La disparition d’Emiliano Sala, confirmée dans la nuit par les autorités britanniques, bouleverse le monde du football. Les hommages se succèdent ces dernières heures sur les réseaux sociaux. Une minute d’applaudissements sera observée sur toutes les pelouses de Ligue 1 et de Ligue 2 ce week-end à la demande la Ligue de Football Professionnel. Le FC Nantes, profondément marqué, a décidé de retirer le n° 9 que portait l’attaquant argentin. L’émotion est vive, aussi, à Cardiff. « Nous devons simplement essayer d’aller de l’avant. On ne peut pas oublier ce genre de choses. On essaye de garder le souvenir de notre rencontre avec Emiliano dans un coin de notre tête », témoignait Neil Warnock, manager des Bluebirds, ce vendredi en conférence de presse.

Dans une atmosphère chargée, le technicien anglais n’a pas caché ses sentiments. « Tout le monde s’attendait au pire. J’ai reçu un coup de fil hier soir. C’était étrange. La nouvelle a soulagé et réconforté la famille. Je ne sais pas comment les joueurs se sentent car je ne les ai pas encore vus », a-t-il expliqué, relayé par le Wales Online, avouant avoir vécu des semaines difficiles. « J’étais un peu secoué. J’étais surpris de pleurer. Parfois, on ne réalise pas à quel point on est touché par certaines situations. Je crois qu’il n’y a rien de mal à pleurer. N’importe quel parent aurait pensé à Emiliano à ce moment-là », a-t-il indiqué.

« C’était juste un mec bien »

S’il n’a pas côtoyé très longtemps l’ancien Bordelais, le coach lui a rendu un hommage vibrant, regrettant l’homme et le joueur. « Je crois qu’Emiliano était un joueur qui collait à ma philosophie. C’était un joueur accrocheur qui, pour moi, aurait marqué 10-15 buts par saison ici, mais aussi un joueur collectif, un gros travailleur. Et en même temps, c’était un type bien. Il n’était plus tout jeune, mais il arrivait au top, je le sentais. Il était dans sa zone de confort en France, mais il s’est amélioré tous les ans. Il avait un peu peur de relever le challenge ici, mais il savait qu’il devait franchir le pas », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Je pensais qu’il pouvait marquer des buts en Premier League et c’est plus facile en rejoignant un club familial comme Cardiff, avec un groupe de joueurs unis. Il avait tout pour réussir avec nous. Il avait un sacré sens de l’humour et j’aimais ses goûts musicaux. C’était juste un mec bien, personne n’avait rien de mal à dire sur lui », a-t-il lancé, remerciant l’Angleterre et le monde du football pour leur solidarité et annonçant un nouvel hommage ce week-end contre Southampton. « Nous porterons un brassard noir et observerons une minute de silence. Je suis sûr que les supporters de Southampton nous suivrons », a-t-il conclu, ému, laissant de côté les histoires de gros sous liées au transfert. L’important est ailleurs.