Ligue des Champions

LdC : le Bayern Munich force sa qualification face au Real Madrid au terme d’un match fou

Par Maxime Barbaud
3 min.
Harry Kane, buteur avec le Bayern @Maxppp

Une semaine que le Real Madrid martèle à qui veut l’entendre qu’une remontada est possible à l’Allianz Arena. La défaite au Santiago-Bernabéu (2-1) n’a pas installé de doute dans la tête des Madrilènes, qui n’ont plus que cette Ligue des Champions en tête après avoir dit adieu à la Liga. Au contraire, et malgré la suspension de Tchouaméni et les blessures de Courtois, Asencio et Rodrygo, Arbeloa affichait sa confiance dans son onze de départ où il titularisait Diaz, Güler, Bellingham et Valverde dans une sorte de 4-4-2 où Mbappé et Vinicius s’associaient. Le technicien faisait même un pari osé en alignant Ferland Mendy dans le onze de départ, 258 minutes cumulées seulement cette saison, pour défendre sur Michael Olise. Tous ces ingrédients ont mis seulement 35 secondes à faire recette.

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La faute à une énorme erreur de Neuer sur sa première relance. L’Allemand manquait son dégagement du gauche dans une zone où seul Güler traînait. Le Turc reprenait en première intention et marquait de 30 mètres dans le but vide (0-1, 1e). Le Real Madrid avait déjà comblé son retard sur l’ensemble des deux matchs… le temps de 5 petites minutes. Sur un corner tiré par Kimmich, Lunin, bloqué, ratait sa sortie pour offrir à Pavlovic le but de l’égalisation (1-1, 6e). Le match se normalisait, après cette entame tout feu tout flamme, sans se tranquilliser. Les Bavarois, sûrs de leurs forces et de leur collectif rodé, le même qu’il y a une semaine, prenaient la direction des débats. Ils affichaient leur mainmise sur le jeu, tant dans la circulation du ballon que lors de sa perte, et Lunin devait s’employer sur la frappe de Kimmich (27e).

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Une première période de folie pure

Les Espagnols se resserraient sous l’orage et ressortaient sur de rares contres (18e, 21e). C’est pourtant Güler qui donnait un nouvel avantage à son équipe d’un coup-franc bien travaillé sur lequel Neuer a fait sentir ses appuis de quadragénaire (1-2, 29e). On partait bel et bien sur les bases d’une soirée hors du commun. Le Bayern ne s’affolait pas et repartait à la conquête de la surface adverse. Gnbary a rapidement eu une situation (34e), Stanisic aussi (37e), entravé les deux fois par Lunin. L’insistance a fini par obtenir gain de cause au terme d’une phase de jeu interminable. Kane profitait du placement à désirer d’Alexander-Arnold, et concrétisait parfaitement une superbe initiative d’Upamecano (2-2, 38e). Tout le mérite revenait à ces Munichois face à une équipe dominée et pas vraiment dangereuse, mais qui sait exploiter la moindre micro-erreur comme personne. Ce fut encore le cas avant la pause.

Après un tir de Vinicius sur la barre en bout de course (41e), Kylian Mbappé remettait le Real devant en étant à la conclusion d’un contre supersonique emmené par son compère brésilien (2-3, 42e). Le Bayern revenait sur la pelouse avec les mêmes intentions, Stanisic en moins et Davies en plus pour faire passer Laimer sur le côté droit de la défense. Néanmoins, le collectif allemand parvenait moins à trouver des décalages et manquait de créativité, tout en étant à la merci de la létalité du Real. La belle reprise de Mbappé (55e), contrée par Neuer façon volley, et la tentative de Valverde (66e), elle aussi repoussée par le gardien, venaient le rappeler. Seuls les numéros individuels (68e, 77e) d’un Olise gagné par l’agacement répondaient. Le Bayern ne rayonnait plus. On se dirigeait vers la prolongation jusqu’à ce second jaune récolté si bêtement par l’entrant Camavinga, coupable d’avoir gardé le ballon trop longtemps (86e). Dans la foulée et regonflé par sa supériorité numérique, le champion d’Allemagne égalisait par Luis Diaz (3-3, 89e), et l’emportait même grâce à un but formidable d’Olise (4-3, 90e+4) pour forcer sa qualification pour les demi-finales où il retrouvera le PSG.

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