L’histoire de David N’Gog, c’est avant tout celle d’un espoir déchu. Espoir du Paris Saint-Germain, d’abord. Son club formateur où il ne disputera qu’une quinzaine de matches pour un petit but avant de taper dans l’œil de Liverpool, qui le recrute pour 1,5 M€ à l’été 2008. N’Gog a alors 19 ans et il découvre la difficile Premier League aux côtés de grands noms comme Steven Gerrard, Fernando Torres ou Dirk Kuyt. Mais sur les bords de la Mersey, il n’arrivera jamais à imposer son mètre 90.

En trois saisons, il ne remportera aucun trophée avec les Reds. Un palmarès à l’image de son bilan personnel, l’ancien Francilien n’inscrivant que 19 buts en 92 apparitions. Alors, pour se refaire une santé, l’international français U21 (1 sélection), décide de rejoindre Bolton, une écurie moins huppée à même de le laisser s’exprimer. Pas de chance, le club est relégué en Championship pour sa première saison. Un championnat qu’ils ne quitteront pas jusqu’à aujourd’hui, et qui paradoxalement ne permettra pas à N’Gog de faire parler la poudre. Et pourtant, après 14 buts en 81 apparitions, l’ancien Red fait de nouveau parler de lui en Premier League, où Swansea vient d’officialiser son arrivée (pour six mois).

Il faut dire que le natif de Gennevilliers fait parler de lui ces dernières semaines. S’il n’avait pas inscrit le moindre but avec Bolton cette saison avant début novembre, il s’est bien rattrapé en scorant à trois reprises lors de ses quatre derniers matches. Pas forcément de quoi rentabiliser les 4,5 M€ investis à l’été 2011, mais apparemment suffisant pour attirer l’attention d’écuries de Premier League. Swansea, qui peut compter sur un Wilfried Bony en pleine forme pour suppléer un Michu blessé, voit donc en l’ancien du PSG le troisième homme parfait pour compléter son effectif offensif.