Lucas Piazon a mis le feu à Chelsea. Pas sur le terrain, mais par voie de presse. Le milieu de terrain, prêté au club portugais de Rio Ave, a accordé une interview à A Bola, où il a dit sa lassitude d’être tout le temps envoyé en prêt. Il assure aussi avoir un immense respect pour Chelsea, club où il est arrivé en 2011 contre 7,5 M€ et avec lequel il est lié jusqu’en 2022. « Je suis fatigué de jouer un coup là, un autre coup là. Je dois trouver un endroit où je me sens comme à la maison. J’ai déjà fait de bonnes saisons en prêt, mais je suis revenu et été prêté de nouveau. Il n’y avait pas d’intérêt à partir en prêt, bien jouer, revenir, ne pas être utilisé et repartir en prêt », a-t-il notamment déclaré, ce qui a été bien évidemment repris par la presse anglaise, qui a occulté le passage suivant.

« Bien sûr, j’adore Chelsea, les gens du club. Je suis arrivé là-bas à 17 ans. J’ai toujours été très bien traité. Ils ont toujours été géniaux avec moi. Le résumé est simple : je n’ai pas réussi à Chelsea. J’ai même été plutôt bon lors des premiers matches, quand j’étais jeune, mais après je n’ai plus eu ma chance. C’est le football. Je ne peux pas blâmer que Chelsea, j’ai moi aussi accepté tout cela. Mais évidemment, il est arrivé un moment où être prêté une nouvelle fois ne m’avancerait pas. » Cela fait grincer des dents du côté des Blues, qui estiment ne pas mériter une pareille publicité.

Épouser une trajectoire plus classique

Spécialiste des prêts (ils étaient 42 joueurs dans ce cas en février dernier), le club londonien n’a pas hésité à envoyer son Brésilien aux quatre coins de l’Europe : Malaga, Vitesse Arnhem, Eintracht Francfort, Reading, Fulham, Chievo et donc désormais Rio Ave. « En fait, il n’y a aucun problème. Mais c’est normal, c’est Chelsea, et parfois les journaux sont intéressés par la polémique. On parle de Chelsea, l’un des plus grands clubs du monde. Ce n’est pas facile pour des jeunes joueurs. Il y avait, pour Lucas, une concurrence « anormale », avec de grands joueurs à son poste, et ce n’est clairement pas facile de jouer là bas », a réagi l’agent du joueur brésilien, Umberto Riva. Ce dernier s’occupe de Piazon depuis un an et demi. Si son prêt à Chievo lors de la deuxième partie de saison dernière n’a pas marché (contrairement à celui à Fulham entre 2016 et 2018), il fonde beaucoup d’espoirs sur celui à Rio Ave (actuel 5e de Liga NOS), d’autant qu’il tente de coller aux désirs du joueur.

Il s’agit d’un prêt de deux ans, pour donner un peu de stabilité à Piazon et de le mettre dans des conditions sportives idéales, avec un entraîneur qui le désire. « On est sûr que ça va bien se passer à Rio Ave. Le club le veut, c’est un prêt de deux ans. Et c’est un club qui, derrière les trois gros du championnat, se bat toujours pour accéder à l’Europe », poursuit Riva. La question du pourquoi de la nouvelle prolongation de Piazon (jusqu’en 2022) se pose forcément. « Si Chelsea ne pensait pas qu’il avait de l’avenir, il ne lui aurait pas proposé de nouveau contrat. Chelsea est un club très correct. On a pris ensemble la décision de continuer, de renouveler ensemble. Le meilleur choix pour poursuivre sa carrière, c’était d’aller en prêt cette saison. Rio Ave était le meilleur projet pour Lucas », ajoute Riva. Considéré comme le deuxième meilleur joueur de moins de 20 ans en 2014 derrière Januzaj mais devant Marquinhos, Sterling ou encore Depay, Lucas Piazon ne cherche désormais qu’une chose : trouver de la stabilité, du temps de jeu et pouvoir vivre une carrière de footballeur un peu plus classique que ce qu’il a connu jusque-là.

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