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UEFA : une finale inédite, toujours pas de club français...

02/05/2008 - 18 h 48 - Alexis Pereira

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On ne peut s’empêcher d’avoir des regrets en découvrant l’affiche inédite de la finale de la Coupe de l’UEFA entre le Zenith Saint-Pétersbourg et les Glasgow Rangers. On se dit fatalement qu’un club français aurait tout aussi bien pu aller au bout.

D’autant plus que l’on a jaugé ces deux formations face aux deux ténors de Ligue 1 que sont l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille. En Champion’s League, l’OL était sorti vainqueur aux points de la double confrontation face aux Rangers.

Sur la pelouse, les Écossais forment avant tout une impressionnante muraille défensive. Très difficiles à mettre en défaut, les coéquipiers de Barry Ferguson sont, qui plus est, très adroits dans l’art de la contre-attaque. Leurs démonstrations en Ligue des Champions (phase de poules) à Gerland (victoire 3-0) et en UEFA (quart de finale retour) à Lisbonne face au Sporting (0-2) sont autant de preuves.

Malgré tout, les amateurs de ballon rond sont bien souvent déçus du spectacle offert par les joueurs de Walter Smith, en témoigne la demi-finale retour de l’UEFA face à la Fiorentina (0-0 ; 4 t.a.b. à 2). Comme contre Lyon, les Gers semblent incapables de produire du jeu et de prendre les rênes d’une rencontre sur la scène continentale. Mais me direz-vous, l’important n’est-il pas le résultat et la qualification ?

Manque de culot...

Opposé à l’OM, le Zenith a laissé la même image mitigée aux observateurs français. Au Vélodrome, les hommes d’Éric Gerets avaient littéralement écrasé les Russes (3-1), le score n’ayant pas été plus large en raison de la maladresse des attaquants phocéens. Au retour, la prestation des protégés de Dick Advocaat avait paru beaucoup plus consistante (2-0).

Cette élimination avait tout de même laissé un goût amer à l’OM, surtout à l’occasion du match retour où certains cadres n’avaient pas été à la hauteur (Nasri et Cissé notamment). Néanmoins, il était difficile de juger du véritable niveau de la formation russe, alors en phase de reprise après une longue trêve. Force est de constater que, depuis, le Zenith a prouvé sa valeur (élimination de Villarreal, du Bayer Leverkusen et du grand favori de l’épreuve, le Bayern Munich).

Un club français aurait donc très bien pu se retrouver à la place de l’une de ces deux équipes. On a de cesse de mettre en avant les différences de fiscalité et la faiblesse de notre chère Ligue 1. Le problème ne se situerait-il pas plutôt ailleurs, dans le manque de profondeur des effectifs de nos représentants et plus encore au niveau de leurs réelles ambitions une fois engagés dans ces compétitions par exemple ?

La question reste entière. Aux clubs français de prendre leurs responsabilités. En attendant, le Zenith et les Rangers se disputeront le titre de champion d’Europe le 14 mai à Manchester. Deux prétendants qui n’ont jamais remporté ce trophée. Tout comme les clubs tricolores...