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Quatre étoiles mondiales pour un chaos européen

12/03/2009 - 17 h 22

9 juillet 2006, une date cochée depuis belle lurette par Raymond Domenech. Elle marque en effet la date de la dernière finale de la coupe du Monde remportée par la Squadra Azzurra aux dépens de la France. Une quatrième étoile sur le maillot transalpin symbolisant alors la réussite du football italien à cette époque. Considérée comme l’un des meilleurs championnats de la planète, la Série A est un impressionnant vivier pour le sélectionneur en place Marcello Lippi, qui ne s’appuie que très rarement sur des joueurs évoluant à l’étranger, hormis les tauliers que peuvent être Luca Toni et Fabio Cannavaro. Pour le reste, tout se déroule sur La Botte.

Sur La Botte et nulle part ailleurs, c’est ce que l’on peut penser aujourd’hui. Au lendemain des huitièmes de finale de la Ligue des Champions, l’Italie est au bord du gouffre. L’élimination de tous ses représentants n’y est évidemment pas étrangère. Trois équipes présentes le 24 février dernier, plus une seule en ce jeudi 12 mars. Il y avait belle lurette que les quadruples champions du monde n’avaient pas rencontré pareil fiasco, le dernier remontant à la saison en 2001-2002. Une surprise de taille aujourd’hui, d’autant que la finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes se déroulera à Rome le 27 mai prochain. Mais sans une quelconque formation transalpine.



L’incroyable bourreau anglais

Car une fois encore, la vedette est volée par les clubs du Big Four britannique. Le fameux quatuor anglais composé de Liverpool, Chelsea, Manchester United et Arsenal sera bel et bien présent en quarts de finale, après avoir connu des fortunes diverses, mais en se qualifiant tout de même. Et comble de l’ironie, les trois derniers cités se sont imposés face à des formations italiennes. Le temps de la domination du pays quadruple champion du monde semble révolu, lui qui était considéré comme imbattable au début des années 90, plaçant 5 équipes en finale entre 1992 et 1997. Administrateur-délégué du Milan AC (déjà éliminé de la coupe UEFA), Adriano Galliani assure que désormais, le calcio est entré dans une période de crise, comme il l’a commenté sur Radio Kiss Kiss. « Nous devons inverser la tendance. Ces trois éliminations ne sont qu’un signal et nous devons le prendre en compte, afin d’éviter de courir le risque d’une crise financière ».

Plus aucun représentant en Ligue des Champions, un seul en coupe de l’UEFA, l’Italie du football est au plus mal. Seule l’Udinese peut encore lui permettre de se racheter un certain honneur auprès des puristes, si tant est qu’elle parvienne à réaliser un bon parcours en C3. Mais pour cela, il faudra d’abord se débarrasser des champions en titre, le Zenit Saint Petersbourg. Pas une mince affaire là encore et l’hypothèse de connaître un sérieux néant dès les huitièmes de finale des deux compétitions européennes se rapproche à grands pas. De toute évidence, les formations italiennes devront trouver les solutions adéquates l’an prochain pour ne pas devenir la nouvelle risée européenne en matière d’échec. En attendant, certains amoureux du football pourront aller se consoler au Stadio Olimpico le 27 mai prochain, en assistant pourquoi pas au triomphe de l’un des bourreaux italiens. Et pourquoi pas Arsenal ?

->Julien Zito