
6-2. Jeu, set et match. Le Barça a mis fin au suspense en Liga, en allant chercher une éclatante victoire sur la pelouse de l’ennemi madrilène. Avec désormais sept points d’avance sur leur victime du jour, à 4 journées du terme de la saison, on voit mal ce qui pourrait priver Barcelone d’un sacre plus que mérité.
À tous ceux qui s’étaient laissé abuser par le classement, et croyaient en un possible retour des Madrilènes, le Barça a répondu avec ces mots qu’il manie si bien : transmission, mouvement, technique, et majesté. Ce Classico s’annonçait historique. Il n’aura finalement été que la consécration des Catalans, qui ont définitivement assis leur supériorité sur le Real, et plus globalement sur la Liga cette année.
Une humiliation historique
Jamais une équipe de Barcelone n’avait osé passer 6 buts dans l’antre du Real. La ferveur de l’autre côté des Pyrénées a donc été totale. Et la presse s’est bien évidemment déchaînée pour célébrer pareil champion. « Une humiliation pour clore la Liga », titre Marca. Exhibition, représentation, humiliation… Les substantifs ont fusé dans tous les journaux pour retranscrire l’incroyable récital joué par les Blaugrana, et bien évidemment la claque qui en a découlé pour les Merengues.
Les joies barcelonaises contrastent cruellement avec la déception de leurs adversaires. « Nous avons prouvé que nous devions être champions », lâche Leo Messi. Raul évoque quant à lui une défaite « très douloureuse, à cause de l’impression de facilité dégagée par le Barça ». Guardiola ira jusqu’à parler d’un des plus beaux jours de sa vie, en ayant l’élégance de saluer Madrid pour ses valeurs offensives. Thierry Henry, l’un des héros de la rencontre, se félicite de son côté de cette belle revanche, après le 4-1 subi par Barcelone la saison dernière.
Champion, avec la manière
La presse espagnole a donc unanimement fait de Barcelone un champion avant l’heure, en ne manquant pas de s’attarder sur l’ampleur de sa victoire plus que sur la manière. Les rushs destructeurs de Messi, l’efficacité d’Henry, l’intelligence de Xavi et Iniesta, ou encore le rendement exceptionnel de Yaya Touré ont finalement été éclipsés par la performance collective de l’équipe, et surtout le score final très lourd.
En cas de hold-up de Madrid, nul doute que les médias auraient épilogué sur un Barça qui pourrait finalement tout perdre. À quoi ça tient finalement ? À beaucoup. Car c’est bien un fossé qui séparait les deux équipes hier.
Alexis Toledano
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