Ce jeudi, Maurizio Sarri était présenté devant la presse en tant que nouvel entraîneur de la Juventus Turin. Après trois saisons à Naples, puis une du côté de Chelsea où il a remporté la Ligue Europa contre Arsenal (4-1), le technicien transalpin est revenu dans son pays natal. Devant les journalistes, il ne s’est pas caché et a même expliqué les raisons qui l’ont poussé à revenir dans la Botte et surtout à entraîner le club ennemi du sien, le Napoli.

« Je ne pense pas que ce soit un choix révolutionnaire. Je suis arrivé à Naples il y a trois ans et je donne le meilleur de moi-même. J’y suis allé parce que j’étais fan d’eux et j’avais le sentiment que nous pouvions devenir compétitifs. Lors de mes derniers mois à Naples, j’avais des doutes. Pour cette raison je suis parti à l’étranger pour ne pas passer directement à un autre club italien. Le doigt d’honneur et les petits piques vers la Juve ? Réaction exagérée, mais je m’étais expliqué. J’ai dit certaines choses, je me suis trompé et elles ont été instrumentalisées. J’ai eu un acte de respect extrême en partant à l’étranger après mon départ du Napoli au vu de ma situation familiale. En venant ici, je respecte ma profession », a d’emblée expliqué le natif de Naples voici soixante ans.

Dans la foulée, il s’est exprimé sur son nouveau club : « je compte me lever le matin pour étudier comment gagner des matchs. Le résultat n’est pas dû, je vais me lever le matin pour gagner. La Juventus a l’obligation d’avoir des résultats, en Ligue des champions également, mais nous devons faire face à 9 autres équipes qui ont le niveau de la Juve. Les responsabilités sont davantage au niveau italien qu’en Europe, où la Champion League est une compétition monstrueusement difficile ».

« Entraîner Ronaldo est aussi une marche supplémentaire pour moi »

Conscient que sa nomination a fait naître un sentiment de scepticisme chez les tifosi de la Vieille Dame, il a expliqué que partout où il était passé ce sentiment avait existé et que finalement il avait réussi à le combattre et à imposer ses idées ainsi que ses résultats. Il convient toutefois qu’arriver à la Juventus après Massimiliano Allegri n’est pas simple. « Il a eu des résultats extraordinaires. Son héritage est lourd. Parfois il était en difficulté et changeait le cours du match en peu de temps. C’était difficile mentalement de les affronter (lorsqu’il était à Naples, ndlr) », a avoué Sarri.

Enfin, il est évidemment revenu sur le fait d’entraîner Cristiano Ronaldo et visiblement, il a de grands projets pour le natif de Funchal. « Entraîner Ronaldo est aussi une marche supplémentaire pour moi : j’ai entraîné des joueurs forts à Chelsea, avec lui ça va au sommet du monde. Il a tous les records qui peuvent exister dans le football mondial. J’aimerais lui en faire battre un autre. J’ai entraîné un joueur qui est devenu recordman du nombre de buts sur une saison de Serie A (Higuain au Napoli, ndlr), j’aimerais le faire une seconde fois avec Ronaldo », a-t-il conclu. Une chose est sûre, Sarri a fait le show, espérons que ce soit pareil sur le rectangle vert !

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