Vanté pour ses trouvailles sur le marché et ses jolis coups sportifs et médiatiques, l’OGC Nice n’a pas l’habitude d’être taclé. Et pourtant, ce mercredi, dans les colonnes de L’Équipe, Mathieu Debuchy (32 ans) ne prend pas de pincettes pour régler ses comptes avec le Gym. Proche de s’engager avec les Aiglons cet été, le latéral droit, sous contrat jusqu’en juin 2018, n’a pas manqué de pointer du doigt le comportement limite de certains dirigeants azuréens.

« J’avais rencontré Julien Fournier, au mois de juin, à Monaco. On a discuté de tout, de Nice, de moi, pour savoir où j’en étais. Ensuite, il m’a demandé de rencontrer le coach, ce que j’ai accepté, forcément. J’ai même accepté de faire des tests physiques, ils ont été positifs mais derrière, je n’ai plus eu de nouvelles », a-t-il raconté, désabusé, expliquant avoir appris l’arrivée de Christophe Jallet à l’Allianz Riviera par la presse.

Nice assume son erreur

L’international tricolore, déçu, va jusqu’à parler de « carotte » mise par l’OGCN. « J’en ai voulu à Fournier parce qu’il aurait au moins pu m’envoyer un message, m’avertir que, finalement, je n’étais pas leur choix. Ça aurait été... juste normal. Voilà, ça m’a énervé, ce n’était pas correct de leur part », a-t-il regretté, précisant ne pas avoir été contacté par l’Olympique de Marseille lors du dernier mercato.

Interrogé par le quotidien sportif, le décideur niçois a assumé. « Je ne lui avais fait aucune promesse, mais là où il a raison - et je n’ai pas de gêne à reconnaître quand j’ai tort -, c’est que j’aurais dû l’appeler et je ne l’ai pas fait. Même si on a finalement choisi Christophe (Jallet), ça aurait été la moindre des corrections, d’autant que le contact avait été très bon », a-t-il reconnu. Une maigre consolation pour Mathieu Debuchy, qui doit se contenter d’entraînements avec le groupe professionnel et de matches avec la réserve des Gunners. Jusqu’à janvier et le prochain mercato du moins...