Formé au Torino, Fabio Quagliarella débute sa carrière au tout début du 21e siècle. Après avoir enchaîné des prêts à Florentia et Chieti, il s’engage à l’Udinese. C’est là qu’il découvre la Serie A mais il doit encore une fois passer par les prêts. Après une première expérience à Ascoli, il se révèle la saison suivante avec la Sampdoria où il inscrit 13 buts en 35 journées de Serie A. C’est d’ailleurs grâce à ses bonnes prestations qu’il découvre la sélection en 2007. Devenu peu à peu une référence en Italie, il poursuit sur sa lancée avec l’Udinese, Naples et la Juventus. Toutefois, la situation se complique avec la Vecchia Signora avec une rupture des ligaments croisés en janvier 2011. Moins performant, il devient un joker de luxe avant de se diriger vers le Torino.

Avec les Granata, il retrouve du temps de jeu et redevient l’un des meilleurs attaquants de Serie A. Après deux années globalement solides, il décide de revenir là où il a explosé : la Sampdoria. Le mariage ne tarde pas à se mettre en place et il s’amuse dans un système à deux attaquants. Dans une rotation à trois avec Luis Muriel et Patrik Schick lors de la saison 2016/2017, il impressionne avec 12 réalisations en Serie A et signe son retour au premier plan. Loin d’être au sommet de son potentiel, il fait mieux la saison suivante en duo avec Duvan Zapata (19 buts en Serie A) et s’épanouit parfaitement dans un système où il est la clef de voûte depuis son arrivée.

La Sampdoria s’adapte à Quagliarella

Débarqué en 2016 en même temps que Marco Giampaoli, l’attaquant transalpin impressionne vite son coach qui décide d’adapter son système en fonction des qualités de son buteur comme il l’expliquait récemment au micro de Sky Italia : « son secret ? (en parlant de Fabio Quagliarella ndlr.), c’est amusant, le secret est le suivant, j’essaye toujours de mettre les joueurs les plus techniques dans les meilleures conditions. » Un choix payant puisque la Sampdoria a retrouvé son rang dans le top 10 italien et se bat désormais pour les places qualificatives en Europa League. Cette saison, Fabio Quagliarella a mis du temps avant de faire trembler les filets adverses.

Avec deux buts lors des neuf premières journées de championnat, il s’est surtout distingué avec quatre passes décisives. Déjà intéressant lors de ce premier quart de la saison, il est tout simplement incroyable depuis la dixième journée et une défaite contre l’AC Milan (3-2). Buteur face aux Rossoneri, il a su rééditer cette performance lors des 10 matches suivants auquel il a pris part en Serie A. Avec au moins un but lors de ces onze dernières rencontres de Serie A, il fait aussi bien que Gabriel Batistuta qui avait réalisé cette série en 1994. Interrogé par Sky Italia après son doublé contre l’Udinese qui lui a permis de poursuivre son incroyable série, il est resté sans voix.

« C’est une grande émotion d’égaler Gabriel Batistuta, c’est quelque chose qui m’a fait frissonner [...] Je suis sans voix face à ce qu’il m’arrive. Je suis ravi, car dans quelques jours j’aurai 36 ans » a-t-il clamé. Certes, il n’a pas su marquer contre Naples et reste à égalité avec l’Argentin mais l’essentiel est ailleurs. Deuxième meilleur buteur du championnat avec 16 buts, il devance entre autres Mario Mandzukic (Juventus), Ciro Immobile (Lazio), Mauro Icardi (Internazionale), Arkadiusz Milik (Naples) et Krzysztof Piatek (AC Milan). Une performance de taille qui lui permet de s’inscrire à la table des vétérans buteurs de la Serie A (Luca Toni, Antonio Di Natale, Francesco Totti ou encore Alessandro Del Piero). Dans la forme de sa vie avec la Sampdoria, il n’est pas prêt de s’arrêter là et a déjà prolongé son contrat en décembre jusqu’en juin 2020. Fabio Quagliarella est comme le bon vin, il ne vieillit pas, il mûrit.