Friand des paris sur le marché des transferts, Arsène Wenger a souvent eu le nez creux à l’idée de recruter des joueurs pour Arsenal. Mais pour de nombreuses bonnes pioches, le manager alsacien a également connu de sacrés échecs. La presse anglaise se régale à l’heure de se remémorer ses plus gros flops. La Rédaction FM a sélectionné un onze des ratés du technicien français sur ses nombreux mercatos.

Richard Wright : il devait être le successeur de David Seaman dans les buts d’Arsenal. Le portier anglais, arrivé d’Ipswich pour environ 8 M€ alors qu’il venait de glaner ses deux premières sélections en équipe nationale d’Angleterre, ne sera finalement resté qu’une saison chez les Gunners (22 apparitions toutes compétitions confondues, 12 en Premier League). Hormis une saison pleine à Everton en 2001/2002, il terminera sa carrière dans un relatif anonymat, jouant les doublures voire les numéros 3 à West Ham, Portsmouth ou encore Manchester City.

Nelson Vivas : cadre de la sélection d’Argentine, le défenseur débarquait à Highbury à l’été 1998 précédé d’une belle réputation et au sortir du Mondial en France. Seulement, sa première saison lui sera fatale. Malgré 23 titularisations en Premier League, l’international albiceleste (40 sélections, 1 but) n’a pas réussi à passer devant Lee Dixon ou Nigel Winterburn. Après seulement 7 apparitions la saison suivante, il quitte le navire, direction le Celta Vigo, ne laissant pas franchement d’énormes souvenirs à Londres.

Igor Stepanovs : son recrutement avait tout d’un pari. À l’été 2000, l’entraîneur français recrutait le défenseur central au Skonto Riga, qui décrochait tous les titres à l’époque en Lettonie, pour près de 2 M€. Et s’il avait plutôt bien démarré, l’ancien international letton (100 sélections, 4 buts) a vécu un véritable cauchemar le 25 février 2001 face à Manchester United (6-1). Deux saisons et dix petits matches plus tard, il prenait la porte, direction Beveren. Le Letton reste dans l’esprit des supporters londoniens comme l’un des pires défenseurs de l’ère Wenger.

Sébastien Squillaci : Wenger pensait sans doute tenir un taulier pour sa défense quand il recrutait le Français au FC Séville à l’été 2010. Sa première saison le fera rapidement déchanter, l’ex-international tricolore (21 sélections) ne répondant pas franchement à ses attentes, loin de son niveau à Monaco ou en Espagne, et ce, malgré un temps de jeu correct (32 apparitions toutes compétitions confondues). De quoi perdre sa place les saisons suivantes et le temps de jeu qui va avec (6 apparitions en 2011/12 et 1 seule en 2012/13).

André Santos : le latéral gauche n’a passé que deux saisons à Arsenal (2011-2013), mais il n’a enflammé le public londonien qu’une fois l’annonce de son départ officielle ! Arrivé de Fenerbahçe pour près de 8 M€, le défenseur, précédé d’une sacrée réputation au regard de ses 24 capes avec le Brésil, n’a jamais franchement convaincu malgré quelques buts. Il repartira ensuite se refaire la cerise au Brésil. Aujourd’hui, il court toujours, en Turquie, du côté de Boluspor.

Denilson : arrivé à Arsenal à l’été 2006 après s’être révélé du côté de São Paulo, le milieu de terrain a dû attendre deux saisons avant de se voir confier un rôle majeur au sein de l’effectif (37 matches de Premier League en 2008/09). Seulement, il n’en profitera pas pour s’imposer comme un incontournable. Résultat, cinq ans après, il repartait en prêt à São Paulo, son club formateur. Aujourd’hui âgé de 30 ans, l’Auriverde est libre de tout contrat...

Andreï Arshavin : certains trouveront la présence du Russe exagérée parmi ce onze de déceptions. Cependant, l’ailier recruté en janvier 2009 au sortir de son Euro 2008 canon, paye là sa triste fin de parcours chez les Gunners et notamment un exercice 2010/11 plus que poussif (1 réalisation en 19 apparitions en Premier League). Résultat, malgré 24 buts en 105 matches de PL et quelques faits d’armes dont un quadruplé à Liverpool en avril 2009, il repartait la tête basse au Zenit. Le natif de Saint-Pétersbourg évolue aujourd’hui au Kazakhstan, à Kairat.

Julio Baptista : le Brésilien, arrivé en prêt en provenance du Real Madrid à l’été 2006, n’a pas été mauvais sous les couleurs d’Arsenal. La Bestia a néanmoins manqué de régularité pour afficher le même visage qu’au FC Séville, où il avait conquis l’Europe du football. On retiendra quelques coups d’éclat, comme ce quadruplé à Anfield contre Liverpool en quart de finale de Coupe de la Ligue (3-6) et un doublé sur la pelouse de Tottenham au tour suivant (2-2). Pas grand-chose d’autre à signaler.

José Antonio Reyes : il était considéré comme l’un des plus grands espoirs en devenir du football espagnol. On lui promettait un destin glorieux à Arsenal, qui avait déboursé 20 M€ pour l’enrôler à Séville en janvier 2004. Il n’en a rien été. Il n’aura réellement réussi qu’une saison, en 2004/05 (9 réalisations en 30 matches de Premier League). Le gaucher ne restera pas comme une légende à Londres. Aujourd’hui à Cordoba, en Segunda Division, l’Ibère aura davantage marqué l’Atlético Madrid et le FC Séville, son club formateur, que les Gunners...

Francis Jeffers : il était censé devenir l’attaquant phare des années 2000 après des débuts canons au sein de son club formateur, Everton. Arsenal mettait plus de 10 M€ sur la table, une sacrée somme à l’époque, pour l’accueillir à l’été 2001. Malheureusement pour Wenger, l’éphémère international anglais (1 cape, 1 but) ne s’est jamais imposé. En 2003, face à ce constat d’échec, il repartait chez les Toffees. Mais la machine s’était grippée, lui offrant une carrière loin des promesses affichées, avec notamment un passage en Championship à Sheffield, deux expériences en Écosse (Rangers et Motherwell) ou encore des exils dorés en Australie (Newcastle Jets) et à Malte (Floriana). Ne trouvant pas de clubs pour poursuivre, il raccrochait en 2014.

Park Chu-young : 7 matches toutes compétitions confondues, 1 seule apparition de 8 minutes en Premier League pour 1 but marqué : le bilan du Sud-Coréen à Arsenal valide sa place dans ce onze. D’autant que les circonstances de son arrivée à Londres à l’été 2011 avaient fait naître de grosses attentes outre-Manche. Les Gunners l’avaient en effet soufflé, pour 7 M€, au nez et à la barbe de Lille, avec qui l’attaquant s’était mis d’accord. Il joue aujourd’hui au pays, au FC Séoul, où il affiche, à 32 ans, de belles statistiques (49 réalisations en 164 apparitions en K League).

Ils auraient eux aussi pu figurer dans ce onze : Luis Boa Morte, Marouane Chamakh, Pascal Cygan, Gervinho, Junichi Inamoto, Ryo Myaichi, Oleg Luzhny, Amaury Bischoff, etc...