Incapable de remporter ses trois derniers matches (deux nuls, une défaite), Arsenal continue de fonctionner sur courant alternatif. Un constat qui commence sérieusement à agacer le board des Gunners. Arsène Wenger parti après plus de vingt ans de règne, les décideurs londoniens avaient misé sur Unai Emery en 2018. Remis en selle après sa fin chaotique au Paris Saint-Germain, l’Espagnol a su emmener les Gunners en finale de Ligue Europa (perdue contre Chelsea).

En revanche, le Basque n’a toujours pas trouvé la formule magique en championnat pour placer à nouveau Arsenal dans le Big Four de la Premier League, synonyme de Ligue des Champions. Cette année, le scénario semble se répéter. Cinquièmes du classement, avec six points de retard sur le quatrième, les Gunners peinent à se faire une place au soleil. Pas vraiment une bonne nouvelle pour Emery, dont le futur à l’Emirates est de plus en plus menacé, certains médias évoquant même des contacts déjà établis entre la direction du club et José Mourinho.

La cote d’Emery n’est pas très haute

L’Espagnol parviendra-t-il à renverser la vapeur ? Très critiqué ces derniers jours par la presse anglaise, Emery a encore eu droit à son lot de reproches. Et cette fois, c’est le Daily Mail qui a dressé une liste de ce que lui reprocherait son vestiaire. Tout d’abord, les stars de l’équipe ne seraient pas convaincues par la capacité de leur coach à remettre les Gunners sur de bons rails. Pour expliquer cette défiance, une absence d’identité dans le jeu est avancée. Ensuite, vient la gestion du cas Mesut Özil. Mis au placard pendant plus d’un mois (entre le 25 septembre et le 30 octobre), l’Allemand est réapparu lors des deux derniers matches en tant que titulaire. Mieux, suite à l’affaire Granit Xhaka, son nom a même été cité pour reprendre le brassard de capitaine. Autant d’événements contraires en peu de temps qui feraient débat chez les joueurs.

Ensuite, l’anglais d’Emery serait un souci malgré la volonté du coach de parler dans la langue de Shakespeare. En clair, les efforts d’Emery sont unanimement salués, mais le tabloïd indique que ses consignes seraient parfois mal comprises et que l’Espagnol n’arrive toujours pas à se faire entendre à 100% par ses troupes, plus d’un an après son arrivée sur les bords de la Tamise. Quatrième point : une perte d’autorité suite à l’affaire Granit Xhaka. Le Suisse a été critiqué par son entraîneur après sa réaction envers le public de l’Emirates lors du match contre Crystal Palace (2-2), mais personne ne sait encore qui héritera du brassard. Un flou jugé trop long. Enfin, Emery souffrirait d’un manque de charisme comparé à son illustre prédécesseur. En effet, si l’intention de l’Espagnol de multiplier les entretiens avec ses joueurs pour faire au mieux est louée, ce dernier n’aurait pas l’aura et le charme de l’Alsacien pour transcender ses éléments. Bref, encore une fois, Emery en a pris pour son grade en Angleterre !