Entretien avec... Claudio Caçapa : « Si j’ai une invitation de l’OL, je ne réfléchirai même pas »

Entretien avec... Claudio Caçapa : « Si j’ai une invitation de l’OL, je ne réfléchirai même pas »

05/02/2011 - 16 h 00 Foot français » Ligue 2 Commentaires

Evian TG, le nouveau défi de Claudio CaçapaEvian TG, le nouveau défi de Claudio Caçapa©Maxppp

Symbole d'un Olympique Lyonnais triomphant avec 6 titres de champion de France à son actif, Claudio Caçapa a décidé de revenir exercer ses talents dans l'Hexagone. À 34 ans, le défenseur central brésilien s'est engagé jusqu'à la fin de la saison avec Evian Thonon Gaillard. Un choix que l'ancien Lyonnais a expliqué à Foot Mercato, avant d'aborder ses projets de reconversion et le France-Brésil du 9 février

Foot Mercato : Tout d’abord, comment allez-vous ?

Claudio Caçapa : Ça va bien, ça va. Ça se passe bien ici à Évian, je suis content. Physiquement, tout va bien. Je suis de mieux en mieux. On travaille. Ça va beaucoup mieux. Je pense pouvoir débuter la semaine prochaine contre Châteauroux.

FM : Vous avez fait vos premiers pas dans le groupe cette semaine. Comment jugez-vous Évian Thonon Gaillard, votre nouveau club ?

CC : Je le sens très bien. Il y a de très bons joueurs. C’est un groupe qui vit très bien, avec une très bonne ambiance surtout. C’est parfait. Je crois que l’on a tout ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout.

FM : Pourquoi avez-vous choisi de revenir en France ?

CC : Parce que j’aime ce pays. J’adore la France. Mon fils est né ici à Lyon. Ma femme adore elle aussi la France. Et on commence déjà à penser à la retraite ! Même si j’ai encore faim et envie de jouer au football. Pour moi, c’est un défi de revenir jouer en France et de pouvoir jouer dans une équipe qui joue la montée. Mais c’est vrai que je pense aussi à l’avenir et pourquoi pas à rester ici en France après la fin de ma carrière.

FM : Aviez-vous d’autres sollicitations avant de vous engager avec Évian ?

CC : Oui, bien sûr. J’ai eu quelques propositions venant du Brésil. Mais moi je voulais changer d’air. Après Cruzeiro, dès que j’ai vu qu’Évian s’est renseigné sur moi, je me suis dit : "je vais rentrer en France".

FM : Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet d’Évian TG ?

CC : C’est un beau projet. Le club est premier, il joue la montée. Tous ceux avec qui j’ai parlé m’ont dit que c’était une bonne équipe, qui allait monter à coup sûr, même si nous on sait que rien n’est encore fait et qu’il reste du travail. Les amis qui habitent encore en France m’ont aussi dit que c’était une très bonne équipe qui serait dans le coup à la fin de l’année pour la montée en L1.

FM : D’un point de vue personnel, que pensez-vous pouvoir apporter au club ?

CC : Déjà, je vais apporter mon expérience, mais pas seulement. Je ne vais pas seulement me contenter de ça. Je veux montrer que je suis encore capable de jouer, je veux montrer sur le terrain que je peux les aider à monter. Je ne suis pas venu là en touriste, je suis encore un joueur de foot, j’ai envie de jouer et de prouver sur le terrain que je suis encore capable d’être titulaire.

FM : Vous avez signé un contrat de six mois. Prolongerez-vous automatiquement en cas de montée ?

CC : Non, on va en parler, on va renégocier si on monte et que tout se passe bien pour moi.

FM : On vous sent plein d’envie et d’ambition. Combien de temps vous donnez-vous encore en tant que joueur ?

CC : Je ne sais pas. Je commence à penser à ce que je ferai après ma carrière. Mais je ne peux pas encore dire dans combien de temps j’arrêterais. Pour l’heure, je ne pense qu’à jouer et aux quatre mois qu’il reste de compétition.




La France et l’OL dans le cœur

FM : Avez-vous déjà des projets pour votre reconversion ?

CC : Déjà, j’ai envie de rester en France et de travailler dans un club. Après pourquoi pas rentrer au Brésil et travailler là-bas pour un club français. Pour l’instant, je préfère me concentrer sur le jeu et après il sera temps de penser à autre chose.

FM : Ici en France, vous êtes forcément associé à l’Olympique Lyonnais. Cela vous plairait-il de revenir à Lyon dans le staff ou dans l’encadrement ?

CC : Ça, c’est clair ! Si j’ai une invitation, je ne réfléchirai même pas. C’est ma ville, je connais du monde, j’ai beaucoup d’amis là-bas et si c’est possible. Et si on m’offre quelque chose à Lyon, je serais heureux d’y rentrer.

FM : Est-ce que vous continuez à suivre les résultats des Gones ?

CC : Oui, bien sûr. Même au Brésil, j’allais sur des sites tous les jours pour savoir ce qu’ils avaient fait comme résultat, connaître le classement.

FM : Que pensez-vous des critiques à l’encontre de votre ami Cris cette saison ?

CC : Cris, ça fait longtemps qu’il est là. Il est le capitaine. Il faut voir tout ce qu’il a fait pour le club.

FM : Êtes-vous toujours en contact avec lui et les autres Brésiliens qui étaient à Lyon avec vous à l’époque (Juninho, Edmilson, Nilmar, Fred...) ?

CC : Oui, j’ai eu Cris cette semaine. On a discuté longtemps. Il était content que je revienne en France. Je n’ai pas eu Juni encore, mais je vais bientôt l’appeler. Je parle souvent avec Edmi, Fred et Nilmar.

FM : Il y a un séduisant France-Brésil qui se prépare pour la semaine prochaine ? Quel est votre pronostic ?

CC : Malheureusement, je ne pourrai pas y aller parce que j’ai entraînement le lendemain. Je vais le regarder à la télé. C’est un match difficile. Je ne sais pas ce qui va se passer. C’est un match qui promet.

FM : À Cruzeiro, vous avez pu observer la nouvelle génération qui compose en partie la Seleção. Quel est votre regard sur elle ?

CC : Il y a de très très bons joueurs, des jeunes. Neymar ne sera pas là, mais c’est lui le plus fort. C’est lui dont on va beaucoup entendre parler ici en Europe. À mon avis, son avenir en Europe est assuré avec ce qu’il a fait l’année dernière au Brésil, il n’y a pas photo. Il est très très fort.

FM : Vous avez passé deux saisons à Newcastle. Pensez-vous qu’Hatem Ben Arfa, que vous avez connu à Lyon, peut enfin exploser là-bas en Angleterre ?

CC : De toute façon, si Hatem est bien dans sa tête, il sera bon partout. C’est un très très bon joueur et il a tout ce qu’il faut. S’il est costaud dans sa tête, je ne suis pas inquiet. Avec ce que j’ai vu à l’entraînement et en match à Lyon, je ne me fais pas de souci.

FM : Que peut-on vous souhaiter pour la fin de saison ?

CC : D’accrocher la montée ! Si je suis là, c’est pour aider le club à atteindre cet objectif.

Alexis Pereira

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