Qualifié pour une seconde saison de suite en Ligue des Champions, l’Inter Milan est en train de construire tout doucement un cercle vertueux. Le club lombard, qui a rongé son frein pendant plusieurs saisons, semble enfin avoir trouvé la recette pour trouver son lustre d’antan et plusieurs éléments sont arrivés pour renforcer l’équipe. Ainsi, Diego Godin (Atlético de Madrid), Stefano Sensi (Sassuolo) et Valentino Lazaro (Hertha Berlin) ont rejoint le navire. Si plusieurs joueurs comme Nicolo Barella (Cagliari) ou Romelu Lukaku (Manchester United) pourraient également suivre, une certitude existe, Antonio Conte chapeautera ce nouveau projet. Interrogé en conférence de presse, l’ancien coach de la Juventus et de Chelsea s’est rapidement montré ambitieux.

« L’Inter a de grandes ambitions et c’est l’une des équipes les plus importantes au monde. Je suis une personne qui n’a pas de limites et je ne veux pas que les autres fixent des limites au début de la saison. Si je devais me limiter, je créerais immédiatement des alibis. Ces dernières années, il y a eu surtout un écart énorme avec la Juventus, puis le Napoli. Nous devons travailler dur et mieux que d’autres pour combler ce vide. Nous devons commencer par l’ambition de donner le meilleur de nous-mêmes. Voyons ce qui se passera ensuite », a lâché l’ancien sélectionneur italien. Son directeur sportif, Beppe Marotta, qu’il a côtoyé à la Juventus, est allé dans son sens et l’a désigné comme l’homme de la situation : « nous n’avons demandé à aucun autre entraîneur. Nous avons eu un accord rapidement et avons élaboré un programme novateur et très ambitieux qui respecte la valeur de l’équipe. Nous pensons qu’il est le bon entraîneur en ce moment historique. »

Radja Nainggolan et Mauro Icardi, deux victimes collatérales

Si l’Inter Milan progresse tout doucement avec deux quatrièmes places lors des deux dernières saisons, l’écart reste important. Pour Antonio Conte, cela est loin d’être dramatique et un rééquilibre des forces peut intervenir assez rapidement : « à la Juve, nous avons commencé après deux septièmes places et nous avons gagné. Avec Chelsea, je suis arrivé après une dixième place et nous avons gagné. Avec l’équipe nationale, nous avons tracé un chemin important. Rien n’est impossible mais nous devons aussi savoir que pour devenir possible, il faut travailler dur sur le terrain, sur le marché et sur la mentalité. » Justement, l’état d’esprit devrait condamner deux joueurs, Radja Nainggolan et Mauro Icardi. Beppe Marotta, qui leur avait déjà annoncé le chemin de la sortie hier, en a rajouté une couche.

« Ce n’est pas correct d’entrer dans les détails. C’était une décision difficile à prendre, mais nous ne sommes pas imprudents. Nous avons des obligations et nous ne pouvons pas imaginer l’épuisement de ces actifs. Nous avons décidé de faire ce choix : admettre officiellement que cela fait partie de ce monde. Nous avons des droits et des devoirs. Tous deux vont s’entraîner avec nous et nous respecterons ces droits », a lâché le dirigeant italien. Disposant d’une grande cote, Mauro Icardi est annoncé du côté de Naples et de la Juventus. Néanmoins, aucun mouvement n’a eu lieu de la part de ces derniers pour le joueur argentin : « j’exclus la possibilité d’aller à la Juventus car il n’y a pas de conditions. Aujourd’hui, le joueur est le protagoniste de son propre avenir, il doit trouver un club capable de satisfaire ses besoins. Mais jusqu’à ce moment, la Juventus ne voit même pas son ombre. Nous en parlerons éventuellement à la fin du marché. Aujourd’hui, nous devons avoir une vision plus optimiste des choses. »

Un possible échange entre le joueur de la Juventus Paulo Dybala et Mauro Icardi a été évoqué, mais une issue positive ne semble pas d’actualité pour Beppe Marotta : « pour le moment, il est utopique de penser que nous pouvons y parvenir. Je connais Dybala et sa valeur, Paulo est un excellent joueur. Mais aujourd’hui, c’est un discours utopique, même si tout est ouvert et que nous sommes à la fenêtre pour voir ce qui se passe. » Également questionné sur le mercato, Beppe Marotta a montré son envie de faire venir l’attaquant de l’AS Roma, Edin Dzeko, en Lombardie : « il est clair que nous sommes confrontés à un jeu d’échecs, où le vendeur essaie d’être meilleur que l’acheteur. Je ne cache pas que c’est un objectif, le joueur a montré son accord, mais il y a du respect pour l’autre club qui a les cartes en main. Nous sommes dans une phase interlocutoire. » Même son de cloche pour le milieu de terrain de Cagliari Nicolo Barella : « sur le marché, le vendeur a le droit de décider quelle quantité vendre, mais l’acheteur a tout aussi raison. Il faut avoir de la patience, mais il y a une congruence de valeurs que l’acheteur doit également établir. » Prêt à lancer la seconde phase de son mercato, l’Inter Milan est enfin prêt à redorer son blason. Le club nerazzurro s’en donne néanmoins les moyens.

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