Dans un monde idéal, Manchester City aurait remporté le titre de champion d’Angleterre 2017-2018 lors du derby face à Manchester United la semaine dernière. Au lieu de cela, c’est grâce à la défaite de MU, plus que surprenante, face à la lanterne rouge WBA qui a officialisé le couronnement des Citizens. Sans jouer, les hommes de Guardiola ont pu fêter l’aboutissement d’une saison parfaitement menée sur le plan national. Et où rien n’est laissé au hasard par Pep Guardiola.

Le Daily Mail revient aujourd’hui sur les coulisses du travail effectué par l’entraîneur espagnol à Manchester City. Outre sa maîtrise tactique, ce sont aussi les à-côtés qui sont pris très au sérieux par l’entraîneur espagnol. Première chose, renforcer l’identification au club pour les joueurs, qui viennent de tous horizons. C’est pourquoi la chanson Wonderwall du groupe Oasis, dont les frères Gallagher sont d’immenses fans de City, est jouée dans les vestiaires, ou encore pourquoi des vitres ont été installées dans le tunnel menant au terrain à l’Etihad Stadium pour créer un lien plus fort avec les supporters.

Pas de wifi partout

Chaque détail est scruté par Guardiola, ce qui vient rappeler son admiration pour Bielsa. L’Espagnol avait par exemple voulu que le vestiaire des Citizens soit circulaire, afin que tous les joueurs puissent communiquer facilement entre eux et ne pas favoriser l’émergence de clans. De même, pour améliorer la cohésion d’équipe, tout est fait pour les joueurs passent un maximum de temps ensemble. Il y a les repas d’après-match par exemple, ou, plus original, le wifi coupé dans certaines parties des installations au centre d’entraînement pour leur éviter de trop se pencher sur leur téléphone.

Guardiola est également tatillon sur l’apprentissage de l’anglais, alors qu’il souhaite s’exprimer uniquement dans cette langue à tous ses joueurs. Même exigence sur l’alimentation, qui est également l’un des dadas de Thomas Tuchel, avec un contrôle exercé par la nutritionniste Silvia Tremoleda, ramené de Barcelone pour conseiller les joueurs. Si l’intransigeance de Guardiola ne crée pas de remous, c’est aussi parce qu’il sait se montrer coulant quand il le faut.

C’est après les (rares) défaites de Manchester City cette saison, notamment en Cup, qu’il a accordé des jours de repos à ses ouailles. Pour relâcher la pression, leur vider la tête, tout en continuant à leur faire croire en son projet de jeu. Lors des fêtes de fin d’année, malgré un planning de match chargé, Guardiola n’a pas hésité à se lâcher, devant ses joueurs, comme pour leur dire de lâcher prise. La méthode a fonctionné, du moins en Premier League !