C’est un signe qui commence à faire partie du décor sur les pelouses de Serie A. À chacun de ses buts, Andrea Belotti mime une crête de coq. Une célébration qui lui a valu un surnom : Il Gallo (le coq en italien). C’est l’un de ses proches, Iuri Gallo, qui lui avait suggéré de fêter ses réalisations de cette manière. Pourquoi ? « Quand j’étais gamin, j’allais souvent chez ma tante, qui a une ferme avec pas mal d’animaux. Le coq m’a toujours plu pour sa fierté, il a toujours la tête haute », avait confié le principal intéressé aux médias italiens.

Ce geste, l’attaquant du Torino l’a déjà effectué à huit reprises en 10 matchs de championnat cette saison. Et à trois fois en 4 sélections avec l’Italie. Alors certes, ce n’était que face à la Macédoine et au Liechtenstein (un doublé et une passe décisive samedi soir). Mais le joueur de 22 ans affiche une régularité intéressante depuis le début de l’exercice 2016-2017. Et apporte également des solutions à ses coéquipiers, de par son jeu en remise et sa qualité dans le domaine aérien. « Il a un sens du mouvement et un cynisme face au but. Il peut aussi jouer deuxième attaquant et s’adapter à tous les postes devant mais, c’est en pointe qu’il exploite toutes ses qualités », avance l’ex-entraîneur de l’Atalanta Emiliano Modonicco, qui a connu Belotti à ses débuts chez les jeunes d’AlbinoLeffe. Dans les colonnes de La Gazzetta dello Sport, il compare même son ex-protégé au mythique Gianluca Vialli dans ses premières années.

Il « doit beaucoup » à Giampiero Ventura

Il y a quelques années, nous vous avions fait découvrir le jeune Belotti, alors âgé de 20 ans, qui évoluait en Serie B du côté de Palerme. Un club qu’il fera remonter parmi l’élite cette saison-là, en 2013-2014. Un an plus tard, il quitte la Sicile pour le Piémont. Direction le Torino. Chez les Granata, le natif de Calcinate, en Lombardie, trouve enfin son rythme de croisière. Outre ses huit réalisations depuis le début de la saison, il en avait déjà inscrit douze lors du précédent exercice. Une confiance qu’il doit notamment à un certain Giampiero Ventura, qui lui a laissé sa chance aussi bien au Toro qu’en Nazionale, faisant de lui l’une des figures de proue de la nouvelle génération italienne, qui commence à faire son trou depuis le début des éliminatoires.

Son ex-entraîneur et néo-sélectionneur, Belotti ne manquait pas de le remercier en conférence de presse début octobre, avant le match contre l’Espagne : «  Il m’a beaucoup apporté. Il m’a surtout donné confiance. L’année dernière, en début de saison, j’ai connu quelques difficultés, mais il a continué à m’encourager et à m’aider. Je lui dois beaucoup ». Pour l’instant, l’attaquant d’1m81 et 72 kg lui rend la pareille aux côtés de son ancien coéquipier Ciro Immobile. Mais il peut (doit) aussi faire plus. Avec le Torino, il a raté deux penaltys depuis le début de la saison. Hier soir à Vaduz, il manque une énorme occasion de la tête en seconde période, alors que le but était grand ouvert. Une certaine amertume se ressentait d’ailleurs dans ses propos après le match : « Je suis content pour mon doublé et ma passe décisive. Mais on pouvait faire quelque chose en plus et il y a un peu de regrets », déclarait-il au micro de la Rai. Plus tueur, le Lombard tentera de l’être mardi prochain. Et cette fois-ci, ce sera l’Allemagne en face …