PSG : ce qu'il faut retenir de la première de la saison

Ce mercredi, le Paris Saint-Germain lançait sa préparation face au Mans au centre Ooredoo, à deux semaines du Trophée des champions face au LOSC (1er août). On fait le point sur les enseignements de la rencontre côté PSG.

Mauricio Pochettino après un match
Mauricio Pochettino après un match ©Maxppp

Mauricio Pochettino se disait « impatient » de commencer la nouvelle saison dans une interview accordée à PSG TV hier. Pas étonnant pour un coach qui va enfin pouvoir effectuer une vraie préparation avec le club de la capitale - lui qui a été nommé à la tête du PSG le 2 janvier 2021, après l'éviction de Thomas Tuchel -, et dont on espère (enfin) voir l'empreinte tactique sur son groupe. Un groupe forcément incomplet à ce moment de la saison, avec les absences des internationaux notamment (Keylor Navas, Sergio Rico, Rafinha, Juan Bernat, Colin Dagba, Ander Herrera, Edouard Michut, Sergio Ramos et Layvin Kurzawa). Voici ce qu'il faut retenir de son premier galop d'essai.

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Rapide retour au 4-2-3-1

Au niveau de l'installation tactique, le Paris Saint-Germain a démarré en 4-4-2. Alexandre Letellier était dans les buts, Thilo Kehrer et Abdou Diallo formaient la charnière centrale, tandis que Teddy Alloh occupait le couloir gauche de la défense et la recrue Achraf Hakimi le côté droit. Plus haut, Eric Dina Ebimbe - qui revient de son prêt à Dijon avec l'espoir de gratter des minutes dans le groupe professionnel cette saison - accompagnait Idrissa Gueye, capitaine d'une après-midi, dans le double-pivot. Julian Draxler débutait sur l'aile gauche, quand le très jeune Ismaël Gharbi était son pendant à droite. Enfin, Mauro Icardi était associé à Arnaud Kalimuendo devant.

Et si Icardi, opportuniste au deuxième poteau sur un centre-tir de Draxler, a vite lancé les hostilités, le 4-4-2 n'a pas franchement convaincu, hormis peut-être les déplacements de Kalimuendo autour d'un Icardi toujours aussi statique et peu impliqué dans le jeu. Pochettino a donc changé, en replaçant Julian Draxler (inspiré aujourd'hui) dans l'axe, devant la paire Gueye-Dina Ebimbe, Kalimuendo passant à droite et Gharbi à gauche. Un choix décisif puisque les latéraux ont enfin pu montrer leurs qualités.

C'est d'ailleurs dans ce système qu'Achraf Hakimi a effectué son premier grand raid dans son couloir, ponctué par un grand pont et une passe décisive pour Gharbi. Le Marocain a globalement semblé en jambes dans les 45 minutes qu'il a disputées, avec quelques combinaisons et une bonne activité dans son couloir. Défensivement, il a rarement été passé. Prometteur pour la suite. La fin de premier acte a été à sens unique et s'est même terminée sur une nouvelle action chaude initiée par un Draxler axial à la baguette, et un Kalimuendo venu se glisser dans la surface sur un appel croisé.

Ismaël Gharbi régale

C'était sûrement le joueur le moins connu du grand public au coup d'envoi, avec Teddy Alloh. Avec son visage de poupon et son gabarit de poche. Il faut dire que le bonhomme n'a que 17 ans. Sauf que, vous le savez sans doute, on « ne parle pas d'âge » au PSG. Alors, en y regardant plus attentivement, en voyant les chaussettes au niveau du mollet du garçon, ses petits appuis provocateurs et son envie de se montrer, on s'est laissé séduire le temps d'une après-midi. Il y avait de quoi. Il a d'abord bien combiné à droite avec Kalimuendo, puis a marqué le but du break d'une frappe croisée en force. Quatre minutes plus tard, il a touché le poteau adverse en provoquant depuis son côté gauche, puis en rentrant intérieur, avant d'enrouler du droit vers l'opposé. Dans le second acte, on l'a moins vu avec le turn-over, mais, forcément, on en redemande !

Mention bien pour Dina Ebimbe et Xavi Simons

L'an passé, le milieu de 20 ans, Eric Dina Ebimbe, a été l'un des rares à surnager au cours de la saison catastrophique du DFCO. Il faut le savoir, le titi n'a pas froid aux yeux. Et rapidement dans ce match, à côté d'un Idrissa Gueye dans un rôle de sentinelle qui faisait la navette entre ses centraux et le milieu, Ebimbe a apporté sa qualité de perforation à l'entrejeu parisien, par des courses balle au pied. Une caractéristique pas si commune dans l'effectif rouge et bleu. Il n'a pas tout réussi dans la dernière passe, le dernier tir, mais il a souvent été à l'origine de mouvements intéressants en première mi-temps.

Après le passage aux vestiaires, Xavi Simons a remplacé Gueye dans un rôle complétement différent. Le Néerlandais de 18 ans a joué un cran plus haut et a pris en main le jeu de son équipe. Capable de gratter des ballons en se battant pour sa conquête, il a aussi fait admirer sa qualité de passe dans un style organisateur assez intéressant. Il s'offre d'ailleurs en fin de partie une belle feuille statistique avec une offrande pour Bandiougou Fadiga, avant d'inscrire un but d'une mine sous la barre.

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