Ligue des Champions

La trahison de Julian Alvarez met le feu en Espagne

Hier soir, Julian Alvarez s’est offert une sortie médiatique remarquée après la large victoire de l’Atlético de Madrid face à Tottenham en Ligue des Champions. Ses déclarations font grand bruit de l’autre côté des Pyrénées.

Par Dahbia Hattabi
4 min.
Julián Álvarez @Maxppp

Hier soir, l’Atlético de Madrid s’est offert le scalp de Tottenham. Les Colchoneros se sont imposés sur le score de 5 à 2 et ont mis toutes les chances de leur côté pour se qualifier. Après le coup de sifflet final, les Madrilènes ont reçu une autre bonne nouvelle puisque le Français Antoine Griezmann a scellé son avenir. «Je suis très heureux ici, je prends beaucoup de plaisir, et mes performances sur le terrain parlent d’elles-mêmes», a avoué l’attaquant, proche d’Orlando il y a encore quelques jours. Mais l’Atlético et ses supporters ont reçu quelques instants plus tard une nouvelle moins réjouissante. De passage face à la presse en zone mixte, Julian Alvarez s’est exprimé au sujet de son avenir dans la capitale espagnole. Et il a été beaucoup plus évasif que Grizou.

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Un mauvais timing

« Je ne sais pas, je ne sais pas… Peut-être que oui, peut-être que non, on ne sait jamais.» Un peu trop bavard, l’Argentin sous contrat jusqu’en 2030 s’est vite repris : « tu me poses une question qui sera reprise partout… Je suis heureux ici, je n’ai jamais dit du mal du club, je n’ai jamais rien dit.» Mais ses déclarations, qui ne sont pas anodines venant d’un joueur lié au FC Barcelone depuis des mois, ont rapidement fait le tour de la presse sportive. El Chiringuito a évoqué cette sortie médiatique vécue comme une trahison par les Colchoneros et a précisé : «l’Atlético a été très surpris par les déclarations de Julian Alvarez De son côté, la Cadena SER s’est interrogée sur «la nécessité de lâcher une telle bombe le jour d’une victoire pour l’Atleti».

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Pablo Pinto a été le premier à dégainer : « il n’y a pas de soirée tranquille à l’Atlético, même quand on gagne largement en Ligue des Champions. Je pense qu’il est trop tôt pour parler de ça à ce stade de la saison. Il se passe quelque chose avec lui. Je pense qu’il a été un peu trop franc. Il ne fait aucune déclaration définitive sur son avenir, mais pour une raison ou une autre, il aime laisser la porte et la fenêtre entrouvertes.» Pedro Fullana a ajouté : « l’entourage de Julián ne veut pas qu’il joue pour l’Atlético de Madrid. Le PSG le voulait mais seule sa famille souhaitait qu’il joue pour l’Atlético. Ce sont ses représentants qui sèment le doute sur son avenir chaque jour et qui lui font des offres… » Miguel Martín Talavera a été encore plus tranchant sur la radio espagnole.

L’Argentin et son entourage prennent cher pour leur trahison

« On a interrogé Julián sur son avenir et il n’a jamais exclu cette possibilité. Le Paris Saint-Germain lui a proposé le double de son salaire lorsqu’il a signé à l’Atlético de Madrid, mais le club a déclaré qu’il ne pouvait pas se le permettre et lui a assuré qu’ils amélioreraient progressivement son contrat. Je pense que ses propos reflètent cette volonté d’obtenir un meilleur contrat. Le pire, c’est que cette déclaration est totalement hors de propos quand on est élu MVP et qu’on n’a pas marqué depuis quatre mois. Je ne parlerai même pas du Barça, car Arsenal entre aussi en ligne de compte. Ce n’était pas le bon moment, car sans marquer, personne ne le critiquait, et maintenant qu’il a inscrit deux buts, il a détourné l’attention de la victoire de son équipe, qui est le plus important. C’est vraiment une gaffe.»

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L’intérêt du Barça n’est pas étranger à cette sortie d’Alvarez selon Lluís Flaquer. « Le Barça a toujours affirmé que deux conditions étaient nécessaires pour que ce transfert se concrétise. Premièrement, le joueur devait vouloir partir, et deuxièmement, l’Atlético devait négocier son départ ; deux conditions qui semblaient impossibles, mais aujourd’hui, l’une d’elles a été franchie. Le joueur a ouvert la porte à un départ, ce qui paraissait impossible jusqu’à ce soir (hier).» Du côté de la COPE, le journaliste David Sanchez se questionne aussi sur cette prise de position publique et son timing. « On aborde un point évident : il a dit ne pas savoir s’il allait continuer, car, justement, il n’exclut pas de partir.» Mais pour El Chiringuito, c’est l’Atlético qui a la main. «Si Julian veut partir, son club doit être inflexible», a avoué un journaliste en plateau. Ce qui est sûr, c’est que sa sortie met un sacré bazar à Madrid et en Espagne.

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