Rennes-OM : les notes du match
29/01/2012 - 23 h 19 Foot français » Ligue 1
Cheyrou a inscrit le but vainqueur pour l'OM©MaxpppAu terme d’un match d’une excellente qualité, l’Olympique de Marseille a poursuivi sa folle série de victoires en s’imposant du côté de Rennes 2-1. Le club phocéen revient à deux points de la troisième place qualificative pour la Ligue des Champions.
Distancés en tête du classement de L1, Rennes et l’OM se devaient de l’emporter pour garder le contact avec les quatre premiers. Pourtant, le premier quart d’heure va être très pauvre en occasions et les deux formations vont s’observer, jusqu’à un pressing de Brahimi sur Lucho à 25 mètres, récupéré Doumbia qui d’une frappe instantanée trompe Mandanda d’une frappe au ras du poteau (15e). Le ton est donné et l’OM ne va pas mettre longtemps à réagir. À la 22e minute, suite à un beau mouvement de Benoit Cheyrou, Lucho Gonzalez se trouve à 20 mètres et frappe juste à côté des buts de Diallo. Les Phocéens insistent et à la 27e minute, une tête lobée d’Amalfitano est bien repoussée d’une claquette par Diallo. Oui, mais voilà, dans une première rencontre très enlevée, les deux formations se rendent coup pour coup et les Bretons sont à deux doigts de doubler la mise. Tout d’abord sur un débordement de Danze, Kembo frappe en première intention en demi-volée, mais Mandanda repousse au-dessus de sa barre. Sur le corner, Yacine Brahimi manque le cadre d’un cheveu suite à une belle frappe à l’entrée des 18 mètres. Alors que Rennes se dirige vers un avantage mérité à la mi-temps, un centre anodin de Loïc Rémy est détourné dans ses buts par un Apam retrouvé et bien malheureux sur cette affaire.
Au retour des vestiaires, Rennes prend les choses en main et se crée immédiatement une situation chaude. Suite à un centre en retrait parfait de Julien Feret, l’inévitable Kembo reprend au point de pénalty, mais voit sa frappe repoussée sur sa ligne par N’Koulou (48e). Dans ce match très intense, Loïc Rémy répond immédiatement et délivre un centre précis qui passe devant un Lucho légèrement trop court. Mais le tournant de la rencontre intervient à la 77e minute. Bien décalé par Valbuena, Cheyrou frappe à l’entrée de la surface et trompe un Diallo pas vraiment inspiré. Malgré une dernière occasion marseillaise de Rémy en toute fin de match, le score n’évoluera plus et c’est l’OM qui réalise une excellente opération au classement en dépassant son adversaire d’un soir. Les hommes de Didier Deschamps reviennent à deux points de Lille (troisième et premier qualifié pour la LdC) au classement de L1. Quant aux Bretons, ils perdent leur invincibilité à domicile et laissent s’éloigner les cinq équipes de tête.
L’homme du match : Amalfitano (7) : le feu-follet marseillais s’est beaucoup démené face à l’imposant bloc défensif adverse. S’il a manqué de réussite (27e), l’ancien Lorientais a réalisé un match énorme. Omniprésent dans l’axe, mais aussi sur le flanc droit de l’entrejeu, il a été l’un des seuls à pouvoir faire la différence en un contre un grâce à ses changements d’appui incessants. Un atout de taille pour contrer des Rennais solides.
Rennes
Diallo (4,5) : Costil suspendu, c’est le jeune Diallo qui avait la lourde tâche d’occuper les buts du club breton. 75 minutes parfaites et quelques belles inspirations avant de connaitre une sacrée déconvenue sur une frappe appuyée de Benoit Cheyrou qu’il a détourné dans son propre but.
Théophile Catherine (4) : plutôt discret tout au long de la rencontre, il n’a guère pris son couloir pour apporter le surnombre. Il a connu une soirée difficile devant les offensives d’Azpilicueta et d’Amalfitano.
Apam (6) : bien dans son duel face à Rémy tout au long du match, le Nigérian longtemps blessé a montré qu’il avait quasiment retrouvé le niveau qui était le sien à Nice. Seule ombre au tableau, son but contre son camp inscrit bien malgré lui sur un centre anodin de Rémy.
Kana-Biyik (5) : défenseur au physique impressionnant, Kana Biyik est capable de quelques fulgurances, mais également de quelques errements défensifs. Au final, une copie bien moyenne.
Danzé (5,5) : pas le joueur le plus spectaculaire du club breton, mais sans doute l’un des plus efficaces. Sur son côté droit, il a tenté tant bien que mal de bloquer les offensives menées par Valbuena. Malgré tout, quelques jolis débordements qui auraient mérité un meilleur sort.
M’Vila (5) : le milieu international tricolore a paru encore dans le rang et incapable de distiller de bons ballons. Une prestation bien loin de ce qu’il est capable de faire et qui laisse très clairement sur la faim des supporters bretons.
Feret (5) : censé être la plaque tournante du jeu de Rennes, il a joué par intermittence. Malgré quelques éclairs, l’ancien joueur de l’ASNL n’a pas brillé.
Brahimi (7) : bon début de match, au four et au moulin en défense et en attaque. C’est lui qui récupère le ballon sur Lucho sur le but de Doumbia. Auteur d’un sacré numéro devant Azpilicueta qui aurait mérité une meilleure conclusion (37e). Au final, une bonne heure de jeu, mais trop juste physiquement il a laissé sa place à Mevlut Erding (61e), auteur d’une entrée brouillonne et peu décisive.
Doumbia (7) : un volume de jeu énorme et un nombre incalculable de ballons récupérés. Auteur du seul but rennais d’une belle frappe de 25 mètres, le jeune milieu défensif rennais a réalisé l’un des meilleurs matches de sa jeune carrière.
Kembo Ekoko (6) : dans tous les bons coups, le milieu rennais est capable de faire la différence d’un seul geste. Malheureusement pour Rennes, rien n’a réussi à Kembo ce soir et il s’est montré bien malheureux sur ses nombreuses tentatives, puisque Mandanda et N’Koulou ont repoussé des deux frappes qui auraient pu faire mouche. Remplacé par Cheick Diarra (79e).
Montano (4) : esseulé à la pointe de l’attaque, le Colombien est loin d’avoir convaincu. Il a multiplié les fautes et ne s’est guère montré tranchant devant le but. Remplacé par Vincent Pajot (73e).
Olympique de Marseille :
Mandanda (6) : très peu sollicité pendant le premier quart d’heure, il ne peut rien sur la lourde frappe placée de Doumbia (15e). En revanche, il a évité aux siens de plonger grâce à une claquette sur une frappe de Kembo (29e). Sauvé par N’Koulou alors que Kembo s’apprêtait à le fusiller (48e), il n’a quasiment rien eu à faire ensuite.
Azpilicueta (6) : si l’Espagnol a tenu son couloir en début de match, il a ensuite davantage souffert face aux déboulés de Brahimi. Par la suite, il s’est bien repris et s’est tout de même montré très offensif avec énormément de centres à la clé. Malheureusement pour lui, ils ont rarement été très dangereux.
Fanni (5) : bousculé en première période, il a été nettement moins mis en danger par la suite, son équipe ayant pressé plus haut au retour des vestiaires.
N’Koulou (7) : auteur d’un accrochage suspect avec Montano en tout début de match, il se rattrape en s’interposant sur un tir de Kembo qui avait le but grand ouvert face à lui (48e). Très costaud et surtout très serein ensuite lorsqu’il a dû gérer des un contre un avec l’attaquant adverse, l’ancien Monégasque n’en finit plus d’impressionner.
Morel (5,5) : le remuant Kembo l’a mis au supplice avec ses courses rentrantes lors des quarante-cinq premières minutes. Plus en vue ensuite avec, à l’instar d’Azpilicueta, beaucoup de centres tentés.
Cheyrou (6) : fortement pressé par les Rennais, il a été l’un des seuls à distribuer le cuir proprement. Plus offensif au retour des vestiaires, il n’a pas été le meilleur Marseillais ce soir, mais son but décisif à la 77e fait un bien énorme à son club.
Diarra (5,5) : des fautes à répétition et une mauvaise passe pour Lucho sur l’ouverture du score de Rennes (15e) l’ont mal fait démarrer son match. Opposé au jeune Doumbia, il a ensuite mis beaucoup d’impact physique dans son jeu, ce qui a permis aux siens de prendre l’ascendant sur des Rennais moins offensifs en seconde période.
Lucho (4,5) : à l’origine de la perte de balle qui a amené l’ouverture du score (15e), l’Argentin manque de se racheter à la 23e mais son tir du pointu frôle le poteau droit de Diallo. Transparent en première période, il rate ensuite une nouvelle grosse occasion sur un centre de Rémy (50e). Pour son (probable) dernier match sous les couleurs de l’OM, il n’a pas laissé un souvenir impérissable. Remplacé par Brandao (83e).
Valbuena (6) : il a combiné avec ses latéraux, a souvent repiqué dans l’axe, mais s’est souvent heurté au mur rennais. Contre un bloc rennais bien resserré, il a été, avec Amalfitano, l’un des seuls à pouvoir contrôler le cuir et tenter de créer le décalage. Chose qu’il a parfaitement su faire avec Cheyrou sur le deuxième but marseillais. Remplacé par Sabo (90e).
Amalfitano (7) : voir ci-dessus
Rémy (6) : face au double rideau défensif, il a souvent tenté de faire la différence sur les côtés. Peu servi en ballons, il bénéficie d’un centre-tir contré par la tête d’Apam pour permettre à son équipe de revenir à 1-1 (45e). Des occasions manquées (65e, 67e), mais une grosse activité sur les côtés ponctuée par de nombreux centres qui ont failli faire mouche, comme celui pour Lucho (50e).
La Rédaction FM Suivre @footmercato
- Fiches
- Équipes
- Ligue 1
Articles sur le même sujet
- 26/05/2012 - OM : Morgan Amalfitano veut partir !
- 25/04/2012 - OM : Amalfitano se lâche et pointe du doigt le comportement de ses coéquipiers !
- 02/03/2012 - Joueur du mois de L1 : la liste des 3 nommés
- 25/02/2012 - EdF : quel onze titulaire face à l’Allemagne ? Venez réagir sur FM !
- 23/02/2012 - EdF : première pour Amalfitano, retour de Saha !
Commentaires
