761 minutes. Voilà 761 minutes qu’Emmanuel Rivière (25 ans) attend d’ouvrir son compteur but avec Newcastle en Premier League (une passe décisive seulement à son actif dans cette compétition). Auteur d’un doublé en Capital One Cup, contre Crystal Palace (0-2), le 24 septembre 2014, l’attaquant français n’a encore jamais trouvé la faille en championnat, malgré quinze tirs en seize apparitions, selon le site de la Premier League. Ce mercredi, contre Manchester United (0-1, 28e journée), il a pourtant eu les occasions pour marquer ce but libérateur. Mais soit il a fait le mauvais choix, soit David De Gea s’est interposé. Et quand il aurait dû obtenir un penalty, l’arbitre Anthony Taylor l’a ignoré. Le signe que rien ne va... Son manager John Carver a tenté d’expliquer le blocage de l’ancien international Espoirs tricolore (13 sélections, 5 buts).

« Parfois, avec Manu, le problème vient de la longueur de sa disette. Il essaye de s’assurer de faire le geste parfait au lieu d’être spontané et de simplement pousser le ballon au fond des filets », a-t-il expliqué en conférence de presse. Pour autant, l’entraîneur se veut positif, soulignant le travail abattu par son joueur. « Il y a eu des choses positives ce soir (mercredi). Il ne faut pas oublier qu’Emmanuel et les autres, même les remplaçants, ont tout donné », a-t-il glissé. S’il conserve la confiance de son entraîneur, l’ancien pensionnaire de Saint-Étienne, Toulouse et Monaco doit avoir le moral dans les chaussettes. Pourtant, au sortir de sa meilleure saison en Ligue 1 (10 réalisations en 30 apparitions en L1 en 2013/14), le Martiniquais semblait enfin avoir lancé sa carrière sur les bons rails, après des débuts prometteurs mais irréguliers.

Les Magpies avaient même déboursé 8 M€ pour se l’offrir l’été dernier et Jean-Pierre Papin, Ballon d’Or France Football 1991 et consultant pour beIN Sports, voyait même en lui un candidat à l’équipe de France à l’été 2013. « Un garçon comme Emmanuel Rivière est un candidat crédible », expliquait-il à La Provence. À l’époque, le buteur marchait sur l’eau et caracolait en tête du classement des buteurs de L1 sous la tunique de l’ASM. Une période bien lointaine... Il reste désormais dix matches à Emmanuel Rivière pour briser la malédiction et enfin trouver le chemin des filets en Premier League pour montrer qu’il n’a pas perdu toutes ses qualités et prouver à Newcastle qu’il n’a pas fait le mauvais choix en lui offrant un contrat jusqu’en juin 2019.

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