Le PSG, la LFP, l'OM, le LOSC : Jean-Michel Aulas tire à vue

Le patron de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas s'est offert une sortie médiatique dont il a le secret. Et tout le monde en prend pour son grade.

Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais
Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique Lyonnais ©Maxppp
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Il n'a pas sa langue dans sa poche. Alors, forcément, chaque sortie de Jean-Michel Aulas vaut le détour. Le président de l'Olympique Lyonnais est à la une de L'Équipe du jour pour une interview dans laquelle il savoure la bonne saison de son équipe et de son entraîneur Rudi Garcia, refusant toutefois de sceller l'avenir de celui-ci. Mais son bonheur d'être actuellement 2e de Ligue 1 et bien calé dans la course au titre va de paire avec quelques tacles lancés à la concurrence.

«On a à Lille un fonds vautour (Eliott Management Corporation), un PSG avec un Qatar surpuissant, et un Monaco dirigé par des investisseurs russes avec une fiscalité et des charges qui n’ont rien à voir avec les nôtres. Alors je me dis que ce serait quand même un drôle de pied de nez, en étant franco-français et entrepreneur local, d’arriver à battre ces grosses puissances», a-t-il d'abord lâché avant d'insister.

«Lille a un actionnaire qui vient d’arriver avec une puissance financière énorme. Le PSG a le soutien d’un État où il se passe parfois des choses sur lesquelles les médias n’interviennent pas toujours. On est dans un environnement très particulier, qui ne fait pas appel à des modèles économiques, mais soit à des passe-droits, soit à des cas particuliers qui ne peuvent pas être un modèle pour les autres», a-t-il poursuivi.

JMA n'a pas la mémoire courte...

Ses concurrents directs ne sont pas les seuls à avoir pris pour leur grade. L'Olympique de Marseille et Jacques-Henri Eyraud aussi. «Gérer le club sans les supporters ? Moi, je ne sais pas faire. C’est pour ça que j’ai choisi délibérément de le gérer avec eux. Si certains estiment pouvoir faire autrement, qu’ils le démontrent. Mais je pense que ça ne peut pas être tenable. (...) Mais on ne souhaite à aucun club, aucun président et aucun groupe de supporters de vivre ce qui se passe en ce moment à Marseille», a-t-il lancé.

L'homme fort du club rhodanien n'a pas non plus épargné la Ligue de Football Professionnel, coupable, selon lui, de laxisme qui génère «des réactions dignes d’un état de non-droit». Il a d'ailleurs confirmé qu'il maintenait ses recours devant la justice à son encontre face aux préjudices subis. JMA s'est aussi souvenu de ceux qui avaient souhaité arrêter le championnat à la 27e journée, il y a un an de cela, face à la crise de la Covid-19, toujours amer.

«J’espère que tous ceux qui ont aidé à prendre cette mauvaise décision se reconnaîtront. Ceux (les présidents de clubs) qui ont trouvé une qualification européenne ou un maintien dans une pochette-surprise ont été bénéficiaires de l’arrêt sur le coup, mais depuis, pour la majorité, tout va mal pour eux», a-t-il conclu. Qu'on se le dise, Jean-Michel Aulas est, comme son OL, offensif et en pleine forme.

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