Au sommet de son art en 2014/15 sous la tunique de l’AS Saint-Étienne (17 réalisations et 3 passes décisives en 31 apparitions en Ligue 1), Max-Alain Gradel (29 ans) pensait revenir en Angleterre, dans son ancien club Bournemouth, avec un statut bien différent. Seulement, les blessures (rupture des ligaments croisés du genou) et la concurrence (Joshua King et Benik Afobe lui sont régulièrement préférés) l’ont rapidement fait déchanter. Aujourd’hui, l’attaquant n’est qu’un joueur de complément aux yeux de son manager Eddie Howe (9 entrées en jeu seulement en Premier League cette saison). Une situation qui ne convient évidemment pas à l’international ivoirien (55 sélections, 9 réalisations) comme il l’a confié à Talents d’Afrique sur Canal +.

« Je pensais faire une grosse saison. Mais ça s’est passé autrement. Il faut passer là dessus et en tirer des leçons. Car c’est soit on accepte cette situation, soit on se retrousse les manches. C’est soit on fait des sorties médiatiques pour dénoncer, soit on se tait, on donne tout ce qu’on a pour prouver au club qu’il a tort », a-t-il lâché avant de poursuivre. « Aujourd’hui, je suis en pleine forme. Je m’entraîne et me donne à 100%. Et quand l’entraîneur qui fait des choix me dit : "Je suis très content de la manière dont tu t’entraînes, tu es l’un des meilleurs à l’entraînement. Je suis dans une situation où quand je ne te fais pas jouer, j’ai mal", ce sont des mots forts. Si le coach fait marche arrière et recommence à me faire jouer même des bouts de matches, c’est qu’il a peut être pris conscience de quelque chose », a-t-il expliqué.

Gradel sait ce qu’il veut

Du coup, face à son temps de jeu famélique, l’ex-Stéphanois, qui a déjà tenté de partir au mois de janvier, a pris une décision claire : il veut changer d’air lors du prochain mercato. « J’envisage un départ. Et ça, c’est clair pour moi et le club. Un joueur de mon statut, j’ai plus 16 ans, ne peut pas se contenter de ça. Et dans la vie, c’est important que tout se fasse dans le respect. Je pars en fin de saison et c’est clair. Il y a plusieurs pistes, mais dans le football il ne faut également pas trop vite s’avancer », a-t-il assuré, donnant quelques précisions sur ses premières touches.

« Depuis janvier, il y a eu beaucoup d’offres. De la France, d’Angleterre et d’Espagne. Mais il faut faire de bons choix, ne pas se précipiter et faire les mêmes erreurs. Ça ne sert à rien de dire que je vais dans tel club et qu’à la fin ça ne se fasse pas. Ma priorité, c’est l’Angleterre », a-t-il conclu. Cité dans le viseur de l’Olympique Lyonnais, West Ham et Burnley ces derniers mois, Max-Alain Gradel sait clairement ce qu’il veut. Reste maintenant à savoir quel sort lui réserveront les turpitudes du prochain marché des transferts.