OL : la nouvelle riposte de Jean-Michel Aulas

Sa place de président du collège de Ligue 1 menacée par son combat contre la LFP ? Le président Lyonnais ne veut pas y croire.

Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais
Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais ©Maxppp

Jean-Michel Aulas prend de la place, c’est certain. Dans le football français et peut être encore plus ces dernières semaines, le président de l’Olympique Lyonnais est omniprésent. En guerre contre la LFP, Aulas n’en oublie pas les tacles bien sentis à Nicolas Holveck ou les précisions sur le dossier Grégory Coupet. En clair, le dirigeant dévore l’espace médiatique, et beaucoup estiment qu'il ne le fait que pour défendre ses intérêts et ceux de son club.

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Mais ces combats perpétuels vont-ils avoir raison de sa place de président du collège de Ligue 1 ? La question a le droit d’être posée tant, tout à tour, les présidents du football hexagonale s’agacent de cette omnipotence. Le dernier en date, Pierre Ferracci, président du Paris FC, déclarait d’ailleurs mardi sur les ondes d’Europe 1 : «il se trompe de combat. Je suis le premier à reconnaître qu’il y a des enjeux économiques très lourds. Mais Jean-Michel (Aulas) ne peut pas faire reprendre la Ligue 1 dans des conditions acrobatiques simplement pour que l’Olympique lyonnais aille en Ligue des champions.»

«Rien à se reprocher» selon Aulas

Mais Aulas ne compte pas s’arrêter là. Après des recours juridiques, le président lyonnais penserait à se tourner vers l'Autorité de la concurrence pour faire fléchir la LFP. Une position qui, malgré l’agacement ambiant - 72% des Français (et 67% des amateurs de football) jugeraient même que Jean-Michel Aulas a tort de s'obstiner dans cette voix -, n'inquiéterait pas sa place de président du collège de Ligue 1 selon l’intéressé.

«Dans leurs fantasmes, un certain nombre de gens peuvent imaginer résoudre des désaccords en essayant de me mettre sur le côté», tacle d’abord Aulas au micro de l’AFP, avant d’assurer n’avoir rien à se reprocher et d'étaler son CV : «cela fait 33 ans que je milite au G14, à l'ECA (European Club Association) dont je suis à l'origine, pendant 25 ans j'ai été administrateur et vice-président de la LFP, je suis membre du Comité exécutif de la FFF. Si certains pensaient que je ne puisse pas être au poste où je suis, ils avaient l'occasion sur les deux derniers collèges. A aucun moment, il n'a été envisagé de mettre un terme à mes fonctions.» C'est ce qui s'appelle une mise au point.

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