ayew (4,5) : appliqué sur les replis défensifs, le Ghanéen a en revanche été plus discret offensivement, bien contrôlé par Signorino. Il apporte moins de folie que lorsqu’il entre en jeu. Quelques tentatives de centres sans danger par ailleurs. Averti (90e +4).

- A. Ayew (6) : le Black Star a été l’un des Marseillais les plus disponibles, proposant sans cesse des solutions à gauche. Seulement, il a rarement été servi dans les bonnes conditions ou a trop porté le ballon. Il s’est tout de même procuré de belles situations de la tête dans la surface (65e, 70e).

- Valbuena (5,5) : très actif comme à chacune de ses sorties, il a tenté de donner du rythme au jeu phocéen, sans beaucoup de réussite. L’international tricolore n’a pas trouvé les intervalles pour servir au mieux ses partenaires. Du coup, il a tenté de faire la différence seul sur des frappes de loin (10e, 38e, 56e).

- Gignac (5,5) : l’attaquant olympien a confirmé qu’il était en jambes, multipliant les appels sur le front de l’attaque, le plus souvent à gauche. À l’aise balle au pied, il a montré beaucoup d’envie et de détermination. Une grosse occasion face à Agassa (46e) au compteur et quelques tentatives ratées (54e et 66e). Encourageant à défaut d’être transcendant. Remplacé par Abdullah (89e).

La Rédaction FM

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