Mercato OM : Anigo défend son bilan et se livre sans concession

Mercato OM : Anigo défend son bilan et se livre sans concession

09/12/2011 - 08 h 05 Foot français » Transferts Commentaires

José Anigo lassé de subir les critiquesJosé Anigo lassé de subir les critiques©Maxppp

Interrogé sur le mercato hivernal, le directeur sportif de l'OM a tenté de défendre son bilan et s'est livré sans concession. Morceaux choisis.

Le mercato hivernal ouvre ses portes dans un peu plus de trois semaines et l’Olympique de Marseille a décidé de passer la seconde et ne s’en cache plus. Comme Didier Deschamps l’a expliqué en conférence de presse, le club phocéen va sans doute recruter offensivement pour pallier les absences de Gignac (blessure), d’André et de Jordan Ayew (CAN). Une belle idée sur le papier selon José Anigo, qui ne veut pas céder à la tentation de recruter pour recruter comme il l’a expliqué sur RMC. « Je suis d’accord, mais la priorité est aussi financière. Je sais aussi comment ça se passe à Marseille. J’ai quelques bonnes années de boutique. Prendre quelqu’un, c’est bien. Prendre un bon joueur, c’est autre chose. Si c’est pour prendre quelqu’un et expliquer après que le directeur sportif s’est planté… Je n’ai pas très envie de ça. Et je crois que personne n’en a envie au club. » Un discours plein de bon sens pour un homme toujours en première ligne lorsque le renfort tant attendu se transforme en flop.

Une fois encore, l’avenir de Gignac et de Lucho Gonzalez est au centre de toutes les interrogations à l’OM. Et le directeur sportif avoue la difficulté de ses deux dossiers et le manque d’intérêt pour les deux Phocéens. « Avec Lucho, on sait ce qu’on a. C’est quand même un bon joueur, même si les opinions divergent. Gignac, il est blessé. C’est d’abord une mauvaise nouvelle pour lui. Même si un club avait un regard plus poussé sur lui, je pense que ce serait effectivement plus compliqué. Donc pour le moment, on ne peut pas dire qu’il y a un club qui se manifeste. Ça va durer encore quelques semaines. Si on perd ces deux joueurs, en plus de ceux qui vont à la CAN, combien faut-il prendre de joueurs pour arriver à avoir une équipe qui corresponde à quelque chose ? C’est un mercato très difficile à gérer. »

José Anigo, le mal aimé

On n’en saura pas plus sur les éventuelles pistes étudiées actuellement par la cellule de recrutement des champions de France 2010. Insatiable, José Anigo évoque ses traditionnels coups réalisés ces dernières saisons, comme pour justifier son rôle au sein du club phocéen. « On peut parler d’Amalfitano, Valbuena, Nkoulou, Mandanda, Rémy. Quand on a perdu Niang, ça faisait un scandale. On m’a expliqué que Loïc Rémy n’était pas un joueur de classe internationale, qu’il n’avait pas d’expérience. La première année, il a mis 16 buts. Excusez-moi, je me suis peut-être trompé, mais c’est pas mal ! »

Pour finir, il accuse une certaine catégorie de personne de nuire à son image et à celle de l’OM. Une sorte de cabale qui lui fait forcément du tort et qui le blesse dans son for intérieur. « Mon tort, c’est que je laisse beaucoup parler, que je ne réponds pas parce que je n’ai pas envie. Mais ça m’emm… d’entendre des reproches qui ne sont pas justifiés. Je trouve très injuste d’entendre par moments que je suis à la solde des supporters, que c’est moi qui manipule. C’est fatigant. Il y a un lobbying qui est fait dans les coulisses qui est malsain. C’est triste d’entendre des choses injustes qui sont colportées par des gens médisants. Ça fait du mal. Et pas seulement à moi, parce que j’encaisse, mais au club. » Un José Anigo à cœur ouvert qui n’élude aucun sujet. Pas sûr que cela suffise à faire de lui une personne indiscutée et indiscutable à Marseille...

Sébastien DENIS

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