Cet été, de nombreux joueurs français sont partis tenter l’aventure à l’étranger. Dimitri Payet, Franck Tabanou, Jordan Veretout, Anthony Martial, Yohan Cabaye, ou bien encore Jordan Amavi, ils ont été nombreux à céder aux sirènes de la Premier League. Mais d’autres ont fait le choix de contrées différentes, et Samuel Souprayen s’est ainsi laissé tenter par l’appel de la Serie A. Après avoir arpenté les pelouses françaises sous les couleurs du Stade Rennais puis de Dijon, le latéral gauche a opté pour l’aventure de l’autre côté des Alpes, en s’engageant en faveur de l’Hellas Vérone : « J’étais en fin de contrat à Dijon. J’ai été mis en contact avec l’Hellas, je pouvais aussi signer au Rayo Vallecano. J’étais entre les deux, mais j’ai fait le choix de Vérone », nous explique ainsi le jeune homme de 26 ans.

Un choix qui s’explique aussi de par la confiance témoignée par le club transalpin, lequel compte réellement sur lui : « J’ai parlé avec le directeur sportif (Riccardo Bigon) qui est arrivé en provenance de Naples, j’ai rencontré les dirigeants. Le coach me voulait vraiment, on avait aussi discuté au niveau du temps de jeu, ce qui était important pour moi. Et pour le moment, ça se passe bien », savoure celui qui prend du plaisir en Italie : « Les gens peuvent dire que le championnat espagnol est meilleur, mais l’Italie est aussi un grand championnat, qui fait partie des championnats majeurs européens. Quand on quitte la France et la Ligue 2 et qu’on arrive en Serie A, on ne sait pas trop comment ça va se passer. Je suis un compétiteur, je suis là pour jouer, et c’est vrai que c’est allé vite ». En effet, depuis son arrivée au stade Marcantonio-Bentegodi, le défenseur s’éclate, s’imposant comme un titulaire à parti entière au sein d’un effectif qui, à 25 ans de moyenne d’âge, dispose d’un bel avenir :

« J’ai disputé 6 matches comme titulaire en 7 matches (seule exception, une entrée en jeu à 20 minutes de la fin contre l’Inter Milan, Ndlr). On m’avait promis du temps de jeu, c’était à moi de prouver aux entraînements que je méritais de jouer. L’engouement ici, c’est quelque chose. Les tifosi viennent te parler dans la rue, font même l’effort de me parler français. Quand tu passes de la Ligue 2 à la Serie A avec des stades comme San Siro, tu vois tout de suite la différence », s’amuse ainsi le natif de Saint-Benoît, qui reste néanmoins mesuré : « L’ambition, c’est déjà d’obtenir le maintien le plus rapidement possible. L’objectif ici, c’est de se maintenir rapidement. Après, à titre personnel, ce sera avant tout d’enchaîner les matches, de jouer le plus possible. Je comprends un peu l’italien, même si c’est encore difficile de parler. Mais que ce soit à court ou à long terme, l’objectif c’est d’enchaîner les matches », conclut-il. Comme l’on pourrait dire en terres transalpines, chi va piano va sano e va lontano.

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