Espagne - Allemagne : les notes du match

Par La Rédaction FM
13 min.
Espagne - Allemagne : les notes du match @Maxppp

Malgré une nette domination de la Roja, l'Espagne et l'Allemagne ont partagé les points (1-1) ce dimanche pour leur deuxième match dans le groupe E de cette Coupe du Monde 2022.

Battue par le Japon lors de son entrée en lice (1-2), l'Allemagne, quatre fois championne du monde, gardait un espoir de se qualifier avant de rencontrer l'Espagne. En effet, après la défaite de la sélection japonaise face au Costa Rica (0-1) en fin de matinée, le groupe E était totalement relancé. De son côté, l'Espagne pouvait s'envoler en tête en cas de victoire face à la Mannschaft. La rencontre partait sur les chapeaux de roue avec des Espagnols très offensifs. Décalé par Marco Asensio, Dani Olmo allumait la première mèche et mettait à contribution Manuel Neuer qui sortait la cape de superhéros pour dévier la frappe de l'ailier de la Roja sur sa barre transversale (7e). Les Allemands répondaient dans la foulée avec un beau mouvement collectif qui se terminait par une frappe de Serge Gnabry bien arrêté par Unai Simón (10e).

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Alors que la rencontre tombait dans un faux rythme et que les joueurs de Luis Enrique tenaient le ballon, mais éprouvaient quelques difficultés à se montrer dangereux face à une arrière-garde allemande bien en place, Jordi Alba armait une lourde frappe qui venait mourir dans le petit filet gauche de Manuel Neuer (22e). Une dizaine de minutes plus tard, Ferran Torres surgissait sur un centre de son coéquipier, Dani Olmo, et tentait un tir qui passait largement au-dessus du but pourtant grand ouvert, mais l'attaquant barcelonais était de toute manière hors-jeu (33e). Juste avant la pause, sur un coup franc botté par Joshua Kimmich, Antonio Rüdiger plaçait un coup de casque foudroyant qui transperçait Unai Simón (40e). Le défenseur allemand était finalement signalé en position de hors-jeu après l'intervention de la VAR (41e).

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L'Allemagne arrache l'égalisation en fin de rencontre et reste en vie dans le groupe E

Les deux coachs décidaient de faire confiance aux mêmes acteurs pour le second acte. Au retour des vestiaires, le rythme retombait légèrement et la rencontre était marquée par un duel au milieu de terrain. Sur une mauvaise relance du portier de la Roja, İlkay Gündoğan remisait à Joshua Kimmich dont la frappe, aux abords de la surface, était bien repoussée par celui qui avait rendu le ballon aux Allemands (56e). Alors qu'on pensait les joueurs de la National Mannschaft mieux dans cette deuxième période, Alvaro Morata surgissait, sur un centre tendu de Jordi Alba, devant Niklas Süle pour glisser le cuir entre Manuel Neuer et son poteau droit (62e, 1-0) pour marquer son deuxième but dans la compétition. À noter le coaching gagnant de Luis Enrique sachant que l'attaquant espagnol était rentré seulement quelques minutes auparavant (54e).

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L'Espagne et Dani Olmo continuaient de provoquer avec un nouveau centre. Devant la surface, Marco Asensio armait un tir mais ce dernier s'envolait au-dessus du but de Manuel Neuer (65e). À l'aube du dernier quart d'heure de cette rencontre, Jamal Musial délivrait un centre dangereux à son tour. Niclas Füllkrug n'arrivait pas à reprendre dans de bonnes conditions et concédait la sortie de but (72e). Dans la foulée, l'attaquant du Bayern butait sur le portier espagnol alors que le but semblait ouvert, après une belle passe bien sentie de Leroy Sané (73e). Finalement, on retrouvait les trois Allemands en fin de rencontre. Trouvé dans l'axe par Leroy Sané, Jamal Musiala déviait d'un contrôle orienté pour Niclas Füllkrug qui frappait puissamment dans la lucarne opposée d'Unai Simon (83e, 1-1). Les deux équipes poussaient pour arracher la victoire dans les derniers instants de la rencontre. Après ce match nul arraché au forceps, l'Allemagne est toujours en vie dans ce groupe E avec un petit point, mais ô combien important, tandis que l'Espagne confirme sa première place avec quatre points au compteur. Lors de la prochaine et ultime journée de la phase de poules, les Allemands rencontreront les Costariciens alors les Espagnols iront défier les Japonais jeudi prochain à 20h.

L'homme du match : Olmo (7,5)

Voilà l'élément espagnol le plus en vue de la soirée. C'est lui qui a allumé le premier missile de la partie, repoussé par Neuer sur la barre (7e). Alors oui, il y a eu beaucoup de déchets dans son jeu puisqu'il a beaucoup tenté et multiplié les provocations balle au pied face à Kehrer, qu'il n'a pas toujours pu effacer. Mais il y avait danger dans les rangs allemands sur chacun de ses touchers de balle. Ses appels dans la profondeur ont aussi posé beaucoup de problèmes aux Allemands. L'offrande de l'attaquant du RB Leipzig pour Asensio (65e) aurait pu être décisive et venir récompenser sa belle prestation.

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Espagne

  • Simon (4) : une prestation approximative, un peu à l'image de ses relances au pied ce dimanche soir. Sa première manquée aurait pu faire mal si Gnabry avait été plus précis (25e), alors qu'il se rattrape bien sur ce tir de Kimmich à la suite d'une relance hasardeuse vers Pedri à l'entrée de sa surface (56e). Difficile de lui en vouloir en revanche sur le missile de Füllkrug (83e).

  • Carvajal (5) : titulaire à la place d'Azpilicueta, le latéral droit du Real Madrid a dû donner satisfaction à Luis Enrique, du moins défensivement. Appliqué et combatif, l'ancien du Bayer Leverkusen a bien contenu les offensives allemandes sur son côté. D'un point de vue offensif, il peut mieux faire puisqu'on l'a très peu vu dans le dernier tiers adverse.

  • Rodri (5) : le milieu de Manchester City fait bonne figure en charnière, et il l'a prouvé face à l'Allemagne, mais le fait qu'il se fasse devancer par Musiala sur l'égalisation allemande (83e) entache clairement sa copie finale. Car autrement, l'ancien de l'Atlético a bien tenu la baraque dans la surface, faisant aussi parler sa qualité balle au pied, avec peu de déchet dans ses transmissions et une relance intéressante.

  • Laporte (6) : à l'aise aux côtés de son coéquipier à Man City, le Franco-Espagnol a fait parler sa qualité de relance pour casser des lignes balle au pied. Autrement, il s'est montré rassurant défensivement et a réalisé les interventions qu'il fallait pour faire souffler les siens, même si son positionnement sur l'action du but allemand peut interroger (83e).

  • Alba (7) : voilà le Jordi Alba que les fans du FC Barcelone veulent voir plus souvent. Offensivement, il a bien pris son couloir pour exploiter les espaces laissés par la défense allemande, ou dédoubler pour apporter son soutien à Olmo. C'est d'ailleurs comme ça, grâce à un centre appliqué, qu'il s'est mué en passeur décisif pour Morata (62e), alors que sa frappe du droit n'est pas passée loin du cadre (22e). Fidèle à sa réputation de mobylette, le défenseur du Barça a aussi très bien géré la profondeur sans jamais être inquiété à gauche. Remplacé par Baldé (82e), en retard sur le but allemand (83e).

  • Pedri (5) : le milieu du Barça a rappelé toute son aisance balle au pied contre l'Allemagne ce dimanche soir. Facile pour éliminer son vis-à-vis, il s'est aussi projeté quand le jeu le demandait. L'Espagnol a toutefois baissé un peu le pied au fil de la rencontre.

  • Busquets (5) : comme à son habitude, le capitaine de la Roja a parfaitement rempli son rôle en phase de possession, se muant en véritable plaque tournante dans l'entrejeu et trouvant des angles de passes que peu d'autres seraient capables de voir. Mais voilà, lorsque l'Espagne n'avait pas le ballon, le joueur du Barça a souvent été en retard dans ses interventions, en témoigne ce tacle lui sur Musiala lui ayant valu un carton jaune (44e).

  • Gavi (5,5) : un bon match pour la pépite blaugrana. Précieux dans les petits espaces, il n'a pas hésité à s'engouffrer dans les espaces pour faire jouer dans la profondeur. Ses courses offensives ont aussi souvent permis d'aspirer les Allemands pour libérer de l'espace dans son dos, même si on aurait aimé qu'il touche un peu plus le cuir (25 ballons touchés). Tout ça sans impacter son rendement défensif (4 tacles), qui a fait du bien. Remplacé par Koke (66e).

  • Asensio (4,5) : positionné en faux n°9, le joueur du Real Madrid a connu des jours meilleurs. Souvent contraint de redescendre assez bas pour toucher le cuir et participer à la construction, quand il ne filait pas sur le côté gauche, il n'a pas vraiment pu faire parler sa présence dans la zone décisive. Il gâche une balle de 2-0 (65e), mais il faut tout de même souligner ses nombreux efforts défensifs. Gâché une balle de 2-0 (65e). Remplacé par Nico Williams (66e).

  • Olmo (7,5) : voilà l'élément espagnol le plus en vue de la soirée. C'est lui qui a allumé le premier missile de la partie, repoussé par Neuer sur la barre (7e). Alors oui, il y a eu beaucoup de déchets dans son jeu puisqu'il a beaucoup tenté et multiplié les provocations balle au pied face à Kehrer, qu'il n'a pas toujours pu effacer. Mais il y avait danger dans les rangs allemands sur chacun de ses touchers de balle. Ses appels dans la profondeur ont aussi posé beaucoup de problèmes aux Allemands. L'offrande de l'attaquant du RB Leipzig pour Asensio (65e) aurait pu être décisive et venir récompenser sa belle prestation.

  • Torres (4,5) : l'homme du match lors du carton espagnol face au Costa Rica (7-0) mercredi dernier n'a pas vécu la même soirée ce dimanche face à l'Allemagne. Il n'a pas réussi à faire de grosses différences balle au pied (2/6 au duel), ou du moins pas forcément là où on l'attendait de sa part. L'ancien joueur de Manchester City a surtout manqué de tranchant (2 tirs contrés). Remplacé par Morata (54e), qui a surgi au premier poteau pour ouvrir le score dans ce choc (62e).

Allemagne

  • Neuer (5) : il a réalisé un arrêt décisif dès la 6e minute, détournant une puissante frappe de Dani Olmo sur sa transversale et a vu une frappe de Jordi Alba passer proche de son poteau droit (21e). En difficulté dans son jeu de relance, il a été battu sur la seule véritable occasion espagnole de la rencontre (62e). Une soirée finalement assez calme pour la légende allemande.

  • Raum (6) : auteur d'un retour important dans les pieds de Ferran Torres (26e), le latéral gauche du RB Leipzig a tenté de prêter main forte à Jamal Musiala, souvent encadré par deux joueurs adverses. Après une première période où il a été contraint à défendre, il a semblé plus libéré au cours du second acte, sans toutefois parvenir à ajuster ses centres, l'une de ses qualités. Remplacé par Nico Schlotterbeck (87e), qui a notamment réalisé un retour décisif dans les pieds d'Alvaro Morata (90e).

  • Rüdiger (5,5) : buteur malheureux car déjugé par la VAR (40e), celui qui se considère comme étant le patron de la défense allemande a étonnement été impliqué dans plusieurs phases offensives de la Mannschaft. Souvent en position de dernier défenseur, il a affiché des lacunes dans sa capacité à allonger le jeu.

  • Süle (6,5) : s'il a, à plusieurs reprises, tenté d'avoir un apport offensif, le défenseur du Borussia Dortmund a également connu quelques difficultés défensives, notamment liées à l'abandon de poste de Thilo Kherer. Devancé par Alvaro Morata sur l'ouverture du score (62e), il a cependant délivré une performance de bonne facture, important dans le jeu long, dominant dans les duels et capital par certains gestes défensifs.

  • Kehrer (2,5) : il a laissé l'espace et l'opportunité à Jordi Alba d'enclencher une frappe dangereuse (21e) et a beaucoup subi face aux assauts répétés de Dani Olmo. Averti pour une grosse faute sur Ferran Torres (37e), le défenseur a vécu une soirée plus que compliquée pour ses débuts en Coupe du Monde. Remplacé par Lukas Klostermann (70e).

  • Goretzka (6) : il a beaucoup travaillé pour tenter d'endiguer les vagues espagnoles et a livré un rude combat, multipliant les duels (13 au total) face aux milieux de la Roja. Fort de son travail de sape, il a été contraint, durant la phase de domination allemande, a réaliser plusieurs fautes lui ayant notamment valu d'écoper d'un carton jaune.

  • Kimmich (5,5) : il a récupéré un ballon important avant de mettre à contribution Unai Simon (57e), mais n'a pas su ajuster la mire sur coup de pied arrêté, en dépit du fait qu'il en ait eu de nombreuses opportunités. Contraint par l'Espagne à beaucoup défendre durant le premier acte, il a occupé une position plus avancée dans le second, portant le ballon et délivrant de nombreuses passes dans le camp adverse.

  • Musiala (6,5) : danger identifié par la sélection espagnole, la pépite bavaroise n'a eu que très peu de libertés pour laisser son talent s'exprimer. D'une qualité technique assurée, il a semblé être le seul joueur capable d'apporter l'étincelle dans l'équipe d'Hansi Flick, comme le prouvent son centre dangereux à l'adresse de Niclas Füllkrug (72e), sa frappe obligeant Unai Simon à un arrêt décisif (73e) et sa passe décisive pour le numéro 9 du Werder Brême (85e).

  • Gündogan (4,5) : assigné au marquage de Sergio Busquets, le milieu de terrain de Manchester City a beaucoup couru et été présent dans les duels (100% de remportés, 5/5). En retard sur l'orientation du jeu de l'Espagnol à l'origine de l'ouverture du score, il a, par des gestes, fait preuve de son agacement à l'encontre de ses coéquipiers. Remplacé par Leroy Sané (70e), qui a également apporté par sa vivacité, d'ailleurs impliqué sur l'égalisation allemande.

  • Gnabry (4) : il a fait passer un frisson dans le dos d'Unai Simón sur une frappe enroulée (24e), mais a réalisé une prestation très discrète. S'il a plusieurs fois tenté de provoquer ses adversaires directs, il n'a jamais su prendre le meilleur sur ces derniers. Replacé sur le côté gauche suite à l'entrée de Leroy Sané, il a finalement été remplacé par Jonas Hofmann (85e).

  • Müller (3,5) : le numéro 13 allemand devra encore attendre pour débloquer son compteur but dans cette Coupe du Monde. Aligné à la pointe de l'attaque allemande, Thomas Müller n'a eu que très peu d'opportunités de se montrer dangereux sur les cages d'Unai Simon, plus occupé à presser l'arrière-garde ibérique qu'à parvenir à se libérer de l'espace. Remplacé par Niclas Füllkrug (70e), buteur pour son premier match en Coupe du Monde (85e) pour permettre à l'Allemagne de ne pas se retrouver dans une situation des plus fâcheuses à l'aube de la troisième journée.

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