Employés terrorisés, humiliations, réprimandes : Chelsea au cœur d'une enquête choc

Bousculé par le départ forcé de Roman Abramovich, le club londonien traverse une période compliquée. Car une enquête révèle une ambiance de terreur dans certains secteurs du club. Explications.

Stamford Bridge, le stade de Chelsea
Stamford Bridge, le stade de Chelsea ©Maxppp

L’une des expressions les plus entendues dans le monde du ballon rond est souvent : « dans le football, tout va très vite ». Eh bien Chelsea en a fait l’expérience récemment. Champion d’Europe et du monde (des clubs) en 2021, le club londonien vit une première moitié d’année 2022 très mouvementée. Suite à la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie, le gouvernement britannique a obligé Roman Abramovich, emblématique propriétaire des Blues depuis 2003. Une période de chaos durant laquelle tout le club a été paralysé en attendant l’arrivée de nouveaux repreneurs.

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Les finances étaient gelées par le gouvernement, ce qui a provoqué de grosses incertitudes. Les Blues ne pouvaient pas avancer dans leur mercato et les joueurs ont même dû mettre la main à la poche pour financer les déplacements en championnat. Au final, l’Américain Todd Boehly a racheté les Blues et le calme est revenu. En apparence. Le New York Times vient en effet de publier une enquête ciblant un sujet très rarement évoqué dans les médias : l’ambiance au sein des clubs. Eh bien chez les Blues, ce n’est pas vraiment la joie. Pire que ça même. Surtout dans le service du marketing. Le chef du département terroriserait ses employés.

Gary Twelvetree, un chef tyrannique ?

Réprimandes, humiliation devant des collègues, arrêts maladie longue durée (de plusieurs mois), la liste des reproches est longue à l’encontre du chef du département, Gary Twelvetree. Au total, près d’une dizaine d’employés de ce service (qui en compte 50 environ) ont quitté le club. Des employés au plus mal puis choqués en janvier dernier par le suicide du chef de Chelsea TV, Richard Bignell. Un personnage qui semblait être très apprécié. Le club aurait toutefois nié tout lien entre son geste funeste et ses conditions de travail. Néanmoins, le rapport d’autopsie de M. Bignell consulté par le Times lie ce suicide « au désespoir survenu suite à la perte de son emploi ». De quoi meurtrir un peu plus certains employés qui assurent que cette anxiété générale était visible sur Bignell. Le NYT précise en tout cas que c’est cette disparition tragique qui aurait mis en lumière les graves problèmes de fonctionnement internes au sein du club.

Face à ce problème, la nouvelle direction des Blues a indiqué que le nouveau conseil d’administration a engagé une équipe externe au club afin d’enquêter sur ces allégations faites par de nombreux employés. « Le nouveau conseil d'administration du club croit fermement en un environnement de travail et une culture d'entreprise qui responsabilisent ses employés et garantissent qu'ils se sentent en sécurité, inclus, valorisés et dignes de confiance », peut-on lire dans le communiqué de Chelsea envoyé au média. Chelsea va donc devoir agir rapidement, car les derniers témoignages publiés dans les colonnes du journal américain font froid dans le dos. Une « culture de travail toxique sous Twelvetree qui a laissé de nombreux membres du personnel se sentir rabaissés, intimidés et parfois même effrayés de simplement assister à des réunions. » Terrible…

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