Simone Zaza n’est pas vraiment un inconnu du grand public. Avril 2013, alors qu’il flambe du côté d’Ascoli en Serie B, le jeune attaquant est associé au PSG, que l’on dit intéressé par son potentiel et désireux de réaliser un coup à la Verratti. Une offre de 7 M€ était évoquée, elle n’a jamais été confirmée. Depuis lors, Zaza était retourné dans l’ombre. Mais attention, le voilà de retour sous le feu des projecteurs. Hier, le bonhomme était aligné d’entrée au côté de Ciro Immobile dans le 3-5-2 d’Antonio Conte, pour sa première cape avec la Squadra Azzurra face aux Pays-Bas. Un test ô combien concluant : élu homme du match par la Gazzetta dello Sport, il a convaincu par son activité incessante sur le front de l’attaque et sa capacité à se procurer des occasions. S’il n’a pas été assez tueur face au but, il a notamment provoqué le pénalty qui a profité à De Rossi, et par la même l’expulsion de Martins Indi. En bref, une première prometteuse, qui ne fait que confirmer son bon début de saison. Une saison qui pourrait bien être sienne.

C’est ce qu’indique son évolution, jusqu’ici parfaitement linéaire. Révélation en Serie B – 18 buts en 35 matches avec Ascoli –, Zaza s’est fendu d’un premier exercice convaincant dans l’élite avec Sassuolo, qui l’avait acquis en copropriété avec la Juve l’été dernier. Certes quelque peu éclipsé par un certain Berardi, il a réalisé une campagne honnête, inscrivant 9 réalisations. Après l’acclimatation, au tour de l’explosion au plus haut niveau. Peu dire que l’intéressé a bien lancé la machine, lui qui a scoré l’unique but des Neroverdi lors du premier duel de l’exercice face à Cagliari, et de belle manière, avec une reprise en mouvement du plus bel effet.

Adepte des gestes spectaculaires, Zaza est avant tout l’attaquant moderne par excellence, à la fois physique – 1m87 sous la toise – et adroit balle au pied, rapide et endurant. Contre les Pays-Bas, il a aussi prouvé qu’il n’était pas avare en efforts défensifs, de quoi, évidemment, pousser aux comparaisons avec Mario Balotelli, à qui on a justement reproché son degré d’implication en Nazionale. Un profil qui ravit déjà l’Italie, impatiente, donc, d’évaluer l’évolution de ce talent de 23 ans. Comme convaincus de son explosion à venir, les médias transalpins rappellent aujourd’hui qu’après cette saison, la Juventus pourrait lui offrir un salto di qualità non négligeable, elle qui au moment de régler la copropriété du joueur cet été, s’était adjugée un droit de rachat sur les deux prochains mercati estivaux – 14 M€ en 2015, 18 l’année suivante. A Zaza, cet attaquant racé stylistiquement coincé entre un Nicolas Anelka et Tim Howard, de jouer sa chance à fond. Et de gagner, pourquoi pas, le surnom qu’un Andy Garcia lui avait semble-t-il déjà octroyé avant sa naissance. « Simone PAN PAN Zaza ».