Faire ses premiers pas en Ligue 1, s’engager en faveur d’un bon club français avant finalement de prendre la direction d’une grosse cylindrée européenne : voilà typiquement le genre de plan de carrière dont rêvent la plupart des joueurs issus de l’Hexagone. Oui mais voilà, tous n’ont pas la chance de pouvoir franchir ces échelons un par un et pour certains, le parcours est semé d’embuches. Et ce n’est très certainement pas Houssine Kharja qui dira le contraire.

Né dans la commune de Poissy, le milieu de terrain n’a jamais eu la chance de débuter chez les professionnels en France. Bien décidé à faire une carrière bon gré mal gré, le joueur va alors tout plaquer pour prendre la direction de l’Italie. De l’autre côté des Alpes, l’international marocain se lance dans un parcours du combattant pour atteindre les sommets. Il démarre en Serie B, sous le maillot de Ternana, où il réalisera 4 saisons de grande classe.

Remarqué, il arrive ensuite à l’AS Roma, mais ne parvient pas à s’imposer. 12 petits mois et puis s’en va, le joueur retrouve la Serie B à Piacenza. À nouveau étincelant, celui qui a grandi dans les Yvelines se voit offrir une nouvelle chance d’évoluer parmi l’élite, à Sienne puis au Genoa. Oui mais voilà, la success-story ne pouvait s’arrêter en si bon chemin. Et à la surprise générale, Kharja va finalement arriver cet hiver à l’Inter Milan sous forme de prêt. Une arrivée étonnante, mais force est de constater que le Franco-Marocain fait aujourd’hui un malheur (avec notamment déjà un but à son actif).

Vivant un rêve éveillé, Houssine Kharja avoue lors de sa conférence de présentation être encore sur son petit nuage : « C’est un honneur de rejoindre l’équipe championne du monde. J’étais ramasseur de balles quand Leonardo jouait au Paris-SG (1996-1997). J’ai encore quelques shorts de lui, troués, pour moi c’était une idole. C’est un rêve de l’avoir comme entraîneur. Je suis très ambitieux, je veux jouer ma carte. Depuis mes premières expériences italiennes, j’ai beaucoup grandi et je connais bien le football italien. J’essaierai de mettre en difficulté Leonardo. (...) Arriver à 28 ans dans l’équipe la plus forte d’Italie est une consécration, un point de départ pour les années à venir ». Gageons pour lui que le conte de fées ne se transforme pas en cauchemar.