À St-Etienne, Mustapha Bayal Sall (25 ans), Sylvain Monsoreau (30 ans) et Boubacar Sanogo (28 ans) composent le loft le plus cher de France (4,5 M€ de salaire jeté par les fenêtres). Mais ce n’est rien comparé à celui de la Juventus Turin. La Vieille Dame ne dispute aucune compétition continentale cette saison, mais se permet le luxe de disposer d’un effectif pléthorique à tous les compartiments du jeu. Parmi ce loft prestigieux, de grands noms du football italien, mais également des recrues en grande difficulté.

Si Fabio Grosso profite de son confortable salaire (1,5 M€ par an), il n’a guère l’occasion de porter le maillot turinois et pourrait bien prendre la poudre d’escampette cet hiver. Ce qui n’est pas le cas de la recrue estivale néerlandaise Eljero Elia. Recruté fin aout pour près de 10 M€ et qui émarge à 1,5 M€ par an, il n’a disputé que 45 minutes avec la Juve depuis son arrivée, ce qui fait relativement cher la minute jouée. Un comble pour l’ancien Hambourgeois qui compte quatre sélections avec les Pays Bas depuis son arrivée en Italie.

Mais le plus gros du loft se situe en attaque puisque la Juventus dispose de huit attaquants valides de haut niveau. Quatre attaquants sont de trop et pas des moindres. Luca Toni (3 M€ par an), Amauri (4,2 M€ par an), Vincenzo Iaquinta (2,5 M€ par an) et Fabio Quagliarella (2 M€ par an). Quatre anciens internationaux italiens qui culminent à près de 11,7 M€ de salaire annuel pour un temps de jeu qui frise le néant. Ces quatre joueurs sont d’ailleurs annoncés sur le départ et pourraient bien animer le mercato hivernal. Il vaut mieux d’ailleurs. Car avec des pertes colossales, la Juventus Turin ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres de la sorte, sous peine de se faire rattraper par la patrouille. Il est bon de rappeler que le fair-play financier souhaité par Michel Platini ne devrait guère apprécier une telle gestion chaotique de sa masse salariale.